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29 septembre 2010

Salons et dédicaces : la foire aux poires

poire-coupelong.jpgOn me demande souvent pourquoi je me déplace rarement pour participer à des salons et dédicacer mes livres. Parce que je suis pantouflard bien sûr, paresseux bien sûr, parce que je n'ai pas le sens de l'orientation bien sûr, mais pour connaître la vraie raison, lisez le coup de gueule de Francis Mizio. Il explique ce que je suis moi-même fatigué de répéter depuis des lustres.

Photo de poire prise ici

10 septembre 2010

Annie Ernaux. Les Années

fb29ec0353be6136c71fb8b6bd98260e-300x300.gifPeu concerné par la rentrée littéraire et sa petite foire d’empoigne, je lis en ce moment en édition de poche (Folio) Les Années d’Annie Ernaux, chronique de l’après-guerre à nos jours où apparaît en filigrane le chemin parcouru par l’auteur de La Place, son livre le plus connu (Prix Renaudot).

J’étais rédacteur dans le quotidien local lorsque la tournée de promotion de La Place conduisit Annie Ernaux à Oyonnax dans les années 80. Peu férus de littérature, mes anciens chefs m’abandonnaient volontiers les entretiens, rencontres, signatures et conférences de presse avec les écrivains qui échouaient on ne sait trop comment dans cette bourgade.

Je me préparais donc à l’habituelle séance de photos après avoir lu La Place qui ne m’avait guère enthousiasmé avec cette « écriture plate » dont on nous rebat périodiquement les oreilles. De fait, j’avais trouvé ce livre bien plat.

Dans le même temps, nous avions renforcé l’équipe de pigistes, disons plutôt de correspondants locaux, pour cause de concurrence avec une autre feuille. Les correspondants locaux ne sont pas à la noce dans les quotidiens. C’est à eux qu’on refile les assemblées générales où l’on déblatère pendant des heures pour décider du tarif d’affranchissement des convocations pour l’an prochain.

Parmi les nouveaux correspondants, une jeune femme déclara qu’elle s’intéressait aux livres. Dans un bel élan de générosité qui n’était en réalité que l’expression de mon faible intérêt pour La Place et son auteur, je confiai donc à la nouvelle pigiste le soin de couvrir la rencontre avec Annie Ernaux. Sur ce, je partis quelques jours en congé.

À mon retour, je trouvai sur mon bureau une lettre furibarde signée par quelques enseignants d’Oyonnax. La nouvelle pigiste avait bâclé son article, et tout ce beau monde croyait que j’en étais l’auteur, ce qui me désola d’autant plus qu’elle avait émaillé sa prose peu flatteuse de quelques jolies fautes d’orthographe ! Je me consolai en pensant que des personnes prenant la peine d’envoyer une pétition pour défendre un livre et un écrivain ne pouvaient pas être tout à fait mauvaises.

Quant à Annie Ernaux, si j’en juge par ce deuxième livre que je lis, elle écrit toujours aussi « plat » , même si je remonte sans déplaisir le cours de ses Années qui sont aussi, à un peu plus d’une décennie près, les miennes. 

17 juin 2010

Tu écris toujours ?

tu-ecris-toujours.jpgUn article sur le magazine La Vie Littéraire

Sur le site du magazine La Vie Littéraire, un article de Didier Bazy à propos de mon dernier livre Tu écris toujours ? (éditions Le Pont du Change).

http://www.lavielitteraire.fr/index.php/tu-ecris-toujours--