05 septembre 2026
Vient de paraître :
Une nouvelle édition reliée de mon roman L’enfant qui n’inquiétait pas les oiseaux (format plus grand que l’édition brochée parue en février dernier et couverture rigide).
Puisque c’est moi qui gère le petit effort de promotion sur le plan local (la zone d’Oyonnax et sa région), les demandes d’exemplaires de service de presse pour ce secteur doivent m’être adressées directement en m’envoyant un mail à contact.ccottetemard@yahoo.fr
Résumé de quatrième de couverture :
« Une enfance provinciale dans les années 1960 à Oyonnax, la cité du peigne, de la lunetterie et des matières plastiques, celle de Till avec son ange gardien, le vieux Christiansen, qui roule en cyclomoteur et qui ouvre les coffres-forts ! » (Communication Salon du livre de Nantua)
« Un roman débordant de tendresse, de fantaisie et d'humour. Un livre qui offre un grand bol d'air frais tout droit venu des forêts de l'Ain et du Jura. » (Club cigare info)
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27 août 2026
Parution début septembre : OYONNAX DANS MES LIVRES

L'ancienne pépinière de la forêt de la Brétouze (à partir d'une photo prise par l'auteur au début des années 1980)
Avant-propos du livre
Il m’a fallu du temps pour considérer Oyonnax, où j’ai le plus longtemps vécu, comme un décor de roman aussi digne d’intérêt que ceux fournis par d’autres cités où j’ai voyagé et séjourné, certes sans commune mesure avec cette ville du Haut-Bugey, qu’il s’agisse entre autres de Venise, Rome, Florence, Lisbonne, Porto, Barcelone et Lyon. J’ai dû convoquer ce qui restait de ma mémoire d’enfant pour laisser remonter des images fugaces, en vérité des signes annonciateurs des premières manifestations de la fiction à l’œuvre dans ma conscience. Beaucoup plus tard, très exactement à l’époque où j’ai enfin réussi à équilibrer le fond et la forme dans mes écrits littéraires, vers l’âge de quarante ans, ma ville de résidence m’est alors apparue sous un autre jour. Bien sûr, il ne s’agissait pas de la décrire en vue de produire une littérature régionaliste, mais au contraire de l’intégrer à la vie et à l’expérience de mes personnages : mieux que les faire entrer dans le décor, faire entrer ce décor en eux. C’est bien ainsi qu’Oyonnax est devenue pour moi une ville littéraire, sous l’effet du regard que mes personnages de fiction portent désormais sur elle, un regard qui modifie le mien jusqu’à permettre l’émergence de lignes, de perspectives et d’horizons non pas nouveaux (puisque qu’on reste dans la banalité d’une ville de province) mais chamboulés, déformés ou mélangés comme dans un kaléidoscope. De ce fait, les lieux familiers aux lecteurs, reconnaissables et souvent cités avec précision, changent d'aspect tout en restant eux-mêmes, ainsi que cela se produit parfois dans les rêves. Les petites rues débouchent ailleurs, les passages se mélangent et se dispersent dans des labyrinthes, les squares du temps passé réapparaissent. Tout reste vrai, mais dans le désordre ou, comme on voudra, dans un ordre différent. La petite gare dort au fond de sa pendule, l’eau de la rivière (l’Ange ? le Lange ? (1) la Sarsouille ?) est fantasque comme le rire tumultueux d’une jeune fille (bien que la rivière soit toujours pareille à elle-même quel que soit son nom), les bancs publics flottent dans un bleu qui pourrait tout aussi bien être celui du ciel que celui de la mer, le boulevard Dupuy, sous l'effet du temps, s’étire comme un élastique, des nappes de brouillard roulent sous le porche de l’église Saint-Léger et les guirlandes de Noël se rallument toutes seules dans les platanes après le jour de l’an.
Le rôle des parcs publics dans cette redistribution de l'espace est prépondérant parce que ces lieux sont à la fois au cœur de la ville et hors d'elle, au centre des activités urbaines et pourtant isolés de celles-ci en une sorte de bulle spatio-temporelle. Calme et temps ralenti, c'est toujours ainsi que se caractérisent pour moi les parcs où j'ai flâné, y compris ceux d'Oyonnax, René Nicod et l'Oyonnalithe. Bon nombre de mes livres y sont nés alors que je me reposais sur un banc en écoutant l'eau de la fontaine aux poissons en métal peints en vert, déplacée depuis l'entrée du parc Nicod et réinstallée tout près de la rivière Sarsouille en un simple bassin où l'on a fort heureusement conservé les fameux poissons. Dans mes livres où je la mets en scène, Oyonnax peut être directement nommée ou apparaître en filigrane. Je ne m'interdis pas de changer des noms de rues, de quartiers ou de cours d'eau.
