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25 mai 2018

Carnet / Du « tout à l’ego »

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Je ne comprends pas la défiance actuelle à l’encontre de la littérature autobiographique. J’en suis quant à moi très friand car la vie des autres m’intéresse au plus haut point. Je suis toujours curieux de voir comment mon semblable se débrouille dans la vie, quel regard il porte sur son passage terrestre et comment il met tout cela en scène. Très souvent, je trouve l’autobiographie beaucoup plus intéressante que le roman, non pas parce que le récit est vrai ou supposé tel mais parce que d’une certaine manière, l’individu qui écrit sa vie, même s’il n’est pas écrivain, met en œuvre, parfois sans le savoir, les outils et la machinerie du romancier.

L’objection à l’autobiographie la plus fréquente que j’entends est celle de l’excès d’ego, le tout à l’ego pour reprendre le jeu de mot péjoratif d’une de mes connaissances. Je ne partage pas cette opinion, sous réserve, bien sûr, que l’ego ne soit pas démesuré au point d’en devenir grotesque. Les œuvres sans ego ou qui se prétendent ainsi m’ennuient et d’ailleurs, je ne suis pas sûr qu’elles existent. Je discutais récemment avec un poète qui m’affirmait vouloir faire disparaître toute forme d’ego dans ses écrits. Il semblait sincère mais j’avais du mal à le croire. Quant à ses poèmes, à mes yeux privés de cette dimension essentielle, ils ne me parlaient pas du tout.

 

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