24 novembre 2009
50 ans aujourd'hui : l'adolescence de la vieillesse.
00:02 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, demi-siècle, âge, temps, automne, christian cottet-emard
12 novembre 2009
Roland Tixier aux Xanthines
Dans le cadre des Vendredi apéro des Xanthines,
Vendredi 13 novembre à 18 heures,
Roland Tixier lira des extraits de son dernier recueil : Simples choses, un ensemble de 180 haïkus urbains, publié aux éditions Le Pont du Change.

Les Xanthines, café associatif du commerce équitable
33 rue de Condé, 69002 Lyon
métro Perrache ou Ampère
Entrée gratuite sur consommation équitable.
00:55 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roland tixier, éditions le pont du change, lyon, xanthines, poésie, littérature, lecture
09 novembre 2009
Ma nuit du mur
On a dû vous poser la question : « Et toi, que faisais-tu ce 9 novembre 1989 ? »
La chute du mur de Berlin fut pour moi un non événement parce que je vivais ce jour-là ou plutôt cette nuit-là un des plus importants épisodes de ma vie, la naissance de ma fille.
Il faut dire qu’à cette époque, j’avais le nez dans le guidon car cela faisait déjà trois ans que la hiérarchie du quotidien régional pour lequel je travaillais songeait à se débarrasser de moi. La pression qui m’était infligée augmentait à la mesure des espoirs qu’on fondait sur ma démission, cadeau que je n’étais pas disposé à offrir à mon employeur. Jusqu’en 1992, date à laquelle je négociai financièrement mon départ, les coups tordus tombèrent si dru que, transposée de nos jours, la situation m’eût logiquement conduit à entamer une procédure pour harcèlement. Hélas, personne ne parlait en ces années de ce qui était déjà une stratégie patronale programmée depuis le début des années 1980 dans les entreprises. Alors, dans ces conditions, le mur de Berlin...
De toute façon, mes chefs (petits, très petits chefs en vérité) se souciaient ce 9 novembre 1989 d’une actualité autrement importante à leurs yeux que la chute du mur de Berlin.
Figurez-vous que dans une localité située à une quarantaine de kilomètres de mon agence locale, un engin de travaux, une pelle mécanique, s’était retrouvée précipitée au fond du trou qu’elle venait de creuser. Il n’était pas plus question de laisser une information d’une telle importance aux concurrents que de confier ce scoop à un simple pigiste ou correspondant local dont le seul effort eût consisté à donner un petit coup d’autofocus en direction de l’infortunée pelle mécanique. Je fus donc d’autorité investi de l’urgentissime mission d’aller photographier la catastrophe (40 kilomètres) et d’apporter le rouleau à la rédaction départementale (70 kilomètres) afin qu’un tireur de labo apposât sur le négatif ses empreintes digitales au motif qu’il avait préalablement casse-croûté au saucisson (à chacun ses petites faiblesses). Entre temps, je me débrouillai pour suivre au plus près la seule actualité qui m’importait ce soir-là, celle qui réclamait normalement ma présence à la maternité située à 15 kilomètres de chez moi mais hélas à 4O kilomètres de la rédaction départementale où j’envoyai valdinguer la précieuse pellicule. Telle était l’ambiance de travail en cette dynamique équipe dont certains membres me reprochaient de sécher avec constance les joyeuses sorties de l’Amicale des Journalistes.
Ce 9 novembre 1989, alors que la naissance de ma fille était annoncée pour la nuit, ma hiérarchie m’avait infligé au minimum 150 kilomètres de petites routes pour publier la photo d’une pelleteuse au fond d’un trou. Je fus malgré tout, heureusement, au rendez-vous avec ma fille qui naquit vers 3h ce 10 novembre où j’étais programmé en congé sur le planning, ce qui me permit de reléguer à sa juste place, c’est-à-dire dans le néant, la piteuse réalité de mon travail dans un torchon.
Alors, vous pensez bien, le mur de Berlin, c’était le cadet de mes soucis cette nuit-là.
Quant aux conséquences de sa disparition, il en est bien sûr d’heureuses mais ce n’est pas une raison pour oublier que depuis, les bandits et les hommes d’affaire (qui sont souvent les mêmes) n’ont jamais circulé avec autant d’aisance que dans le merveilleux espace de liberté dont vous et moi profitons désormais, une fois de temps en temps pendant les vacances quand nous avons les moyens et le loisir d’en prendre.
Fin de la commémoration.
Photo : de toute façon, les murs, ça finit un jour ou l'autre comme ça...
19:45 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mur de berlin, 9 novembre 1989, blog littéraire de christian cottet-emard
30 septembre 2009
Roland Fuentès à la librairie Montbarbon
Roland Fuentès signera ses livres lors d'une rencontre-dédicace à la librairie Montbarbon, 19 rue Maréchal Joffre, 01000 Bourg-en-Bresse, le samedi 3 octobre 2009 de 15h à 18h.
Né à Oran en 1971, Roland Fuentès a passé son enfance en Algérie et sa jeunesse en Provence et en Côte d'Azur. Il vit maintenant dans l'Ain. Il s'oriente vers les langues étrangères et devient professeur d'allemand. Il enseigne à mi-temps et emploie l'autre partie de son temps à écrire des nouvelles et des romans, d'abord pour adultes et, depuis peu, pour la jeunesse.
16:14 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roland fuentès, dédicace, montbarbon, bourg-en-bresse, ain, littérature
21 septembre 2009
Vampires
Hasard amusant de la programmation sur deux chaînes de télévision dimanche soir : sur Arte, une soirée consacrée aux vampires et sur M6 des enquêtes sur les rémunérations extravagantes que se versent sans complexes les grands patrons en demandant toujours plus d'efforts à leurs employés...
11:42 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vampires, patrons, finance, crise, économie, révolution
20 septembre 2009
Techno parade
Cette nuit, bribes du journal télévisé : une voix commente avec satisfaction la techno parade « qui transforme tout un quartier de la capitale en boîte de nuit » . Et un crétin microtrottoirisé de témoigner avec un large sourire : « ils envoient du gros son, c'est bien... » . En fermant les volets, je pense aux malheureux riverains et j'écoute la pluie dans les frênes. Je suis un homme heureux.
01:30 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bruit, nuisance, pollution, environnement
18 mai 2009
Hier dimanche, j'ai vu passer la voiture de mes rêves.
01:48 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 2cv, carmentran, jura
11 décembre 2008
Mon cerisier aujourd'hui à 11h20
11:25 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : neige, arbre, hiver, avent, contemplation
17 novembre 2008
Salut la lune
Je déambule
Sous la lanterne
Et te reluque
Ludiquement
Toi tu luis
Comme un Louis d’or
Pâle luciole
De l’infini
Et tu lambines
Dans l’air laiteux
Luminescent
Belle allumeuse
Des noctambules
Des vers luisants
Des noctuelles