Dans un de mes ouvrages (absent de cette petite anthologie personnelle pour des raisons de droit éditorial), j'ai transformé le nom de la rivière Sarsouille en Salsaville. Je n'ai pas choisi ce nom par hasard, mais à la suite d'un épisode de mon ancien métier de rédacteur au quotidien Le Progrès dans les années 1980. À cette époque, les articles des journalistes étaient saisis par des secrétaires ou des clavistes souvent mises en difficulté par des écritures manuscrites, ce qui favorisait la présence de fréquentes coquilles dans les textes composés. Ainsi est née une nouvelle rivière à Oyonnax, sous les doigts de fée d'une claviste soumise comme toutes ses collègues et comme moi-même à l'obligation de travailler trop vite. Mes pattes de mouche se résumaient à quelques lignes relatant le débordement de la paisible Sarsouille. Pas étonnant qu'en franchissant ses ponts, elle se soit métamorphosée en une sautillante Salsaville !
Prendre toutes sortes de libertés avec la géographie et la toponymie est un plaisir d'auteur auquel je trouverais dommage de renoncer, surtout si cela peut stimuler aussi l'imagination lors de la lecture. Par exemple, je ne m'en suis pas privé dans une nouvelle de mon recueil Mariage d'automne intitulée Rendez-vous à Pré Nuble. Le nom de ce lieu-dit proche de ma résidence jurassienne située à une petite dizaine de kilomètres d'Oyonnax est en lui-même si étrange que je l'ai conservé dans le titre, ce qui ne m'a pas empêché d'en rapprocher le décor forestier d'un paysage fluvial où apparaît une péniche que j'ai nommée par euphonie l'Avilante parce qu'au moment de la désigner, j'ai pensé à la vie lente qu'on peut mener sur ce bateau. J'avais bien sûr aussi dans la tête le nom de la péniche du film de Jean Vigo, l'Atalante.
Ce que j'ai confié dans cet avant-propos explique que malgré mon goût pour les voyages essentiellement touristiques, je ne suis pas un voyageur. Ainsi que je le précise au début de mon livre L'Italie promise, jamais l'illusion des lointains ne m'a taraudé. Seul m'importe le retour. Là sonne pour moi l'heure du vrai voyage, lorsque, l'hiver, j'aperçois de loin le passant des rues mornes, l'arpenteur mélancolique des dimanches soirs oyonnaxiens qui sait rêver chez lui et avec ce qu'il a sous les yeux à un ailleurs improbable parce qu'il y est obligé !
(1) Certains oyonnaxiens sont encore partagés sur le «vrai» nom de la rivière. Ma préférence va à l'Ange.
© Éditions Orage Lagune Express, droits réservés. Une édition limitée hors commerce de ce livre est disponible pour les collectionneurs et bibliophiles (me contacter à contact.ccottetemard@yahoo.fr)
16:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oyonnax, ain, haut bugey, rhône alpes, france, europe, christian cottet-emard, anthologie personnelle, oyonnax dans mes livres, orage lagune express, édition, publication, droits réservés, dépôt légal, dépôt office notarial n°, blog littéraire de christian cottet-emard, photos, pépinière de la brétouze
23 mai 2026
Dédicaces aujourd'hui samedi à l'Écho des pierres à Bellignat sur le stand de la librairie Buffet

Mes livres, notamment le dernier paru, L'enfant qui n'inquiétait pas les oiseaux, sont en vente au stand de la librairie Buffet au Pré de la Ferme à Bellignat aujourd'hui samedi 23 mai de 10 H 30 à 19 H à l'occasion de l’évènement L’ÉCHO DES PIERRES, organisé par ECAIA. Je les signerai sur demande.
Extrait de la quatrième de couverture :
Dans la lignée de ses Chroniques oyonnaxiennes qui explorent aussi le thème d’une enfance dans le Haut-Bugey, Christian Cottet-Emard puise à nouveau dans ce vivier inépuisable que sont ses souvenirs pour en extraire cette fois un roman débordant de tendresse, de fantaisie et d’humour.
Voici un livre qui offre un grand bol d’air frais tout droit venu des forêts de l’Ain et du Jura.
(J. V. d A, Club cigare info)
Retrouvez le boulevard Dupuy et ses jardins, la promenade forestière de la Brétouze, le parc René Nicod, les environs du chemin de la guerre et l'atmosphère d'Oyonnax (le quartier du marchand de bonbons Le p'tit vieux près de l'église Saint-Léger) à la fin des années soixante à travers le regard de Till, l'enfant qui n'inquiétait pas les oiseaux, et celui du vieux Christiansen, son ange gardien au guidon de sa « bleue » (*) .
(*) Cyclomoteur Motobécane conçu en 1957.
Prix du livre : 12 €
01:08 Publié dans Agenda/Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dédicace, signature, christian cottet-emard, l'enfant qui n'inquiétait pas les oiseaux, roman, littérature, orage lagune express, librairie buffet, écho des pierres, ecaia, bellignant





























