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27 mars 2026

Carnet / Une leçon de Venise

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Venise, années 80, en attendant le dernier vaporetto du soir. (photo M.)

Venise est bien sûr la ville de ce que j’appelle des moments à poèmes, ces étranges épiphanies somme toute assez rares dans une vie et qui surviennent aussi dans les endroits les plus inattendus. L’une d’elles a saisi le jeune homme flottant dans un imperméable gris à la mode des années 80 que j’étais ce soir-là dans un arrêt de vaporetto.

À l’intérieur de ces petites stations flottantes reliées au quai par une passerelle, règne à cette heure tardive une atmosphère d’atelier où l’on a oublié d’éteindre les néons.

C’est pourtant bien à l’éclairage jaunâtre des ateliers d’usine de ma bourgade d’origine, Oyonnax, que je pensais malgré moi avant d’entendre le moteur du vaporetto et le clapot sur sa coque.

Je ne sais pas précisément pourquoi cette pensée m’a rempli d’une joie aussi intense dans cet abri bercé par l’onde du canal et dont les vitres exposées aux embruns me renvoyaient le pâle reflet d’un jeune touriste insignifiant qui se prenait pour un roi du monde au seul prétexte qu’il était à Venise au lieu de croupir dans son lycée vétuste puis dans les locaux blafards de l’industrie où risquaient de déboucher des études trop tôt interrompues.

Je suis au moins certain qu’en ce qui me concerne, mon obsession de Venise n’est pas pour rien dans la chance qui m’a permis d’éviter ce funeste destin. Il ne s’agissait pourtant que de monter dans le dernier vaporetto du soir, celui qui, cependant, ne risque pas de vous emmener là où vous ne voulez pas aller.

Extrait de mon livre L'Italie promise © Club et éditions Orage-Lagune-Express 2023.

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Pour les personnes d'Oyonnax et sa région, ce livre est en vente au kiosque de l'hôpital d'Oyonnax. Il est aussi disponible au prêt à la médiathèque municipale d'Oyonnax.

 

Les services de presse sont à demander par mail à : contact.ccottetemard@yahoo.fr

Quatrième de couverture :

L'Italie promise est une collection de moments suspendus dans le temps qui se sont imprimés dans mon esprit tels des instantanés photographiques. Si ces pages que je souhaite légères et divertissantes peuvent être lues comme on dégusterait une coupe de champagne, ou mieux en l’occurrence, de prosecco, j’estimerai mon but atteint et la terre promise de ma petite Italie portative partagée.

ASIN ‏ : ‎ B0C2SG2F2Z

Éditeur ‏ : ‎ Orage-Lagune-Express (diffusion Independently published, 24 avril 2023)

Langue ‏ : ‎ Français

Broché ‏ : ‎ 122 pages

ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8392391752

Poids de l'article ‏ : ‎ 159 g

Dimensions ‏ : ‎ 11 x 0.79 x 18.01 cm (poche)

Prix : 10,55 €

Par correspondance : ici

 

 

 

 

31 octobre 2025

Carnet / Pourquoi publier ? 

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On me demande parfois mon avis sur des manuscrits, ce qui est pour moi toujours délicat parce que je ne me sens pas légitime dans ce rôle.

Il m’arrive d’accepter quand même par amitié ou par curiosité en prévenant que je ne donnerai qu’un avis de lecteur parfaitement subjectif (j’ai passé un bon moment ou non, le style est fluide ou non) et en aucun cas un avis d’auteur, ce qui ne peut que décevoir. 

Si je me reconnaissais cette légitimité à juger et à conseiller, j’enseignerais, ce qu’à Dieu ne plaise ! Si j’étais éditeur, ce qu’à Dieu ne plaise, mon évaluation d’un manuscrit se limiterait à un seul critère : peut-il trouver sa place dans le catalogue afin d’être correctement défendu et exploité ? C’était la seule réponse que j’attendais lorsque, il y a très longtemps, j’envoyais mes manuscrits au hasard. C’est aussi une des raisons qui me font refuser d’animer des ateliers d’écriture. Vous avez envie d’écrire ? Prenez un carnet et un crayon, allez-y, essayez et vous verrez bien. 

Dans ma pratique d’auteur (je préfère ce mot à celui d’écrivain, un écrivain étant un auteur qui a réussi - mais que signifie « réussir » dans cette activité ?), je ne demande pas d’avis sur mes manuscrits.

Je crois que la seule question qu’un auteur puisse opportunément se poser est de savoir pourquoi il veut publier son manuscrit, c’est-à-dire le rendre public, que ce soit en cercle restreint ou pour une large diffusion.

Quel est l’objectif ? La notoriété, l’argent, la reconnaissance, le statut social, la thérapie, l’engagement, le narcissisme, des messages à envoyer, une manière d’être au monde, que sais-je encore ? Je ne désapprouve aucune de ces motivations qui ne sont que les conséquences du déterminisme individuel. À chacun, donc, de voir midi à sa porte.

26 juin 2025

Carnet / Le point où j’en suis en politique (résumé à gros traits)

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Ne pas être de gauche ne fait pas de moi un homme de droite. Il m’est certes arrivé dans ma jeunesse de voter socialiste à l’époque où ce parti incarnait le centre gauche composé de bourgeois (qu’on appelait les « éléphants du PS ») comme j’aurais tout aussi bien pu voter pour le centre droit également tenu par des bourgeois (de culture chrétienne) car en ces temps lointains, c’était à peu près blanc bonnet et bonnet blanc, contrairement à aujourd’hui. 

J’ai aussi voté pour les socialistes car j’estimais avoir une dette envers eux puisque c’est du cabinet du ministre de la Défense de l’époque, Charles Hernu, que j’ai reçu par courrier la confirmation de ma réforme du service militaire. J’ai bien des défauts mais j’essaie de ne pas être ingrat. 

La maturité venant, j’ai estimé avoir payé ma dette et je suis devenu abstentionniste avant de recommencer à voter centre droit après les attentats en France (soi-disant perpétrés par des « loups solitaires » ainsi qu’on a tenté de nous le faire croire) qui ont précédé le choc que fut pour moi le 11 septembre 2001. 

Au deuxième mandat du président Macron et tout particulièrement après l’instauration des confinements et surtout du pass sanitaire, j’ai désormais réservé mes votes dans les différents scrutins aux seules personnes qui se sont immédiatement opposées avec courage et détermination à ces mesures. 

Aujourd’hui, je pense que les démocraties occidentales (pardon pour le pléonasme) ne peuvent être dirigées à peu près sagement et sereinement au plus haut niveau que par des bourgeois à l’ancienne mode, des gens de préférence corpulents et âgés d’au moins soixante ans.

Je me méfie comme de la peste de tout homme politique maigre au profil aquilin et j’ai une défiance naturelle et immédiate à l’encontre de tout dirigeant politique sportif, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme.

En politique, les bourgeois ne sont pas toujours brillants mais je les préfère aux aristocrates qui sont souvent des idéalistes c’est-à-dire des têtes brûlées alors que les bourgeois sont pragmatiques, surtout les bourgeois de culture chrétienne.

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, au vu du spectacle effarant donné par la classe politique européenne et surtout française, tout particulièrement à gauche, je suis très inquiet, non pas pour mon avenir (sauf si je vis jusqu’à cent ans), mais pour celui de mes petits-enfants et de leurs parents.