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23 juin 2017

Interlude

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Grosse flemme

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Sieste

 

16 mars 2017

Poèmes du bois de chauffage / L’éclaircie nocturne

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Après la pluie du jour le ciel est en désordre dans la nuit

Pauvres troupeaux transis qui soufflent qui soupirent dans l’herbe noire des prés mouillés

Moi je suis sous l’averse de mes vœux pieux et matérialistes provoquée par chaque étoile filante en l’éclaircie nocturne

C’est encore de la vie ces feuilles sèches dans les haies où dorment jeunes et vieux merles

Une drôle de vie qui promet à chaque bois vert un lointain destin de bûche

Au bon plaisir d’âmes inquiètes et grises qui persistent à rêver contre toute évidence d’un feu de joie

 

Extrait de Poèmes du bois de chauffage, © Éditions Orage-Lagune-Express, 2017.

Ciel nocturne sur les frênes derrière chez moi (photo Marie)

 

08 octobre 2016

Carnet / Du vrai luxe

Beaux jours d’octobre. Peu créatif en ce moment mais satisfait d’être capable de ne rien faire, de tout lâcher autant qu’il me plaira.

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Conscient du luxe de pouvoir suspendre toute activité, tout contact, toute écriture, tout projet, au seul profit de la sensation immédiate (lumière, soleil, brise, miroitement des jours clairs).

J'ai certes beaucoup échoué mais au moins ai-je réussi cet art de m’absenter, de m’immobiliser. Voilà quelque chose que personne ne peut m’enlever et sur quoi personne n’a la moindre prise, comme si je devenais, un temps donné, une pierre tiède sous le ciel ou dans le clapotis d’un ruisseau.

Moi qui suis souvent si triste et pourtant bon vivant, disponible aux petits bonheurs, je me réjouis d'exceller en ce provisoire détachement, en cette capacité à prendre l’air et la lumière comme un arbre, à moins bouger que la statue de Diane qui dans ces moments-là ne peut m’atteindre de ses flèches.