30 septembre 2009

Roland Fuentès à la librairie Montbarbon

a7a3f7daa61fdf30.jpgRoland Fuentès signera ses livres lors d'une rencontre-dédicace à la librairie Montbarbon, 19 rue Maréchal Joffre, 01000 Bourg-en-Bresse, le samedi 3 octobre 2009 de 15h à 18h.

Né à Oran en 1971, Roland Fuentès a passé son enfance en Algérie et sa jeunesse en Provence et en Côte d'Azur. Il vit maintenant dans l'Ain. Il s'oriente vers les langues étrangères et devient professeur d'allemand. Il enseigne à mi-temps et emploie l'autre partie de son temps à écrire des nouvelles et des romans, d'abord pour adultes et, depuis peu, pour la jeunesse.

21 septembre 2009

Vampires

Hasard amusant de la programmation sur deux chaînes de télévision dimanche soir : sur Arte, une soirée consacrée aux vampires et sur M6 des enquêtes sur les rémunérations extravagantes que se versent sans complexes les grands patrons en demandant toujours plus d'efforts à leurs employés...

20 septembre 2009

Techno parade

Cette nuit, bribes du journal télévisé : une voix commente avec satisfaction la techno parade « qui transforme tout un quartier de la capitale en boîte de nuit » . Et un crétin microtrottoirisé de témoigner avec un large sourire : « ils envoient du gros son, c'est bien... » . En fermant les volets, je pense aux malheureux riverains et j'écoute la pluie dans les frênes. Je suis un homme heureux.

18 mai 2009

Hier dimanche, j'ai vu passer la voiture de mes rêves.

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11 décembre 2008

Mon cerisier aujourd'hui à 11h20

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17 novembre 2008

Salut la lune

À pas de loup

Je déambule
Sous la lanterne
Et te reluque
Ludiquement
Toi tu luis
Comme un Louis d’or
Pâle luciole
De l’infini
Et tu lambines
Dans l’air laiteux
Luminescent
Belle allumeuse
Des noctambules
Des vers luisants
Des noctuelles
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Rêveur lunaire
Sous ta tutelle
J’ai des lubies
De funambule
L’âme lointaine
Comme un vélo
Vélo véloce
Qui virevolte
Et évolue
Par les étoiles
De lunaisons
En lunaisons
Au loin hulule
Une hulotte
Qui roule un œil
Qui en dit long
La nuit se lovent
Des somnambules
Qui dissimulent
Dans les lucarnes
De la grand-ville
Les lupercales
Crépusculaires

Que voit la lune
Les soirs où flânent
Les lunatiques
Qui hallucinent
En oubliant
L’aube nubile ?

(Écrit vers 1977 ou 1978, publié en 1979 dans mon premier recueil intitulé Demi-songes. À cette époque, je m’amusais à griffonner ce genre de bluettes en écoutant les gnossiennes d’Érik Satie dans la version pour moi indépassable du pianiste Aldo Ciccolini. Allez, ce n’était qu’une minute de nostalgie...)

Dessin de Frédéric Guénot
paru dans la revue Salmigondis n°9 en illustration d’un épisode de mon Grand variable où il est aussi question de la lune. On ne se refait pas...

15 octobre 2008

L’apothéose du potiron

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Citrouilles, courges, courgettes, giraumonts, potirons et coloquintes ne nous fascinent pas seulement parce que nous les utilisons pour apostropher nos semblables. Leur rôle d’acteur vedette dans notre langage usuel comme dans nos contes de fées confirme ces cucurbitacées dans l’attrait mythique que nous leur vouons. Ainsi l’automne voit-il se disputer, dans l’ocre des villages, de fastueux concours de courges où l’on peut même se classer champion hors catégories en se contentant d’arriver les mains vides. Blague à part, il faut pourtant se rendre à l’évidence : la contemplation de ces chefs-d’œuvre du règne végétal, un matin de soleil dans le jardin, n’est plus à la portée de tous. Comment ne pas s’écœurer d’injustice en sachant que certains gosses, nés au milieu du béton, accèdent parfois à « l’âge de raison » sans avoir assisté au triomphe, à l’apothéose d’un potiron au milieu d’un carré de choux ? La fée n’a pourtant pas choisi ce fruit par hasard pour dépanner Cendrillon qui avait besoin d’un carrosse !

(Texte paru il y a longtemps dans la revue Germes de barbarie n°7 dirigée par Bernard Deson)

22 juin 2008

Foot et ordre

« ... Ce dispositif ingénieux et subtil permet  d'annihiler sans grands frais les frustrations quotidiennes que produisent les boulots insatisfaisants, les salaires modestes, les biens de luxe inatteignables et les humiliations sociales... »

À lire chez Alain Bagnoud.

12 juin 2008

Cachez cet élitisme que je ne saurais voir !

La suppression de l’émission littéraire Le Bateau-Livre de la grille des programmes de la chaîne France 5 suscite à juste titre regrets et réprobation. Frédéric Ferney, capitaine du navire désormais échoué, a envoyé une lettre à ce sujet au Président de la République « juste pour l’informer directement ». C’est du moins ce qu’on peut lire sur le blog de Pierre Assouline, La République des livres. (Oui, tout cela fait beaucoup de Républiques en quelques phrases mais la France compte tellement de présidents...) Je passe sur l’aspect pathétique d’un tel courrier et je précise que ne captant pas France 5, je n’ai hélas jamais vu cette émission sans doute de grande qualité.

Chaque fois qu’on pleurniche sur la disparition d’un programme littéraire à la télévision — une véritable hécatombe ces dernières années, mais qui peut vraiment s’en étonner dans le contexte actuel ? — je pense à la défunte « Qu’est-ce qu’elle dit Zazie », de loin la meilleure émission littéraire jamais programmée sur le service public. Comme toutes ces grandes sœurs, elle était bien sûr diffusée à une heure tardive. Il lui arrivait aussi fréquemment de faire les frais d’une spécialité de France 3, « le décrochage régional », au profit d’importants débats entre élus de terroir « modérés » par des chefs de rubriques en attente de destins nationaux sur des thèmes aussi excitants que l’extension de l’habitat urbain ou l’éclatement de l’habitat rural quand ce n’était pas au bénéfice de basketteurs venus sans prévenir nous infliger leur course à la ba-balle alors même que le générique de l’émission était déjà lancé. Dans le meilleur des cas, on pouvait rallumer le poste une ou deux heures après et retrouver Zazie. Pas toujours.

Le Bateau-Livre s’est vu reprocher son élitisme. On pouvait en dire autant de Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ? avec ses reportages sur des fous de littérature sortant des livres et des revues avec des imprimantes, ses portraits d’écrivains tirant à mille ou deux mille, ses virées dans les librairies de province... Vous avez dit « élitisme » ? Et alors, serait-ce un gros mot ?

30 mai 2008

« Bons et mauvais fusillés de 14/18 »

 À lire dans Libération, rubrique Rebonds, ce texte signé Yves Lemoine, historien et magistrat :

(QUOTIDIEN : jeudi 29 mai 2008)

 

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