07 janvier 2026
Carnet / Relire Anaïs Nin (à propos de la jeunesse et de la maturité)
J’ai fini 2025 et commencé 2026 en relisant deux ouvrages que j’avais lus trop jeune, dans les années 70, un volume du Journal d’Anaïs Nin (1903-1977) et son recueil de récits, La Cloche de verre. J’avais acheté La Cloche de verre à Lyon, à la librairie des femmes, en 1978 ou 1979. Parmi ces treize récits qui mêlent inextricablement le réel le plus concret à l’onirisme le plus sophistiqué, ma préférence va aux deux premiers, La Péniche et La Souris, où se révèlent non seulement le regard aiguisé d’Anaïs Nin mais encore son appétit de liberté individuelle (elle a commencé par imprimer ses livres sur une presse et à les publier elle-même).
Quant au tome du Journal couvrant la période 1944-1947, je l’avais trouvé je ne sais plus où dans une des éditions du Livre de poche aux fameuses couvertures signées Pierre Faucheux. Selon la loi du genre, ces pages de journal sont traversées de fulgurances comme elles peuvent parfois s’étendre sur de longs développements un peu trop psychologiques à mon goût, mais dans tous les cas on ne décroche pas car Anaïs Nin est une pointure comme on dit aujourd’hui.
Cette relecture, cinquante après (!), m’inspire un léger sentiment d’étrangeté, assez proche de celui qui m’a conduit à écrire et à publier cet automne mon recueil Hep ! Jeune homme ! . Même si je veux m’en persuader, je ne suis pas certain que l’écriture de ce petit livre coïncidant avec la remontée des profondeurs de ma bibliothèque du Journal d’Anaïs Nin soit un pur hasard.
Dans ses quarante ans, Anaïs Nin fréquente beaucoup de jeunes artistes. Elle souligne dans son Journal sa difficulté à s’entourer d’individus entrés dans la maturité, leur préférant la compagnie de personnes d’une vingtaine d’années ou plus jeunes parce qu’elles ne sont pas encore atteintes dans leur esprit par ce qu’elle considère comme la rigidité voire la pétrification de l’âge mûr.
J’ai beau avoir accédé depuis longtemps à cette maturité à laquelle on est censé aboutir lorsqu’on avance en âge, en particulier lorsqu’on quitte la jeunesse (assez tardivement, d’ailleurs) je me rends compte, maintenant que j’ai 66 ans, qu’il s’agit d’une maturité superficielle, et cela malgré toutes les concessions que j’aie pu consentir à la radicalité de la jeunesse.
Par exemple, à 16 ans, je me méfiais comme de la peste des dirigeants politiques de tous bords, notamment des chefs d’états, admettant par la suite, en prenant de la bouteille, qu’il en existait probablement de plus respectables que d’autres et que, de toute façon, il en fallait bien pour diriger la société.
Pourtant, au plus profond de moi, du sexagénaire que je suis devenu, au plus primitif de mon instinct, cette vieille défiance pour les dirigeants du monde et leurs valets, réveillée par le contexte géopolitique actuel, reste la même: qu’il nous arrive parfois de les approuver, à certaines occasions et selon nos propres intérêts et déterminismes, ce sont des salopards et il est sage de se tenir le plus loin d’eux possible, qu’on soit âgé de 16 ou 66 ans, et au-delà ! C'est un des enseignements de ma relecture d'Anaïs Nin, grande individualiste devant l'éternel.
00:47 Publié dans Alliés substantiels, Lectures, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anaïs nin, la cloche de verre, journal, littérature, livre de poche, éditions des femmes, lyon, blog littéraire de christian cottet-emard, hep ! jeune homme !
28 décembre 2025
Toujours disponible pour les fêtes à Oyonnax

Quatrième de couverture :
« En devenant un artiste presque malgré lui au gré des circonstances, des hasards, des malentendus et des rencontres, Richard est-il passé à côté de sa vie ? Dans ce roman du souvenir et du rêve éveillé, Christian Cottet-Emard use d’une forme bien à lui de réalisme magique caractéristique de son art de décrire les cités et régions qu’il choisit pour cadres de ses livres, qu’il s’agisse comme dans ce dernier titre d’une bourgade des environs de La Spezia ou de Venise voire tout simplement de sa ville d’origine, Oyonnax dans l’Ain. » (Club cigare infos)
Une critique de Jacki Marechal :
Extrait :
Ce soir-là, Richard se promit d'éviter les mélanges alcoolisés pour mieux profiter de la fête. Il n'était pas blasé comme Giulietta et ses protégés. Pour quelqu'un qui sortait pour la première fois loin de sa bourgade pluvieuse du Haut-Bugey, ces six mois de résidence artistique sur la Riviera Ligure étaient ceux de son entrée dans le monde, un autre monde que celui d'où il venait.
Christian Claude Louis Cottet-Emard est né en 1959 à Montréal (Ain). Il a vécu jusqu’en 2009 à Oyonnax (Ain) avant de s'installer dans le Haut-Jura. Bourse d’écriture du CNL (Centre National du Livre) en 2006. Depuis 2005, il tient un blog : http://cottetemard.hautetfort.com (ISSN 2266-3959).
Pour les lecteurs d'Oyonnax et sa région, ce livre est en vente à la librairie Buffet et au kiosque de l'hôpital d'Oyonnax. Ce roman est aussi disponible par correspondance ici. Prix : 10,55 €.
- ASIN : B0DQVL1RKN
- Éditeur : Orage-Lagune-Express. (Diffusion Independently published, 17 décembre 2024)
- Langue : Français
- Broché : 154 pages
- ISBN-13 : 979-8304020138
- Poids de l'article : 186 g
- Dimensions : 11 x 0.99 x 18.01 cm
01:17 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christian cottet-emard, orage lagune express, littérature, roman, italie, la spezia, côte ligure, riviera ligure, oyonnax, venise, arbent, blog littéraire de christian cottet-emard, effets et prodiges de la lune sur le destin d'un voyageur assoup
06 décembre 2025
Mes deux livres adaptés à Noël et aux fêtes
Pour le divertissement :

« Un récit alerte et humoristique, guidé par la fantaisie et traversé par une logique de l'absurde, pour le plus grand plaisir du lecteur. »
« Logique de l'absurde, humour décalé et parodie d'humour anglais, Christian Cottet-Emard signe un de ses romans les plus drôles et les plus divertissants. Un véritable antidote à l'esprit de sérieux de notre époque. »
Joaquim Vaz de Andrade (Club Cigare Info)
Pour le recueillement :

01:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les fantômes de ma tante, roman, humour, fantastique, christian cottet-emard, veilleuses, poésie, recueillement, noël, fêtes chrétiennes, blog littéraire de christian cottet-emard, littérature, fêtes de fin d'année, kiosque hôpital d'oyonnax, ain, rhône alpes, bugey, france




























