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04 mars 2014

Dans ma série : Vive le sport et l’olympisme (suite)

- Lire la page Wikipedia sur le sinistre baron de Coubertin, notamment la section intitulée Au-delà de l’olympisme, un réactionnaire.

- Noter une citation du baron qui a au moins le mérite de confirmer (pour qui en douterait) que le sport et la guerre sont frère et sœur :
« Le jeune sportsman se sent évidemment mieux préparé à partir à la guerre que ne le furent ses aînés et quand on est préparé à quelque chose, on le fait plus volontiers » .

- Encadrer l’excellent papier sur les Jeux de Vincent Remy intitulé Le Silence des anneaux dans Télérama n° 3346), page 15 :
« Le CIO n’avait pas bronché devant le scandale environnemental (forêts dévastées, rivières polluées, montagnes de neige artificielle), social (habitants malmenés et expulsés sans indemnisation), sécuritaire (100 000 policiers, missiles sol-air, navires de guerre). Ne soyons pas injuste avec le CIO : côté médias, le boulot a également été impeccable. Extase générale devant les médailles tricolores. Et saillies néandertaliennes des commentateurs de France Télévisions sur les postérieurs et les poitrines des sportives : on en avait pour sa redevance ! D’ailleurs, des records d’audience ont été battus. Il y a des jours d’hiver où l’on se dit que le réchauffement climatique pourrait avoir du bon : d’ici vingt ou trente ans, ne plus avoir à subir ce barnum. »

- S’inquiéter d’un article de la presse quotidienne régionale vantant les mérites du « sport sur ordonnance » .
Bientôt le sport sur ordres ? À mon avis, on n’en est pas loin. C’est déjà le cas à l’école. Grâce à qui ? Au baron, encore lui !

- Penser sérieusement à changer de banque parce que la mienne m'a collé les anneaux olympiques en logo sur ma carte Visa.

Extraits de mes autres textes contre le sport :

Ici

Ici

Et là

Commentaires

Et en plus il paraît que le spore donne des champignons !!!

Écrit par : jacki maréchal | 05 mars 2014

Enfin un commentaire humoristique dans le concert de réactions outragées que je reçois de toutes parts (même de personnes a priori bienveillantes, c'est cela le plus triste) à la suite de mes articles contre le sport ! Nous avons vraiment affaire à La Nouvelle Religion, encore pire que les autres à tous points de vue. L'époque sent décidément très mauvais (comme certains champignons) !

À part ça, plein de succès pour ton expo en Allemagne et à très bientôt, cher Jacki.

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 05 mars 2014

Cher Christian, je fais partie des anti-sport moi aussi, même si je ne suis pas un contempteur du corps (et d'ailleurs, moi aussi j'ai perdu pas mal de poids ces derniers temps). Moi, ça m'a pris à la petite école, pour des raisons de discrimination au foot. Voilà comment on commence à jouer à la marelle avec les filles et on se retrouve à écrire de la poésie au lieu d'être amoureux de sa bagnole. Mais connais-tu le beau texte de Thomas Bernhard sur le sujet ? Je crois qu'il est dans "l'Origine", et il fait carrément le parallèle entre sport et nazisme.
Bien le bonjour chez toi.

Écrit par : Grégoire Damon | 05 mars 2014

Salut Grégoire, content d'avoir de tes nouvelles. C'est bien de se sentir un peu moins seul dans ce contexte assez sinistre.
Moi, dans mes écoles à curés (mais cela aurait été pareil dans le public) j'aurais bien aimé être discriminé aux parties de ballon. Pour y parvenir, je tirais dans « mes » buts. Mais à la sortie, c'était la castagne... J'ai pris des gnons, mais ceux qui me les ont donnés ont eu des douleurs à l'entrecuisse pendant quelques temps (et ce n'était pas dû aux oreillons).
En primaire, j'avais une vieille institutrice compréhensive et qui me faisait suffisamment confiance pour me laisser seul dans la classe à bouquiner pendant que les autres gigotaient dehors en gym. Quand j'y repense (c'était en CM1 !), je mesure à quel point nous avons changé d'époque. Aujourd'hui, la pauvre dame serait dénoncée par ses collègues et se ferait lyncher par les parents d'élèves.
Ensuite, au collège, j'ai connu trois ans de guerre de tranchée avec un prof de gym, un psychopathe, dont j'ai appris par la suite qu'il avait eu des soucis d'ordre comportemental pour parler poliment. Nous n'avons rien lâché, ni lui ni moi, et comme dans toutes les guerres, il n'y a pas eu de vainqueur mais de gros dommages collatéraux pour mes petits camarades les plus détestables à la suite de mes actions de sabotage permanent des cours de gym !
Après au lycée, j'ai présenté un certificat de dispense de trois mois qui a duré trois ans. Je n'ai même pas été viré du lycée. C'étaient les belles années fin 70 où tout le monde se foutait de tout et où l'on ne s'en portait pas plus mal !
Bon, j'arrête les souvenirs d'ancien non-combattant et je vais me relire en apéritif quelques extraits de ton livre Mon Vrai boulot (éditions le Pédalo ivre). Je précise au cas où des lecteurs embusqués derrière ces commentaires auraient la bonne idée d'acheter ce recueil.
Bonne journée à toi et j'espère à un de ces jours. Peut-être au cabaret...

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 05 mars 2014

PS : je ne connais pas ce texte. Je vais chercher. Merci du renseignement !

Écrit par : Christian Cottet-Emard | 05 mars 2014

Les commentaires sont fermés.