02 avril 2023
Aujourd'hui, Les Rameaux
Les rameaux
L’hiver où nous logions comme des spectres dans la nuée
seul le halo de la bougie tremblant au coin de la
chapelle nous donnait corps
Maintenant que s’étend l’aube
et que se multiplie cette humble flamme
nous trouvons dans les haies cette ramure pour faire signe
à celui que nous ne connaissons pas encore
pour qu’il ouvre enfin la lourde porte
et nous redonne la clef que nous croyons perdue
Derrière elle en attente
sourient nos dormants
qu'éveillera un jour de liesse
cet invincible jour
(Extrait de mon recueil Veilleuses, sorti en novembre 2022).
Informations : ici
J'ai le plaisir d'informer mes lecteurs et lectrices d'Oyonnax (Ain) et de sa région que mes plus récents livres (dont celui-ci) sont disponibles au kiosque de l'hôpital d'Oyonnax.
Ces ouvrages continuent bien sûr d'être aussi disponibles en vente par correspondance sur Amazon et, pour les plus anciens, sur les autres principaux sites en ligne.
Comme d'habitude, les commandes, demandes de service de presse et de renseignements peuvent également m'être adressées personnellement par mail : contact.ccottetemard@yahoo.fr et par Messenger.
00:37 Publié dans Occident | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : veilleuses, poésie, christian cottet-emard, fêtes chrétiennes, catholique, rameaux, blog littéraire de christian cottet-emard, culture chrétienne, orage lagune express label, lézard, occident, ramures, occident chrétien, fête
22 février 2023
Aujourd'hui, Mercredi des Cendres (premier jour du Carême)
11 novembre 2022
Carnet / Du 11 novembre
Les commémorations sont nécessaires mais il faut hélas bien reconnaître qu'elles tournent de plus en plus en kermesses alors qu'elles devraient être des jours de deuil pour nous rappeler et surtout rappeler aux jeunes générations que les guerres, même celles qu'on dit « justes » sont de terribles escroqueries pour les peuples.
Un jour ou l'autre, après le massacre, les gouvernants négocient (parce qu'il n'y a tout simplement pas moyen de faire autrement) et ils boivent du champagne entre eux pendant que les simples soldats et les familles ont tout perdu.
Lors des commémorations, l'accent est hélas surtout mis sur l'héroïsme, ce qui contribue à légitimer la guerre et, d'une certaine manière, à trahir la mémoire des pauvres gens qui ont été embarqués dans cette lugubre absurdité et qui n'avaient ni désir ni vocation à devenir des héros malgré eux.
Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de comportements héroïques, notamment dans la solidarité et le secours mutuel de citoyens arrachés à leur famille et à leurs pays natal et jetés dans le chaos, mais il importe cependant de bien faire la différence entre ce type d'héroïsme et celui des têtes brûlées qui ne deviennent des héros (s'ils en réchappent) que par de rares coups de chance. La valorisation de cet héroïsme-là relève de la propagande belliciste et de l'imagerie militaire, non de la mémoire.
Sur ce point, on le voit encore aujourd'hui dans l'actualité, rien n'a changé dans la manière qu'ont les autorités gouvernementales de tous pays et de tous bords de considérer et pire encore de promouvoir la guerre quand cela sert leurs intérêts purement matériels.
Se trouver embarquer dans une guerre, c'est être là au mauvais endroit au mauvais moment, lorsque, comme disait René Char à ce sujet, la vie d'un homme peut être bue comme un verre d'eau.
Autres réflexions sur le 11 novembre : ici et là
14:15 Publié dans carnet, NOUVELLES DU FRONT | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 11 novembre, littérature, viry, jura, franche comté, oyonnax, ain, rhône-alpes, france, europe, commémoration, sdf, ordre établi, nouveau conformisme, engagement, vie privée, paix, sécurité, paix sociale, occident, individu, notion d'individu, anatole france, 14-18, première guerre mondiale, blog littéraire de christian cottet-emard, prairie journal, carnets, éditions orage lagune express