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22 juillet 2011

Festival Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée

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Après une édition 2010 marquée par la pleine adhésion du public au festival, c’est du 22 au 30 juillet 2011 qu’aura lieu le prochain festival Voix Vives, de Méditerranée en Méditerranée.
 
Au cœur de l’été sétois, une centaine de poètes issus de tous les pays de la Méditerranée seront de nouveau présents sur les places, dans les jardins et dans les rues du Quartier Haut pour des rencontres, débats, lectures… et gageons que, en ces temps de bouleversement du monde arabe, l’accueil de ces poètes sera un moment fort d'enthousiasme, de partage des cultures et de réflexion sur notre monde.
 
Parmi les 97 poètes originaires de 39 pays, notons:
 
- Antonio Gamoneda, l’un des plus grands poètes espagnols
 
- Salah Faik, poète irakien exilé ayant fait dans son pays plusieurs années de prison pour délit d’opinion
 
- Moncef Ghachem, grande voix de la poésie tunisienne – Tunisie, qui sera cette année au festival, porteuse d’une odeur de jasmin
 
- Nouri Al Jarrah, poète syrien en exil à Londres, reconnu comme l’une des plus grandes voix de la poésie arabe contemporaine
 
- Roberto Mussapi, immense poète italien traduit par Jean-Yves Masson et dont les publications en France sont préfacées par Yves Bonnefoy (La veneziana)
 
- Salma Khadra Jayyusi, poète palestinienne, grande voix de la poésie arabe féminine
 
- Andrée Appercelle, une écriture belle et personnelle, son œuvre poétique abondante a été couronnée de nombreux prix
 
- Abbas Beydoun, grand poète libanais qui avait été invité l’an dernier, mais qui n’avait pas pu venir car victime d’un grave accident de la route dans la semaine précédant le festival
 
- Tal Nitzan, voix féminine israélienne dont la poésie, traduite dans de nombreuses langues, est indissociable de son militantisme pour la paix
 
- E,t bien entendu, Salah Stétié, le président d’honneur du comité international de coordination ainsi que  Sapho, la marraine du festival
 
 
Dans le programme de 400 événements proposés au public, douze spectacles se déroulent au Théâtre de la mer, sur la scène du Château d’eau et Place des Herbettes. Parmi les temps forts, notons que c’est dans la correspondance d’Antonin Arthaud, et plus particulièrement dans les poèmes sur son amour pour Genica, sa maladie, sa jalousie et sa folie que Carole Bouquet a puisé les textes de la lecture musicale qu’elle propose le samedi 23 juillet. Avec la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, Fanny Ardant a conçu et interprètera pour la première fois sur scène le lundi 25 juillet Le Navire night, œuvre dans laquelle Marguerite Duras convoque des thèmes qui lui sont chers : l’amour, le désir et la solitude.  

Enfin, de poésie il sera également question lors du concert de Juliette le mercredi 27 juillet : le No parano show est un récital de textes pleins d’humour, volontiers provocateurs, délicatement posés sur des musiques jazzy et enlevées. À travers cette programmation éclectique et de haut niveau – sans être élitiste–, le festival souhaite montrer la diversité de la création poétique et artistique de Méditerranée.

À l'affiche, Patrick Dubost, l'un des nombreux poètes invités du festival.

01 juillet 2011

De l'été vaste comme un rêve la campanule fait son miel

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Chez moi, depuis le banc derrière la maison.

09 juin 2011

Je me souviens toujours du temps qu'il a fait

le grand variable,éditions éditinter,christian cottet-emard,temps,nuage,ciel,météo,usine,voiture,puanteur,industriecar rien d'autre ne m'intéresse vraiment. À l'école, déjà, mon attention se dispersait dans l'espace vide de la fenêtre à la moindre variation de ce ciel où je plongeais avec délice.
« Es-tu avec nous ? » s'énervait le maître.
Aujourd'hui, c'est pareil, sauf que je peux me payer le luxe d'ouvrir la fenêtre, y compris au bureau, lors d'une réunion avec des petits chefs.
« Êtes-vous avec nous ? »
Je ne réponds rien. Non, je suis contre vous mais je ne peux vous le dire de vive voix si je veux vous combattre avec efficacité. Sachez que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir vous combattre, individuellement, chacun à notre manière, chacun dans notre coin, par notre façon d'être et de vivre, mais tellement nombreux, de plus en plus nombreux ! Un tilleul m'envoie un signal tout odorant d'averse et d'éclaircie. Il existe encore, ce parfum, malgré la puanteur des usines et des voitures... La puanteur du monde industriel et marchand.
« Eh ! Vous ! » s'impatientent les petits chefs.
Presque toujours à mon insu, je pense à autre chose, à quelque chose qui n'a aucun rapport avec l'instant que les petits chefs essayent de confisquer, à quelque chose qui a si peu de consistance que j'aurais bien du mal à le nommer, à quelque chose de dangereux pour eux mais de si bon et nécessaire pour nous tous.

Extrait de mon livre LE GRAND VARIABLE, éditions Éditinter, 2002, épuisé.