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01 octobre 2022

Carnet de nuit

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C’est parce que je voudrais écrire un livre gorgé de soleil que j’ai rendez-vous chaque nuit sous la petite lampe bleue.

***

Pourquoi vouloir faire advenir des formes comme en sont les poèmes dans un monde qui en est rempli et qui est lui-même l’une d’elles ?

***

J’ai tellement horreur du travail que je fais tout ce que je peux pour le dissimuler dans ce que j’écris. Je voudrais qu’on puisse croire que mes livres sont venus tout seuls sans que j’aie à fournir d’effort, qu’ils donnent l’impression d’avoir été écrits sous la dictée, comme si une puissance supérieure eût fait de moi son instrument d’écriture.
Si quelqu’un me dit : « Ce livre a dû te demander beaucoup de travail », je suis triste et un peu vexé parce que pour moi, cela signifie que pour le lire, le lecteur a probablement été contraint de fournir un effort, c’est-à-dire quelque chose de pénible.

 

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Commentaires

Pourquoi se «torturer» à l'idée qu'en lisant vos écrits témoins de votre labeur, le lecteur (ou lectrice) subirait une conséquence de cet état que vous décrivez...?
Vous même en tant que lecteur, pensez-vous et ressentez-vous cette impression ?
Personnellement pour avoir lu certains de vos ouvrages, ce n'est pas le ressenti immédiat, et ce qui se passe entre celui qui donne (l'écrivain) et celui qui reçoit (le lecteur/lectrice) par le passage (témoin) du livre, est me semble-t-il multitudes de sentiments, d'impressions variées et parfois intimes, alors même si il y a une transaction financière, même si beaucoup de personnes parlent d'une même voie pour ce qu'a déclenché le livre en eux, cela reste une expérience toute personnelle.....
Même si je peux être attentif au témoignage d'un auteur concernant l'insant T de sa production littéraire à un moment donné, peu m'importe ce que cela a engendré pour lui, mon intérêt reste uniquement dans le fait que j'ai pu m'insérer au travers des pages et des lignes, et m'évader au fil des mots comme si pendant le temps de lecture un lien réciproque entre l'ouvrage et moi même se créait, un état vraiment particulier.
Si l'ennui et le désintérêt viennent à s'imposer, alors je lâche le livre et je m'en débarrasse.....
Fini pour moi le temps de faire un «effort» pour lire un livre et essayer de comprendre, je ne veux plus perdre mon temps, il doit y avoir une adaptation voire une adoption immédiate entre nous des les premiers mots, et si c'est le cas, une complicité fera que l'on parcoura le chemin éphémère ensemble jusqu'au bout, et c'est seulement à ce moment là que je pourrais dire au final que j'ai aimé ou pas, avec une certitude, je ne relirai jamais un même livre, même si ce dernier m'a beaucoup plu.....
Personnellement je garde très peu les livres, je les donne la plupart du temos même si je les ai acheté, si je reste fasciné par l'existence des bibliothèques aussi bien de certains particuliers, que celles d'institutions privées et publiques, je n'éprouve pas le besoin de cela.
Après tout la plus extraordinaire des bibliothèques n'est-elle pas celle de notre cerveau, là ou se trouve quelque part tout ce qui a pu être lu, dévoré avec enthousiasme et émotion !?
L'idéal serait d'avoir une sorte de «Palais Mental» où se logerait une bibliothèque des livres que l'on aurait lu, avec la possibilité de se promener entre les rayons pour les retrouver et se souvenir d'eux presque physiquement et pourtant uniquement par l'esprit.......

Écrit par : un lecteur intéressé | 01 octobre 2022

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