28 mars 2006
De la rue monte une fraîche parole
Effets de foehn
L'amour venté des grands épicéas
Fûts balancés dans le chant des trois-mâts.
Les sources sans souci des herbes sèches
Eaux chavirées en rivières d'un jour.
La paille des talus et ses flammèches
Lents feux pour ouvrir chemins et détours.
Le réveil dans la nuit d'obscurs dormeurs
Très vieux effrois perdus aux quatre vents.
Le temps volé, le pillage des heures
Saisons confisquées et tous ces printemps...
Le soir lourd de lilas, de banderoles
Patience à bout colère ensoleillée.
Férus d'épicéas énamourés !
De la rue monte une fraîche parole.
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