Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 février 2021

Rue du lundi

estime-toi heureux©,christian cottet-emard,l'alerte joyeuse,aux grands jours,club littéraire des amateurs de cigares,joaquim vaz de andrade éditeur,lisbonne,blog littéraire de christian cottet-emard,club,littérature,poésie,photo christian cottet-emard,image christian cottet-emard,portugal,voyage,promenade,rêve

Nous voilà bien  ! Au milieu des masques  ! Le nez collé contre l'asphalte.

 

Fâcheuse posture  ! Je ne suis pourtant pas seul à lever les yeux, à vouloir les garder ouverts sur les couleurs de l'air, les formes qu'il chérit.

 

Et l'on nous taxe de rêveurs, moi l'incurable des nuages, nous, inconsolables de la terre  !

 

Qui reconnaître  ? Vous, que les dortoirs, les guichets, les pointeuses et les gradins n'ont pas encore avalés  ?

 

Oui, vous, les rescapés du mauvais rêve  ! On vous parle  !

 

Extrait de mon dernier recueil Aux grands jours, Club, été 2020.

(Première publication de ce texte dans L'Alerte joyeuse, Orage-Lagune-Express, 1997.) 

Image © Christian Cottet-Emard

26 juin 2020

La grande traversée

© éditions orage lagune express,estime-toi heureux,christian cottet-emard,poème,poésie,blog littéraire de christian cottet-emard,poèmes de preben mhorn,bateaux en papier,parcs municipaux,bassin,fontaine,poisson,parc rené nicod,oyonnax,ain,haut-bugey,rhône-alpe auvergne,france,europe,traversée,aventure,voyage,caravelle,rêve,empreinte électronique n°,office notarial m,archive n°,dépôt,antériorité

Les poèmes sont des bateaux en papier

 

Des enfants mais aussi des adultes sérieux les envoient naviguer dans les bassins des parcs municipaux

 

Comme les caravelles ils connaissent la vaste aventure de toute traversée

 

L’employé qui nettoie les bassins est mécontent de cette habitude salissante

 

mais il accroche de sa perche bien d’autres débris que ces éphémères papiers pliés

 

et cette idée que des adultes sérieux puissent armer ces frêles esquifs finit par lui sourire 

 

sans qu’il prenne le temps de s’expliquer pourquoi

 

Extrait de mon recueil Estime-toi heureux © éditions Orage-Lagune-Express 2020. Photo Christian Cottet-Emard.

 

 

 

 

19 juin 2020

Carnet / Double ville

carnet,note,journal,autobiographie,voyage,tourisme,carnet de voyage,carnet de lecture,lisbonne,portugal,vision,rêve,réalité,imaginaire,réel,antonio tabucchi,fernando pessoa,littérature,poésie,blog littéraire de christian cottet-emard,bernardo soares,hétéronyme,christian cottet-emard,lieu dit,lieu d'être,capitale,ville

Photo CC-E

Je relis Requiem d’Antonio Tabucchi, lu pour la première fois en 2000. À cette époque, je ne connaissais pas Lisbonne. J’ai décidé de m’y rendre en octobre 2013 pour m’y promener dans les pas de Fernando Pessoa. C’est après tout une façon comme une autre de découvrir une ville. J’y suis retourné en septembre 2014 ainsi qu’en juillet et décembre 2016. J’espère y séjourner encore dès que possible.

Dans Requiem de Tabucchi, le narrateur s’endort sous un mûrier en lisant le Livre de l’intranquillité de l’hétéronyme Bernardo Soares avant de se perdre en rêve dans une Lisbonne caniculaire et déserte, propice aux rencontres avec des vivants parfois fantomatiques et des morts qui semblent avoir encore un pied dans la vie. Les rues, les quartiers et les squares sont nommés avec précision, ce qui n’évoquerait rien au lecteur n’ayant jamais visité la ville s’il n’y avait bien sûr la puissance de suggestion de Tabucchi.

C’est ainsi qu’à la lecture de Requiem s’est formée dans mon esprit une Lisbonne imaginaire à laquelle s’est ajoutée la Lisbonne réelle de mes séjours au cours desquels j’ai marché des journées entières et tard dans la nuit. Les deux visions se sont alors emboîtées pour n’en faire qu’une, ce qui constitue pour moi l’unique et merveilleuse expérience de la ville véritablement vécue comme lieu dit et lieu d’être.

carnet,note,journal,autobiographie,voyage,tourisme,carnet de voyage,carnet de lecture,lisbonne,portugal,vision,rêve,réalité,imaginaire,réel,antonio tabucchi,fernando pessoa,littérature,poésie,blog littéraire de christian cottet-emard,bernardo soares,hétéronyme,christian cottet-emard,lieu dit,lieu d'être,capitale,ville

Photo CC-E