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19 septembre 2026

Journées du patrimoine à l'abbatiale Saint-Michel de Nantua aujourd'hui samedi 19 septembre

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11 septembre 2026

11 septembre 2001 / Annie Ernaux et la commodité du « on »

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« Je est un autre » mais qui est « on » ? La littérature, surtout dans le domaine de la fiction, n'en finira jamais avec cette question qui est une fois de plus venue me tourmenter à la lecture d'un bout de citation d'Annie Ernaux en ce moment en circulation sur le réseau social. Il s'agit d'un court extrait de son livre Les Années, tiré de quelques pages évoquant le 11 septembre 2001, des propos dont la nature, le fond et la forme ramènent immédiatement à l'esprit ceux de Virginie Despentes concernant en particulier l'attentat contre Charlie Hebdo.

On lit, on est choqué et si l'on n'apprécie pas ces deux auteures, on en a que plus envie de les citer pour dénoncer chaque fois que cela sera possible leur duplicité. Leurs déclarations respectives sont si ambiguës, scandaleuses et grossièrement provocatrices, que la tâche semble facile. Illusion. Tout leur discours se construit sur le double langage, notamment de la part d'Ernaux qui, bien à l'abri du « on »  de sa narration, permet à ses plus béats zélateurs de l'exonérer de tout compte à rendre sous prétexte que telle ou telle citation serait tronquée, sortie de son contexte ou à mettre au compte de la seule littérature alors qu'il s'agit d'idéologie. 

Pour habile que soit le procédé et efficace la rhétorique, seuls ceux qui ne veulent pas voir ce qu'ils voient et ne pas lire ce qu'ils lisent peuvent trouver matière à défendre l'indéfendable au moyen d'argumentations tortueuses à seule fin de légitimer ce qui n'est que l'expression de la haine et du ressentiment caractéristiques des éternels déçus du grand soir qu'ils ne verront jamais. 

Ernaux, Despentes et tant d'autres de cette gauche et de cette extrême gauche frustrées en conçoivent une telle fureur que malgré leurs feintes et leurs arguties, ils peinent à voiler leur joie mauvaise face au spectacle de la guerre menée contre cet Occident qu'ils exècrent alors que celui-ci, par un des nombreux effets de sa décadence, s'obstine à flatter et à promouvoir ses ennemis. Ernaux en fait partie mais ne prend guère la peine de s'expliquer sur ce qu'elle a écrit à propos du 11 septembre dans Les Années, laissant cette tâche délicate à la phalange la plus fanatique de son lectorat  au moyen des procédés que j'ai précédemment décrits.

Pour qui aurait un doute sur le caractère abusivement qualifié de « tronqué » ou « sorti du contexte » de la citation de ses propos circulant actuellement sur Facebook, il suffit d'aller vérifier dans l'édition de poche Folio à partir de la page 219. On verra ainsi encore  pire que ce qu'on a lu sur internet : « Il serait temps ensuite d'avoir de la compassion et de penser aux conséquences. » (page 220).

05 septembre 2026

Vient de paraître :

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Une nouvelle édition reliée de mon roman L’enfant qui n’inquiétait pas les oiseaux (format plus grand que l’édition brochée parue en février dernier et couverture rigide).

Puisque c’est moi qui gère le petit effort de promotion sur le plan local (la zone d’Oyonnax et sa région), les demandes d’exemplaires de service de presse pour ce secteur doivent m’être adressées directement en m’envoyant un mail à contact.ccottetemard@yahoo.fr

Résumé de quatrième de couverture :

« Une enfance provinciale dans les années 1960 à Oyonnax, la cité du peigne, de la lunetterie et des matières plastiques, celle de Till avec son ange gardien, le vieux Christiansen, qui roule en cyclomoteur et qui ouvre les coffres-forts ! » (Communication Salon du livre de Nantua)

« Un roman débordant de tendresse, de fantaisie et d'humour. Un livre qui offre un grand bol d'air frais tout droit venu des forêts de l'Ain et du Jura. » (Club cigare info)