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26 août 2017

Carnet / De l’inconvénient de mourir pour un écrivain

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Antonio Tabucchi, hélas décédé en 2012 à soixante-neuf ans, est un intellectuel de gauche très représentatif des années soixante-dix et quatre-vingt du vingtième siècle. Je ne partage pas beaucoup de ses opinions politiques, surtout dans les temps que nous connaissons, mais cela ne m’empêche pas de le considérer comme un très grand écrivain d’un point de vue strictement littéraire et cela suffit à mon bonheur de le lire.

Je crois que c’est Borges qui disait que les opinions politiques individuelles d’un écrivain n’avaient guère d’intérêt, ce que je pense moi aussi. Par exemple, s’il m’est arrivé de citer Tabucchi à propos des Lusiades de Camões, ce n’est pas du tout pour étayer ma lecture personnelle de l’épopée nationale portugaise, ce à quoi je me garderais bien de me hasarder.

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Quant au personnage principal, ce Pereira qui prétend, ce n’est pas son évolution politique qui m’a le plus intéressé mais sa nature, ses habitudes, son cadre de vie, ses sentiments, sa mélancolie, sa manière d’être au monde, de se déplacer, de bouger, de se nourrir, de vivoter.

Comment un écrivain est-il compris ou espère-t-il l’être par le lecteur ? Vaste question. Peut-être Antonio Tabucchi serait-il très mécontent de ma lecture apolitique de son Pereira prétend, c’est même fort probable...

 

17 juillet 2017

Une de mes lectures du moment : Roman de romans de Raymond Alcovère, « un livre de bord, pour voyager »

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Extrait :

Autobiographie

« Parmi les livres les plus bouleversants, beaucoup d'autobiographies, au sens large. À la recherche du temps perdu, les Mémoires d'Outre-tombe, les Mémoires de Saint-Simon, Le livre de l'intranquillité, Les Rêveries d'un promeneur solitaire, mais aussi Le journal de Kafka, la Correspondance de Flaubert, les Lettres à un jeune poète de Rilke. Plusieurs de ces textes d'ailleurs n'ont pas été écrits avec l'intention de « faire œuvre » , et c'est probablement ce qui les rend si touchants et forts. Dans tous les cas, ce sont des formes d'autobiographie libre. »

- Raymond Alcovère -

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Disponible ici

 

 

 

19 mai 2017

Littérature et photo / SOLEIL SE MIRE DANS L'EAU de Philippe Thireau et Florence Daudé

L'écrivain Philippe Thireau, mon voisin du village de Choux, Jura, et la photographe Florence Daudé viennent de publier Soleil se mire dans l'eau (Z4 éditions). Une séance de dédicace aura lieu ce samedi 20 mai 2017 de 1Oh à 12h à la librairie Buffet à Oyonnax (Ain).

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(Photo Voix du Jura)