03 février 2010
Carnet des hautes neiges
Après un week-end en compagnie d’invités venus skier, je tente de me remettre au courrier en retard. Hier, j’ai hésité à me lancer dans la promenade habituelle dans les bois et vallonnements au-dessus de la maison. Lorsque je me suis décidé, le crépuscule se dessinait dans les nuages lourds de nouvelles neiges. À la différence des autres jours, j’ai eu la flemme de chausser les raquettes.
Mal m’en a pris car je suis rentré à la nuit avec les chaussures remplies de poudreuse. Du coup, les chats on mangé en retard et le courrier en est au même point.
J’ai tout de même pu répondre à Christian Lux, auteur d’un livre intitulé Lettres à Charles Juliet (éditions Calligrammes) qui m’a proposé d’intégrer un extrait de mon texte sur Marguerite Duras paru dans le dernier Magazine des livres dans son émission Bazar culturel diffusée aujourd’hui mercredi à 19h et demain matin jeudi sur l’antenne burgienne Tropiques F.M. Je tâcherai d’insérer le lien dans ces pages pour qui voudrait écouter sur internet ce programme consacré à Duras.
Puisque l’ARALD (Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation) l’évoque dans l’édition de février 2010 de son journal Livre & Lire, (copie de l'article ici) je peux dire sans commettre d’indiscrétion envers l’éditeur que le projet de publication de mon prochain livre entre dans une phase active. Malgré les apparences, je ne suis donc pas totalement enfoui sous les neiges de mon village jurassien !
Photos : le Crêt et mes raquettes pour y accéder en ce moment.
01:00 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carnet, journal extime, édition, marguerite duras, magazine des livres, radio tropiques fm, blog littéraire, christian cottet-emard, neige, raquettes, jura
28 janvier 2010
Travail le dimanche : le combat continue pour des ex-salariés d'Oyonnax
J'avais déjà relayé ici dans les pages archivées ci-dessous, l'information à propos de ce conflit opposant des salariés licenciés et leur direction concernant le travail dominical. Une affaire qui se passe à Oyonnax mais qui est à suivre de près car les enjeux sont importants, non seulement pour les salariés concernés mais encore pour tous les autres. Pour une fois, l'affaire est bien médiatisée depuis le début, couverte par la presse télévisée et la presse écrite, ce qui donne des raisons de ne pas désespérer.
12:28 Publié dans NOUVELLES DU FRONT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail le dimanche, emploi, grande distribution, hard discount, social, justice, société, oyonnax, ain
27 janvier 2010
UN POU D'ORGUE, mini-feuilleton en 17 épisodes (suite du 26 janvier et fin)
La version 2009 intégrale de ce mini-roman humoristique que j'ai écrit en 2008 est parue en édition pré-originale dans la revue des éditions Orage-Lagune-Express qui en conservent l'entier copyright. Tous droits réservés.
17
La réceptionniste tressaillit. Elle souleva une paupière, ce qui perça une minuscule ouverture dans la masse immobile et compacte de son corps. Le facteur livrait un paquet à moitié éventré en même temps que le maire demandait à voir le professeur Bang. Il s’ensuivit une tension palpable dans les relations humaines car ni le facteur, ni le maire, ni la réceptionniste ne souhaitaient se tenir là où le destin les avait placés en cette belle matinée du début du XXIème siècle. Les lèvres minces de la réceptionniste émergèrent des rondeurs désertiques de son visage et s’entrouvrirent. « Le professeur Bang est parti tôt ce matin. »
— Comment ça parti ? s’étonna le maire, ce n’était pas prévu ainsi...
— Et qu’est-ce que je fais de ce colis qui lui est adressé ? s’enquit le facteur en louchant sur les culottes et la boîte de pastilles Zéphyr que l’emballage déchiré venait de répandre sur le comptoir.
Les petits yeux luisants de la réceptionniste s’orientèrent sans aucun mouvement de sa tête en direction du maire puis du facteur.
— Le professeur était pressé. Il a demandé un taxi. Ce colis, je n’en veux pas car il est ouvert.
— Alors le professeur est parti comme ça sans prévenir, sans rien dire ? insista le maire.
L’œil droit de la réceptionniste tourna du côté du facteur qui repartait avec le colis, les culottes et la boîte de pastilles Zéphyr puis son œil gauche roula en direction du maire.
— Le professeur Bang a juste dit qu’il avait une urgence à Stockholm.
FIN
© Éditions Orage-Lagune-Express, 2009.
00:00 Publié dans Mini-feuilleton | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pou, orgue, feuilleton, nouvelle, humour, christian cottet-emard, éditions orage-lagune-express, droits réservés, littérature




