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13 mars 2019

Entre les lignes (1)

Dans un poème, l'auteur cherche sa vérité. S'il est réussi, le lecteur y trouve peut-être une part de la sienne.

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Photo Christian Cottet-Emard (Cascais, Portugal)

Extrait de Clefs des chants (notes pour un art poétique) dans l'édition de 1992 de mon recueil Le Pétrin de la foudre (© éditions Orage-Lagune-Express).  

 

 

02 novembre 2013

En deuil des vivants

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sur son office de ténèbres,
pour épouser ses deuils.

Mais la prière se mesure
à l’absence, à l’énigme,
au récit d’un été.

Les voûtes n’ont pas pu tenir
le retour d’une joie ancienne.
La nuit alourdit de pétales
la veillée des faux morts,
ceux dont l’oubli ne veut.

Variante (novembre 2013) d’un poème extrait de mon recueil Le Pétrin de la foudre, © éditions Orage-Lagune-Express, 1992.

22 février 2013

Passage de l’élégie

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Vasques et platanes à la clé de ce chant

Enfin les temples les arènes avaient fini par en mourir tandis que brasillaient dans les collines les buissons noirs de souvenirs

Puis après des années d’épines une parole en flamme en l’arbre sombre de mémoire

Les derniers ciels de ce pays accompagnaient au nord l’absent

Un orage dormant par les ifs et les vignes l’avait brouillé avec son ombre en lui léguant le goût des asperges sauvages dont les saveurs ouvrent la faim


Note : toujours en hommage au peintre Gabriel Guy récemment disparu, ce texte datant de la fin des années 80 (légèrement remanié aujourd'hui) paru dans mon recueil Le Pétrin de la foudre (éditions Orage-Lagune-Express, 1992). Pour cette édition, Gabriel Guy avait encarté le tournesol reproduit ici avec un assemblage différent de deux couleurs pour chaque exemplaire de tête. Il s'agit ici de l'encartage de mon exemplaire personnel avec la dédicace de l'artiste : « Premier livre ensemble et le deuxième ? Amitiés - G. Guy » .