Rêveur lunaire
Sous ta tutelle
J’ai des lubies
De funambule
L’âme lointaine
Comme un vélo
Vélo véloce
Qui virevolte
Et évolue
Par les étoiles
De lunaisons
En lunaisons
Au loin hulule
Une hulotte
Qui roule un œil
Qui en dit long
La nuit se lovent
Des somnambules
Qui dissimulent
Dans les lucarnes
De la grand-ville
Les lupercales
Crépusculaires
Que voit la lune
Les soirs où flânent
Les lunatiques
Qui hallucinent
En oubliant
L’aube nubile ?
(Écrit vers 1977 ou 1978, publié en 1979 dans mon premier recueil intitulé Demi-songes. À cette époque, je m’amusais à griffonner ce genre de bluettes en écoutant les gnossiennes d’Érik Satie dans la version pour moi indépassable du pianiste Aldo Ciccolini. Allez, ce n’était qu’une minute de nostalgie...)
Dessin de Frédéric Guénot paru dans la revue Salmigondis n°9 en illustration d’un épisode de mon Grand variable où il est aussi question de la lune. On ne se refait pas...
00:49 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lune, poésie, rêve, nuit, lanterne, lunaison, noctambule
15 octobre 2008
L’apothéose du potiron

Citrouilles, courges, courgettes, giraumonts, potirons et coloquintes ne nous fascinent pas seulement parce que nous les utilisons pour apostropher nos semblables. Leur rôle d’acteur vedette dans notre langage usuel comme dans nos contes de fées confirme ces cucurbitacées dans l’attrait mythique que nous leur vouons. Ainsi l’automne voit-il se disputer, dans l’ocre des villages, de fastueux concours de courges où l’on peut même se classer champion hors catégories en se contentant d’arriver les mains vides. Blague à part, il faut pourtant se rendre à l’évidence : la contemplation de ces chefs-d’œuvre du règne végétal, un matin de soleil dans le jardin, n’est plus à la portée de tous. Comment ne pas s’écœurer d’injustice en sachant que certains gosses, nés au milieu du béton, accèdent parfois à « l’âge de raison » sans avoir assisté au triomphe, à l’apothéose d’un potiron au milieu d’un carré de choux ? La fée n’a pourtant pas choisi ce fruit par hasard pour dépanner Cendrillon qui avait besoin d’un carrosse !
(Texte paru il y a longtemps dans la revue Germes de barbarie n°7 dirigée par Bernard Deson)
00:44 Publié dans Et à part ça ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : courge, potiron, giraumont, coloquinte, citrouille, cucurbitacées




