04 mai 2026
Exemplaires numérotés et signés de l'édition originale de mon dernier roman, Le Songe de l'homme armé :

Une édition originale reliée, numérotée et signée de mon dernier roman Le Songe de l'homme armé est déjà en vente pour les amateurs de tirages de tête.
L'édition courante brochée sera quant à elle disponible à la fin du printemps. Les premiers exemplaires du service de presse ont été livrés.
Renseignements supplémentaires concernant les commandes de l'édition originale reliée : contact.ccottetemard@yahoo.fr
Texte de la postface :
Christian Cottet-Emard est un écrivain français profondément enraciné dans les paysages et la mémoire du Haut-Bugey et du Jura, où il vit et puise depuis toujours une part essentielle de son inspiration. Auteur singulier, inclassable, il construit depuis plusieurs décennies une œuvre où se croisent roman, récit, chronique, poésie en prose, méditation littéraire et journal intime, avec une voix immédiatement reconnaissable.
Publié depuis la fin des années 1970, il a fait paraître plus d’une vingtaine d’ouvrages, développant une œuvre nourrie par la fidélité aux lieux, aux êtres et aux traces laissées par le temps. Ses livres reviennent souvent vers les territoires du Haut-Bugey, d’Oyonnax, de Nantua, des montagnes jurassiennes et des petites villes de province, qu’il transforme en espaces littéraires chargés de mystère, de résonances et de mémoire. Chez lui, les paysages sont beaucoup plus que de simples décors : ils sont une présence, parfois même un personnage.
Écrivain du retrait plus que du vacarme, Christian Cottet-Emard cultive une littérature attentive aux détails infimes, aux vies discrètes, aux instants apparemment mineurs où se jouent pourtant les grandes questions humaines : le passage du temps, la solitude, la filiation, l’inquiétude métaphysique, le rêve, la perte et la persistance du souvenir. Son œuvre mêle souvent l’ironie douce, la gravité intérieure et une forme de fantastique latent qui affleure au cœur du réel.
Son univers littéraire, traversé par les ombres du romantisme, certaines tonalités du roman noir et une sensibilité poétique assumée, entretient aussi un dialogue constant avec la musique, les mythes, l’histoire et les figures de l’errance. Amateur de culture classique autant que de marges, il a fait de cette circulation entre érudition et quotidien une signature.
Parmi ses ouvrages marquants figurent notamment Le Grand Variable, Le Club des pantouflards, deux tomes de ses Carnets intitulés Prairie Journal et Sur un sentier recouvert, ou encore Tu écris toujours ? Manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage, livre singulier où l’humour se met au service d’une réflexion profonde sur la condition de l’écrivain.
Observateur aigu des êtres et des failles du monde contemporain, Christian Cottet-Emard poursuit une œuvre indépendante, à l’écart des modes, fondée sur une exigence de style et une fidélité rare à une vision intérieure. Cette liberté, alliée à une discrétion presque monastique, contribue à faire de lui une figure originale des lettres contemporaines.
Son écriture explore volontiers les frontières entre rêve et veille, mémoire et invention, histoire intime et légende, Moyen Âge et modernité, visible et invisible. Cette tension entre les époques et les strates du réel nourrit également ses projets romanesques les plus ambitieux, où l’imaginaire symbolique rejoint une méditation sur la violence, le sacré et la destinée humaine.
Habité par la région du Haut Bugey et du Jura, ses forêts, ses hivers, ses pierres et ses silences, Christian Cottet-Emard inscrit son œuvre dans une géographie intérieure où le territoire devient métaphore. Ses livres composent peu à peu une sorte de cartographie secrète, un monde cohérent où chaque ouvrage dialogue avec les précédents.
Écrivain de la fidélité à soi-même, du songe et de l’inquiétude féconde, Christian Cottet-Emard poursuit aujourd’hui une œuvre rare, dense et profondément personnelle, portée par cette conviction que la littérature demeure l’un des derniers lieux où l’homme peut encore interroger son énigme. (J V d A, © Club Cigare Info, bulletin interne)
18:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le songe de l'homme armé, roman, christian cottet-emard, édition numérotée, édition originale, tirage de tête, édition courante, édition reliée, édition brochée
01 août 2017
Carnet / Des librairies : point de vue d’un auteur lecteur client
Je ne fais guère la fortune des libraires car j’achète principalement des livres de poche. J’ai gardé cette habitude de quelques lointaines époques impécunieuses et aujourd’hui encore, je répugne par réflexe à payer vingt euros un ouvrage que je retrouverai en édition de poche quelques mois après sa parution, surtout s’il s’agit d’une nouveauté que je me risque à découvrir.

