29 septembre 2011
Les beaux jours de septembre
C’est trop bête les beaux jours de septembre sans vous toutes et tous absents pour toujours
Partout des prodiges sur Terre elle-même prodige vue depuis la Mer de la Tranquillité
Chaque seconde des miracles la lune dans les frênes la campanule à fleur de roche le mauve de la colchique le marron d’Inde la joie d’un café à dix heures en terrasse jusqu’à preuve du contraire rien de tout cela n’existe ailleurs dans l’univers pourtant si extravagant jusque dans ses plus profonds enfers de ténèbres alors pourquoi
Pourquoi pas juste une fois encore même une seule ce si petit miracle en regard des autres si prodigieusement absurdes si majestueusement et sidéralement stupides pourquoi pas ce minuscule miracle un peu de temps encore avec vous toutes et tous dans les beaux jours de septembre car en comparaison de vous toutes et tous qui êtes tout et qui avez existé la Science la Foi le Destin pèsent moins qu’un caillou de la Mer de la Tranquillité
© Éditions Orage-Lagune-Express 2011. Droits réservés.
Photo de clair de Terre prise ici
15:28 Publié dans Estime-toi heureux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : beaux jours, septembre, mer de la tranquillité, lune, campanule, colchique, marron d'inde, café, terrasse, blog littéraire de christian cottet-emard, poésie, récit, récit des lisières, science, foi, destin
27 septembre 2011
Le peintre Jacki Maréchal parraine le 6ème salon de l'amateur d'art du Rotary

23:39 Publié dans Agenda/Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salon de l'amateur d'art, rotary, oyonnax, ain, rhône-alpes, jacki maréchal, blog littéraire de christian cottet-emard, arts plastiques, alzheimer, peinture, dessin, sculpture, porcelaine, valexpo
09 septembre 2011
Chaque fois l'éternité
Roland Tixier, Chaque fois l’éternité, éditions Le Pont du Change, (préface de Geneviève Metge), 70 p., 12 €. Port gratuit. Juillet 2011.
Un mystère Tixier ? Je finirais par le croire. Depuis le temps, comment fait-il pour ne jamais me lasser de l’instant, de la sensation, des cinq lignes par page (je n’ose même pas écrire des cinq vers par page parce qu’il ne prend aucune posture de poète). Il faut pourtant compter Roland Tixier au registre de la poésie, même s’il ne presse pas la langue française comme un citron, même s’il ne la « déconstruit » pas, même s’il ne la tortille pas dans tous les sens. Se contente-t-il d’un sujet, d’un verbe et d’un complément ? Pas forcément. Souvent, l’énumération suffit. Moins de vingt mots et voici réunis le clair et l’obscur, l’espace et le confinement, le mouvement et l’immobilité :
La nuit
la veilleuse mauve
les vitres froides
la lumière des gares
où l’on ne s’arrête pas
Poète voyageur Roland Tixier ?
Dans le temps un peu, dans l’espace pas beaucoup plus. Le temps d’un voyage d’enfance entre le bitume et le talus, le temps de glisser entre des pages un fragment d’été à la campagne au milieu du vingtième siècle, le temps d’un battement de paupières pendant lequel un monde a succédé à un autre. Comment dire ? « Chaque fois l’éternité » , évidemment.
Éditions Le Pont du Change, 161 rue paul Bert, 69003 Lyon,
Photo : Roland Tixier avant une lecture en public à la Scène Poétique à Lyon.
BON DE COMMANDE :
TIXIERBONDECOMMANDE_chaquefois.pdf
Rappel : du même auteur, chez le même éditeur : Simples choses. Article ici.
00:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : chaque fois l'éternité, roland tixier, éditions le pont du change, lyon, simples choses, poésie, recueil, rhône-alpes, limousin, villeurbanne, blog littéraire de christian cottet-emard, geneviève metge




























