25 janvier 2025
Un bref extrait de mon dernier roman
Personne ne traîna à la plage. À la villa, tout était prêt depuis la veille, surtout les musiciens de l'orchestre qui avaient procédé le matin aux derniers réglages techniques, ce qui allait leur permettre de faire leur entrée officielle dès le début de la soirée.
Avant le crépuscule, la terrasse ombragée et décorée de lanternes en verre retentit des premiers accords du combo formé pour l'occasion par un ami de Giulietta, un certain Guido, saxophoniste, qui fit une entrée tonitruante avec son passager, le trompettiste, au volant d'une Triumph TR3A en référence directe au thème de la soirée et en particulier à la passion de Giulietta pour les films de Federico Fellini.
Quant au batteur, au guitariste, au vibraphoniste et au contrebassiste, ils suivaient dans une Renault Caravelle bleu ciel qui fit aussi sensation.
On ne voulait à aucun prix décevoir Giulietta et la palme revint au clarinettiste, son cousin, qui fut ovationné lorsqu'il arriva en compagnie du pianiste en Alfa Romeo Giulietta Spider 1961 rouge.
Puisque Giulietta désirait qu'on mît au programme ses musiques de films préférées du grand réalisateur, il fallut augmenter le combo d'un synthétiseur que le propriétaire parvint à transporter par miracle dans son petit cabriolet Bianchina Eden Roc.
Richard se demandait si ces autos étaient louées ou si elles appartenaient à leurs conducteurs. Il se garda de poser la question mais le grand Lucas qui avait déjà bien testé le bar et le buffet ne se priva pas de commenter ce défilé, comme s'il avait lu dans le regard songeur de Richard. Ces types sont de bons musicos, fit-il remarquer, mais heureusement qu'ils ont papa et maman pour se payer ces bagnoles de collection.
Ce roman est disponible par correspondance ici. Prix : 10,55 €. (Pour les personnes d'Oyonnax et sa région, on peut maintenant le trouver en vente au kiosque de l'hôpital d'Oyonnax ou le demander à la librairie Buffet d'Oyonnax. Pour tout renseignement complémentaire ou commande directe, on peut m'écrire à contact.ccottetemard@yahoo.fr ou dans les commentaires de ce blog.
00:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman, littérature, effets et prodiges de la lune, destin, voyageur, train, gare, oyonnax, venise, france, italie, art, gare d'oyonnax, gare de venise santa lucia, christian cottet-emard, ville natale, alain coutty, fresque, brasserie du chemin de fer, autorail, blog littéraire de christian cottet-emard, kiosque hôpital d'oyonnax, librairie buffet, voitures anciennes 1960
21 janvier 2025
Effets et prodiges de la lune sur le destin d'un voyageur assoupi au visage souriant
« Entre Oyonnax, la riviera ligure et Venise, le destin d'un artiste improbable. »
« Une drôle de vie d'artiste. »
« Un roman du souvenir et du rêve éveillé. »
Ce roman est disponible par correspondance ici. Prix : 10,55 €. (Pour les personnes d'Oyonnax et sa région, on peut maintenant le trouver en vente au kiosque de l'hôpital d'Oyonnax ou le demander à la librairie Buffet d'Oyonnax. Pour tout renseignement complémentaire, on peut m'écrire à contact.ccottetemard@yahoo.fr ou dans les commentaires de ce blog.
- ASIN : B0DQVL1RKN
- Éditeur : Orage-Lagune-Express. (Diffusion Independently published, 17 décembre 2024)
- Langue : Français
- Broché : 154 pages
- ISBN-13 : 979-8304020138
- Poids de l'article : 186 g
- Dimensions : 11 x 0.99 x 18.01 cm
00:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman, littérature, effets et prodiges de la lune, destin, voyageur, train, gare, oyonnax, venise, france, italie, art, gare d'oyonnax, gare de venise santa lucia, christian cottet-emard, ville natale, alain coutty, fresque, brasserie du chemin de fer, autorail, blog littéraire de christian cottet-emard, kiosque hôpital d'oyonnax, librairie buffet
17 janvier 2025
Un poète perdu dans le monde du cinéma
David Lynch : Mon histoire vraie
En 2007, j'avais écrit ce petit texte sur David Lynch. En le remettant en ligne aujourd'hui, j'ai hésité à remplacer « poète » par « écrivain » ou « littéraire » (en raison des connotations négatives que m'inspire désormais le mot « poète ») mais finalement, je laisse ce texte en son état d'origine :
Béotien en cinéma (je compte les films qui m'ont marqué - soyons généreux - sur les doigts des deux mains) j'ai pourtant recopié sur mon carnet, en 2001, quelques propos extraits d'un entretien avec David Lynch paru dans la presse : « J'aime rester assis sur une chaise et rêver. Je ne me force pas à imaginer quelque chose, mais j'accompagne mes pensées le plus longtemps possible. Petit à petit, elles me mènent vers de nouveaux lieux. »
Ces trois phrases correspondent parfaitement à ma manière de laisser se préciser les contours d’un poème ou d’une fiction et elles sont d’un cinéaste. Et voilà qu’en 2007, dans un nouvel entretien, trois autres phrases de David Lynch me sautent aux yeux : « Quand j’étais enfant, mon univers se limitait à deux pâtés de maisons. Tout semblait stable. Pourtant, j’avais l’impression que quelque chose de menaçant restait caché sous la surface. »
Le plus étonnant n’est pas pour moi d’avoir éprouvé le même sentiment dans l’enfance mais de trouver une telle correspondance de pensée dans les propos d’un cinéaste. Pour couronner le tout, je me suis presque endormi devant un de ses films, Mulholland Drive (honte à moi).
Et puis cela encore, qui me fait penser à mon expérience de la publication en ligne : « la possibilité qu’offrent les nouvelles technologies de commencer à filmer dès qu’on a une idée, sans rien demander à personne, c’est tout simplement merveilleux. J’ai enfin pu le faire pour Inland Empire, grâce au numérique. »
À l’évidence, c’est ce que dit, note et écrit David Lynch qui m’intéresse. Il est sans doute un poète perdu dans le monde du cinéma.
11:38 Publié dans Alliés substantiels | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david lynch, cinéma, littérature, caméra crayon, blog littéraire de christian cottet-emard