Souvent, je juge les couvertures des éditions de poche plus attractives que celles des éditions d’origine. Dans ma pratique d’auteur (je préfère employer ce terme à mon propos plutôt que celui d’écrivain car un auteur ne peut à mon avis se prévaloir lui-même du titre d’écrivain) les collections de poche me font plus rêver que la pléiade !
Bon nombre des livres que je possède en éditions brochées mais aussi en éditions de poche proviennent du marché de l’occasion (libraires d’anciens, soldeurs) et de vente par correspondance (Fnac, Amazon).
Même si j’apprécie de m’approvisionner parfois en librairie (une belle librairie avec beaucoup de stock est toujours un plaisir), je dois dire que dans mon parcours d’auteur publié par de petites maisons d’édition, je n’ai guère trouvé de soutien de la part des libraires quand ce n’était pas du mépris voire de l'hostilité franche ou sournoise, excepté dans quelques maisons de presse.
Ces expériences négatives en tant qu’auteur auprès des libraires m’ont ennuyé tant que la distribution de mes œuvres dépendait exclusivement de leur circuit, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui grâce à internet et en particulier à Amazon.
Je suis bien conscient des difficultés que rencontrent les libraires dans leur pratique commerciale (j’ai d’ailleurs suivi jadis une petite formation d’un an à ce métier, cursus associé à des stages en magasin) mais le monde marchand étant ce qu’il a toujours été, une belle foire d’empoigne, je n’ai ni les moyens ni la volonté d’être un auteur et lecteur militant de la défense du petit commerce tout comme le petit commerce n’a ni la capacité ni la vocation à militer pour la survie des éditeurs indépendants et des auteurs confidentiels.
Actuellement, lorsque quelqu’un me fait l’amabilité d’ouvrir un de mes livres, c’est qu’il se l’est procuré en ligne, notamment sur Amazon, directement auprès de l’éditeur, sur le marché de l’occasion, lors de quelques salons du livre auxquels il m’arrive rarement de participer ou en lecture publique quand les bibliothécaires veulent bien accueillir mes ouvrages dans leurs collections.
Je n’ai ni à me plaindre ni à me réjouir de ce constat simplement significatif, y compris à mon minuscule niveau, des récentes évolutions du commerce de détail des livres et autres biens culturels.
L’avenir des librairies me paraît assez sombre. Les petites qui n’apportent pas un service client spécifique et efficace pour compenser le handicap bien compréhensible de stocks restreints sont vouées à disparaître. Les autres enseignes à peu près indépendantes et de plus grande envergure s’adaptent tant bien que mal aux récentes et rapides évolutions du marché du livre mais parfois au prix d’une standardisation de leur offre.
À elles de ne pas oublier que pour le client, s’approvisionner en livres, notamment en livres à faibles tirages ou en éditions anciennes (je ne parle pas ici de la bibliophilie qui constitue un marché à part) n’est pas près d’être un problème grâce à internet. Dans cet environnement commercial difficile pour elles, il leur appartient de prouver qu’entrer dans une librairie avec l’agrément de trouver des nouveautés mais aussi avec l’espoir de dénicher le mouton à cinq pattes (*), fût-il couvert de poussière, est un plaisir encore supérieur à celui d’être rivé à un écran pour faire venir un livre ou un disque de l’autre bout du monde en payant un centime de port.
(*) J’appelle mouton à cinq pattes un livre qui ne peut être tracé aussi efficacement qu’une nouveauté : non référencé sur les bases de données habituelles, dépourvu de code barre, n’ayant pas fait l’objet d’un dépôt légal en raison de son faible tirage, auto-édité ou édité à compte d’auteur, épuisé ou publié par un micro-éditeur ou encore publié par un éditeur qui a disparu. Un mouton à cinq pattes peut être aussi tout simplement un livre à rotation lente... Hélas.
Photo : détail d'une fresque murale à Arbent (Ain).
17:22 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnet, note, journal, opinion, humeur, blog littéraire de christian cottet-emard, librairie, marché du livre, édition, commerce, médiathèque, bibliothèque, maison de presse, commerce du livre, distribution, petits éditeurs, lecteur, client, libraire, stock, base de données, amazon, fnac, vente de livres par correspondance, vente de livres en ligne, frais de port un centime, livre de poche, édition de poche, édition brochée, nouveauté, livre d'occasion, soldeur, poche, rayon, livre à rotation lente, livre épuisé, témoignage, christian cottet-emard, mouton à cinq pattes, bibliophilie, libraire d'anciens, avenir des librairies, fresque murale arbent ain, arbent, devanture librairie, vitrine librairie





























