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24 décembre 2013

Cher Pépère-Noël

père noël,noël,vœux,protéger,fâcheux,politiquement correct,morale,consensus,conformisme,nouveau conformisme,bonne conscience,ligues de vertu,valeurs,bénévolat,pochette-surprise,blog littéraire de christian cottet-emard,entreprise,entrepreneur,esprit d'équipe,sport,compétition,arnaque,bourrage de crâne,pépère noël,nain de jardinTu as beau avoir une tête de nain de jardin et bosser pour Coca Cola, je t’aime bien quand même et j’ai quelques petites choses à te demander.
Protège-nous des petits chefs
Protège-nous des DRH
Protège-nous des supérieurs hiérarchiques
Protège-nous des entrepreneurs
Protège-nous des bénévoles
Protège-nous des retraités dynamiques bénévoles
Protège-nous de ceux qui exaltent l’esprit de compétition
Protège-nous des compétiteurs
Protège-nous des élus qui aiment le sport
Protège-nous des épouses de patrons esclavagistes et licencieurs qui font la quêtent à l’entrée des hypermarchés pour collecter des fonds au profit des indigents et des bonnes œuvres
Protège-nous de ceux qui s’engagent
Protège-nous de ceux qui s’indignent
Protège-nous de ceux qui se stéphanehesselent
Protège-nous de ceux qui débordent d’amour pour l’humanité souffrante mais qui sont durs pour leurs proches
Protège-nous de ceux qui aiment tout le monde en général mais personne en particulier
Protège-nous de ceux qui n’ont pas lu Le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie
Protège-nous des performants
Protège-nous de ceux qui ne travaillent pas que pour l’argent
Protège-nous de ceux qui nous demandent d’aimer nos ennemis
Protège-nous de ceux qui ont l’esprit d’équipe
Protège-nous de ceux qui veulent nous pousser à nous dépasser
Protège-nous de ceux qui veulent dépasser les limites
Protège-nous de ceux qui pensent que tout est question de volonté
Protège-nous de ces fâcheux

02 mars 2009

Fantôme au sommaire

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne submerge pas les revues littéraires de mes envois. Lorsque l’une d’elles publie un de mes textes, il s’agit le plus souvent d’une commande ou d’une invitation. La probabilité d'être au sommaire d’une de ces revues en même temps qu’un ancien éditeur à compte d’auteur abusif qui se dit poète était donc faible. Par je ne sais quelle ironie du sort, cela vient de se produire.
Aux rivages de la cinquantaine, je ne vais pas gâcher mon plaisir de renouer avec cette revue de qualité qui fut la première à me publier alors que je n’avais pas vingt ans, sous prétexte d’y retrouver, je ne dirais pas la signature, mais la trace de cet individu. J’avais expérimenté ses magouilles à la fin des années 70 du siècle dernier alors que je ne connaissais rien aux pièges et aux réalités de l’édition.
Je suis tenté d’attribuer ce clin d’œil ou plutôt ce rictus du destin au hasard, à moins que ce fantôme du compte d’auteur à l’ancienne, besogneux valet des Chiffres, ne trouve aujourd’hui d’autres loisirs à ses vieux jours que d’inonder les comités de rédaction de ses « Lettres » . La prescription dont il bénéficie désormais en raison de son grand âge m’autorise à lui souhaiter d’être mieux traité par la poésie qu’il ne la traita lui-même, jadis par ses petites entreprises et maintenant par la pauvre plume dont il signe ses « poèmes » .