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22 novembre 2023

Des crocs et des ailes

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Avant la Toussaint, les arbres, en particulier les frênes, restaient verts alors que ceux-là sont habituellement les premiers à entrer tout en or dans la ronde automnale. Le grand vent ne faisait  danser que quelques feuilles desséchées lors de l'été caniculaire.

On peut maintenant recommencer à marcher dans la campagne en savourant l'air vif qui donne faim. L'appétit, j'en manque rarement mais je suis à chaque fois étonné de constater que pour moi, il augmente dès le début de l'automne. Les oiseaux, que je vois s'envoler à mon passage dans les sentiers forestiers, du moins ceux que l'on chasse, m'inspirent autant d'émotions poétiques que culinaires. Je les imagine alors bien rôtis dans mon assiette. Heureusement, je ne suis pas chasseur. Les poissons que je vois sauter au-dessus de la surface paisible des lacs de chez moi me rappellent de subtiles accordailles entre eux et les vins. Heureusement, je ne suis pas pêcheur. La nature qui me donne les crocs autant qu'elle donne des ailes à mon imagination, voilà qui fera un peu plus douter de mon « âme de poète » dans les divers écosystèmes où l'on en trouve. Ce n'est pas grave, j'en doute aussi.

L'art ne saurait concurrencer la perspective de notre prochain repas, a écrit Jim Harrison dans Un Sacré Gueuleton (Éd. J'ai lu). Je le vérifie chaque fois que je savoure les petits burgers entièrement cuisinés par mon neveu Valentin. La dernière fois, j'ai dû prendre garde d'en laisser sur le plateau pourtant bien garni afin que chacun de ses invités puisse constater que ce sont les meilleurs.

Extrait du deuxième tome de mes carnets (2016-2023) qui vient de paraître.

Photo : derrière ma maison. (Photo © MCCE)

14 mars 2018

Quinzième poème du bois de chauffage

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Le pire l’hiver pendant que le bois craque parce qu’il travaille

ne pas entendre rêver les oiseaux

la nuit dans les arbres

et presque

s’entendre rêver soi-même

 

Photo : derrière ma maison

© Éditions Orage-Lagune-Express, 2018