Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24 septembre 2019

Revue / Instinct nomade n°4 : dossier Jim Morrison (éditions Germes de barbarie)

Le n°4 de la revue Instinct nomade publiée par les éditions Germes de barbarie est sorti. Il est consacré à Jim Morrison. Je suis quant à moi présent au sommaire dans la troisième section (chroniques) de ce numéro dans lequel je signe un article : Aides et récompenses littéraires, coups tordus et foire d'empoigne.

revue instinct nomade,éditions germes de barbarie,jim morrison,blog littéraire de christian cottet-emard,parution,édition,christian cottet-emard,presse,chroniques,aides et récompenses littéraires,coups tordus,foire d'empoigne,coulisses de l'édition,littérature,poésie,chanson,rock

Voici la présentation de l'éditeur :

Tout a été dit et écrit à propos de Jim Morrison. Il n'y a plus grand chose à révéler ni de sa vie, ni de son œuvre et ni des conditions de sa mort. Pourtant, assez curieusement, peu de ses hagiographes ont mis en avant le Jim Morrison poète alors que c'est la seule reconnaissance à laquelle il aspirait. Certes, au fil des années, la publication de ses carnets a permis au grand public de découvrir la face cachée de la rock star mais qui répondrait aujourd'hui à la question : « Savez-vous qui était Jim Morrison ? » par «  Un poète américain du vingtième siècle ! » ? La quinzaine de contributeurs rassemblés ici ont tous participé à un exercice d'admiration. Dans cette auberge espagnole, chacun est venu comme il était et a apporté ce qu'il avait de plus cher pour le partager avec nous lors de ce feast of friends [festin entre amis] : José Correa a amené ses pinceaux, CharlÉlie Couture sa vista poétique, Jean-Yves Reuzeau son œil biographe, Philippe Paringaux sa mémoire Rock & Folk, Bernard Lonjon son infatigable curiosité, Trevor Rutherford et Eric Meunié leur art du travestissement, Daniel Malbranque sa connaissance encyclopédique des poètes et Jean-Louis Kuffer ses délicieux souvenirs californiens. Frédéric Bertocchini et Bertrand Lemmonier nous ont rejoint un peu plus tard, l'un avec une bande dessinée sous le bras et l'autre avec un panier de champignons hallucinogènes à la main... Qu'ils en soient tous remerciés. Comme d'habitude, la deuxième partie du numéro présente le travail de plusieurs écrivains autour d'un thème imposé (en l'occurrence « Voyeurisme et séduction). Ainsi, Laurie Leiner, Franck Evrard, Bernard Duteuil, Annick Demouzon, Jean-Claude Delayre et Jérôme Van der Meersch ont rempli leur copie avec application.

revue instinct nomade,éditions germes de barbarie,jim morrison,blog littéraire de christian cottet-emard,parution,édition,christian cottet-emard,presse,chroniques,aides et récompenses littéraires,coups tordus,foire d'empoigne,coulisses de l'édition,littérature,poésie,chanson,rock

revue instinct nomade,éditions germes de barbarie,jim morrison,blog littéraire de christian cottet-emard,parution,édition,christian cottet-emard,presse,chroniques,aides et récompenses littéraires,coups tordus,foire d'empoigne,coulisses de l'édition,littérature,poésie,chanson,rock

Lien pour commander la revue sur le site Amazon : Acheter

Instinct nomade n°4 :  Jim Morrison, a very hard trip, 222 pages, 15,00€

 

 

 

24 juillet 2019

Cher Télérama

nouvelles du front,presse,abonnement télérama,lettre ouverte à télérama,désabonnement,blog littéraire de christian cottet-emard,cigares,por larrañaga montecarlo (panetela),havane,cuba,luc desbenoit,télérama,programme télévision,presse écriteVoilà ce que j’ai pu lire page 36 de ton numéro 3628 à propos d’une des nombreuses expositions des Rencontres photo d’Arles (celle dont tu parles dans ce papier d’anthologie, je ne la visiterai pas et je t’en remercie car ce sera grâce à ton rédacteur, Luc Desbenoit). C’est aussi grâce à lui que je me décide enfin à me désabonner, à cesser de te donner 110 euros par an. Mais tout d’abord, permets-moi de te citer cet extrait du papier en question qui prouve qu’une certaine forme de poésie peut transpirer d’un article de presse :

 

... Bourouissa (le photographe) ne réalise pas un énième document sur la banlieue, mais propose une plongée au cœur des mentalités de ces jeunes mâles bourrés de testostérone, en survêtement et baskets de marque, qui tournent en rond, investissent les halls d’immeubles et s’affrontent du regard comme des bouquetins enfermés dans un enclos, cornes contre cornes.

 

Le lecteur arraché à sa zone de confort se voit ainsi puissamment propulsé entre urbanité précaire (halls d’immeubles) et ruralité profonde (bouquetins, enclos), dans une sensualité tout en finesse (jeunes mâles bourrés de testostérone) et en symboles hardis (ces cornes entrechoquées qui nous ramènent au lancinant leitmotiv de la double évocation ville / campagne). De la poésie te dis-je ! Bon, assez rigolé, revenons au sujet.              

