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11 novembre 2024

11 novembre

Cet objet ne date pas de la première guerre mondiale mais de la deuxième, ce qui revient au même quand on se le prend en pleine figure.

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Photos : éclat d'une bombe de la seconde guerre mondiale retrouvé sur le toit de la maison de ma famille après un bombardement.bombe,éclat,seconde guerre mondiale,orages d'acier

Sur le détail de la photo, on arrive à distinguer, en zoomant, un nombre, sans doute un numéro de fabrication ou de série. L'industrie est méticuleuse, y compris l'industrie de la mort.

Commentaires

Un objet qui a été identifié et certifié comme un éclat de bombe je présume...
Aucune raison de penser à un éclat de poutre en acier pulvérisé et projeté très loin après l'explosion d'un bâtiment industriel ou autre ?
Car les aciers étaient « marqués » par les fonderies et aciéries avant la seconde guerre mondiale, de même pour les casques des soldats.
Mais vous êtes le mieux placé pour connaître la véracité de l'origine de ce morceau de métal, qui a certainement bien effrayé ceux qui habitaient cette maison familiale !!
« Industrie de mort » vous dites, qui a vraiment de beaux jours devant elle, compte tenu de l'instabilité croissante sur notre pauvre planète.
En même temps ce n'est pas avec des ours en peluche, des bougies et des fleurs que l'on va protéger notre démocratie qui est attaquée aussi bien de l'intérieur qu'à nos frontières !?
Il est fort à parier que nos 70 années de paix en Europe, risquent de n'être qu'un lointain souvenir.
Remarquez pas besoin de bombes pour malmener un pays libre, guerre industrielle, économique, deep fake, fake news et j'en passe.
Ingérences étrangères dans les élections, manipulations des populations
( universitaires par exemple ), sans oublier les économies parallèles violentes, agressives et terrifiantes, tout cela avec une fausse naïveté des gouvernances politiques, qui sont sans arrêt prêtes à se vendre pour un plat de lentilles, à conserver leurs privilèges institutionnalisés à tout prix....
Misère, on est vraiment dans la panade !!
Alors tours ceux qui ont donné non seulement leurs vies, leurs jeunesses, leurs avenirs à la France, ce n'est pas que du souvenir que nous leurs donnons, c'est de la Honte et une confirmation d'un sacrifice certes utile à l'époque, mais qui est bien malmené tellement la patriotisme au sens noble du terme ne fait plus recette....
Ce sont les générations de zombies accrochées aux réseaux sociaux, plus enclins à revendiquer un Califat plutôt que de défendre les valeurs universelles, la paix et la liberté de penser par soi-même et d'être des personnages du roman de Houellebecq « Soumission ».

Écrit par : un lecteur intéressé | 11 novembre 2024

Cet éclat n'a effrayé personne dans la famille car il a été trouvé sur le toit de la maison après l'un des bombardements d'Oyonnax en juillet 1944, notamment celui qui a gravement endommagé l'église Saint-Léger (un mort sous le porche). La maison est assez proche du point d'impact à vol d'oiseau (cratère de quinze mètres) selon le témoignage d'un ami de la famille. Un autre bâtiment a été touché mais il n'y avait aucune infrastructure industrielle dans le secteur, à part la gare qui n'a pas été détruite. En ce qui concerne l'idée que chacun se fait des guerres justes ou injustes (14-18 ayant été à mon avis à l'origine « une guerre civile européenne » contrairement à 39-40 qui en a été la continuation mais avec un tout autre objectif de la part des Allemands), j'ai toujours pensé qu'une fois déclarés, ces conflits armés anéantissent toutes les valeurs auxquelles croit l'humanité, quelles que soient le nom que nous donnons à ces valeurs. Qu'il soit du bon ou du mauvais côté, qu'il soit du pays agresseur ou agressé, l'individu embarqué malgré lui dans cet engrenage voit son propre pays devenir son premier ennemi. On le voit très bien dans le fameux film de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire que j'ai encore regardé hier pour la énième fois. On peut préparer la guerre pour qu'elle évite de se produire mais une fois qu'elle est là, tout est fini, tout le monde est dans la main du diable, plus aucune valeur n'a cours, elles sont toutes dévaluées jusqu'à ce qu'il faille tenter de tout reconstruire. Quant aux victimes, qu'il s'agisse des civils ou des soldats, elles ont toutes le même profil, celui de tous ceux qui n'ont pas pu analyser puis anticiper à temps l'avènement du désastre et pas les moyens financiers de partir se mettre à l'abri dans un pays lointain. C'est pourquoi je crois (ce n'est qu'un avis personnel et scandaleux aux yeux de beaucoup) qu'il est inexact de parler de « ceux qui se sont sacrifiés » . Ils ont été sacrifiés, ce qui n'est du tout pareil. C'est aussi pourquoi je peux, à la rigueur, adhérer à une forme de patriotisme, essentiellement en temps de paix, mais plus du tout en temps de guerre. Mais cela ne fait de moi ni un pacifiste ni un antimilitariste. Je le sais, c'est difficile à comprendre pour beaucoup !

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 12 novembre 2024

Honnêtement je vous rejoins sur certains aspects de votre réflexion.
Clemenceau s'était promis de laver l'affront de 1870, quoiqu'il en coûte...
Et le film que vous mentionnez révèle la « boucherie » insensée de tous ces gradés bien planqués à l'abri, qui par leurs gestions stratégiques inexistantes et mortifères ont été délétères.
Et vous avez raison, ces « chairs à canon » étaient pris dans une nasse épouvantable, mourir sous les feux de l'ennemi ou être devant un peloton d'exécution dans leur propre pays et d'être bannis ainsi que leurs familles à une mort sociale couverte d'infamie !!
Les guerres sont toujours associées à l'humanité, si on regarde l'histoire elles sont concomitantes avec l'évolution humaine, on pourrait débattre à longueur de temps sur ces sujets, personnellement je ne peux m'empêcher de penser au numéro tatoué sur le poignet de mon grand-père maternel, qui a pu « sortir » de sa déportation, certes « vivant » de cet enfer, mais qui est resté prisonnier dans sa tête, à l'époque on ne parlait pas de choc post traumatique, et il a dû assumer cela seul, je l'ai perdu quand j'avais 11ans...
Un dommage collatéral de cette seconde guerre mondiale, qui m'a touché également indirectement puisqu'il n'a pas pu m'accompagner dans ma vie, et plus de 50 ans après je pense encore très fortement à lui.

Écrit par : un lecteur intéressé | 12 novembre 2024

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