 

En temps normal, les fantasmes convenus d’un monsieur émoustillé par le style bad boy autorisent tout au plus un sourire de compassion. Hélas, l’ambiance dans le pays semble indiquer que nous ne sommes plus en temps normal, et je dois t’avouer quelque chose, cher Télérama : depuis quelques années, depuis que tu veux absolument nous vendre Mehdi Meklat et sa schizo, Abd Al Malik et sa parano ainsi que les nombreuses tares de tous leurs clones croûtant aux râteliers des fondations de luxe et de la Politique de la Ville et surtout ton sinistre catéchisme gaucho-bobo, je ne continue de te lire que pour savoir comment pense l’ennemi, jusqu’à une certaine limite quand même. Se documenter, oui. Subventionner, non.

 

110 euros par an pour lire ce qui vient de me tomber sous les yeux, c’est à peu près le prix d’une boîte de 25 Por Larrañaga Monte Carlo (117 euros), un de mes havanes préférés. C’est aussi dans la fourchette de prix de deux ans d’abonnement à Causeur, le magazine qui va te remplacer.

 

Allez, adieu mon vieux Téléramuche ! Tu ne m’en voudras pas de cette petite familiarité après vingt ou trente ans de notre rendez-vous hebdomadaire du côté de ma boîte aux lettres, ce qui montre qu’il t’est aussi arrivé d’être bon.

 

Dommage qu’il n’existe pas un Télérama de droite mais là, nous tomberons d’accord : c’est impossible car nous avons la droite la plus bête du monde. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le regrettable président Macron a si facilement réussi à l’atomiser en oubliant qu’ainsi, il nourrissait ce qui risque désormais de constituer pour beaucoup de mécontents et d’humiliés de tous bords la seule alternative à son règne. Fermons la parenthèse.

 

Alors sans rancune, hein, Téléramuche ! D’autant qu’avec toi, j’ai appris un nouveau mot, jubilatoire, et un scoop : les bons auteurs n’écrivent pas au stylo ou à l’ordinateur mais au scalpel. Trop fort !

 

PS : Je te connais, tu vas me relancer en m’offrant une réduction, un agenda, un dictionnaire des synonymes, un supplément ou une copie de montre de rappeur grosse comme une horloge. N’y pense même pas.

Bien sûr, si le cadeau promotionnel est une boîte de Por Larrañaga, je pourrais éventuellement reconsidérer ma position.

nouvelles du front,presse,abonnement télérama,lettre ouverte à télérama,désabonnement,blog littéraire de christian cottet-emard,cigares,por larrañaga montecarlo (panetela),havane,cuba,luc desbenoit,télérama,programme télévision,presse écrite

 

 

16 mai 2019

Carnet / Mémoire de piaf ?

rubrique nouvelles du front,politique,élections européennes,camapgne élections européennes,lrm,nathalie loiseau,journal le monde,presse,quotidien national,journal du soir,blog littéraire de christian cottet-emard,listes électorales,presse quotidienne régionale,oubli,mémoire,trous de mémoire,politique politicienne,christian cottet-emardJ’évoque assez rarement la politique sur ce blog, y compris en période de campagne électorale et d’élections mais je voudrais commenter cette réponse stupéfiante de Nathalie Loiseau, tête de liste LRM aux européennes, lors d’un entretien dans Le Monde :

Question : Mais pourquoi ne pas avoir reconnu tout de suite que vous aviez été candidate sur une liste étudiante d’extrême droite ?

Réponse de Nathalie Loiseau : On m’a demandé si j’avais été d’extrême droite, je ne l’ai jamais été. Pour ce qui est de la liste, je ne m’en souvenais pas. Qui se souvient de chaque journée passée il y a trente-cinq ans ?

Voici donc une dame qui fait de la politique, ce qui laisse supposer qu’elle accorde de l’importance à cet engagement, et qui veut nous faire croire qu’elle a oublié cet épisode ? Si c’est vraiment le cas, sa mémoire semble commencer à lui jouer des tours. Pas terrible pour exercer un mandat.

Trente-cinq ans après, on peut certes oublier pas mal de péripéties de la vie courante mais s’inscrire sur une liste électorale, quelle que soit son orientation, n’est pas anodin. C'est quand même autre chose que signer une pétition.

Lors de mon passage dans la presse locale dans les années 80 et même après mon départ au début des années 90, j’ai été approché à mon grand étonnement pour figurer sur des listes. Si j’avais accepté, ce qui ne risquait pas d’arriver, je m’en souviendrais encore parfaitement aujourd’hui en 2019.

Je n’ai pourtant pas une mémoire d’éléphant, excepté pour la rancune, je l’avoue, mais je ne peux pas croire qu’on puisse oublier d’avoir inscrit son nom sur une liste électorale, à moins que cette dame ait une cervelle en rapport avec son patronyme, ce que je ne peux évidemment pas croire non plus.

Voilà qui peut paraître secondaire mais comme on dit, le diable est dans les détails, surtout lorsqu'il s'agit d'accorder un minimum de confiance en politique, ce qui m'est impossible envers cette candidate et bien sûr le parti qu'elle représente.