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12 février 2023

Carnet

Quelques pages du manuscrit de mon livre Le Grand variable publié aux éditions Éditinter en 2002 puis réédité en 2021 sous le label Orage-Lagune-Express. Ce cahier, je le perds et le retrouve régulièrement.

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  • Broché ‏ : ‎ 168 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-8452583851
  • Poids de l'article ‏ : ‎ 245 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 12.7 x 1.07 x 20.32 cm
  • Prix : 12,66 €

Informations :

Éditions Orage-Lagune-Express

Commandes :

Amazon

 

 

 

 

25 janvier 2023

De la protection des œuvres littéraires inédites ou en voie de publication 

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Je répondais en énumérant les différentes solutions de dépôt garantissant une protection efficace des œuvres (enregistrement dans des sociétés d’auteurs, en office notarial, dépôts électroniques, enveloppes cachetées adressées à soi-même, etc…). Ne pas négliger le risque de plagiat n’implique pas d’en faire une obsession. Personnellement, ma nature méfiante m’a quand même toujours conduit à prendre les dispositions appropriées, même lorsque j’ai cessé de soumettre des manuscrits en envois spontanés à des éditeurs voici plus d’une vingtaine d’années. Tout au long de ma vie, j’ai d’ailleurs proposé très peu de projets non sollicités aux maisons d’édition. 

C’est avec la publication d’extraits de certains de mes ouvrages sur internet, en particulier sur mon blog, avant leur « édition papier », que le problème s’est à nouveau présenté. Je l’ai résolu en inscrivant désormais tous mes livres en pré-publication sur Amazon, ce qui équivaut à un dépôt parfaitement enregistré et daté car en matière de protection d’une œuvre, le principal est d’établir l’antériorité qui constitue la preuve irréfutable en cas de plagiat total (rare) ou partiel (plus fréquent). Pour cette partie de ma production adaptée à cette forme de publication, l’un des nombreux avantages est aussi de pouvoir planifier les dates de parution et de gérer la promotion. Mais ceci est une autre histoire !

 

16 octobre 2020

Carnet / Crayon, papier, pattes de mouche et dédicace provisoire

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Manuscrit de travail de mon livre Le Grand variable

Bien sûr, j’aime les crayons, les stylos, les feutres, le papier, les carnets (un peu moins les cahiers qui me rappellent l’école) mais j’emploie le plus souvent le traitement de texte.

Le dernier livre que j’ai directement écrit au stylo-plume fut Le Grand variable, ce qui remonte au moins à la fin des années 90. Le premier jet du manuscrit est un grand cahier de mauvais papier aux pages très raturées que je perds et que je retrouve régulièrement dans mon désordre. Mes pattes de mouche ont absorbé toute l’encre d’un gros étui de stylos jetables de différentes couleurs et quand ils furent tous secs, le livre était terminé.

Je n’ai pas un très bon rapport avec l’écriture manuscrite parce que depuis l’enfance, je suis extrêmement malhabile. Dans toute activité manuelle, mes mains fonctionnent mal et me trahissent. Si j’écris à la main, je suis obligé de me concentrer sur la formation des lettres pour rester lisible et cela ralentit ou entrave ma réflexion.

À l’école primaire, j’étais toujours réprimandé et parfois puni pour ma mauvaise écriture qu’on qualifiait déjà de pattes de mouche. En deuxième année de cours élémentaire, l’institutrice me fit recopier trois fois de suite une page. À chaque fois, je devais lui montrer le résultat. La première version était mon écriture naturelle, la deuxième une écriture épaisse et la troisième une écriture fine. Je n’avais tout simplement pas compris la consigne principale qui se limitait à bien former les lettres.

Au lycée, en seconde, ma prof de français me fit remarquer que mon écriture ressemblait à celle de quelqu’un qui avait beaucoup écrit, ce qui était vrai car un de mes principaux loisirs consistait depuis déjà pas mal d’années à noter dans des carnets tout ce qui me passait par la tête.

J’admire les belles écritures, posées, lisibles, élégantes, bien positionnées sur les feuillets. Je conserve dans mes archives des dédicaces et des lettres d’écrivains aux différents styles graphiques remarquables (par exemple Christian Bobin, Pierre Autin-Grenier, Jean-Jacques Nuel, Bernard Deson et quelques autres) ainsi que des courriers de peintres qui, logiquement, ont souvent de belles écritures, je pense notamment à Paul Collomb.

Les belles écritures sont souvent celles qui coulent de la source d’un beau stylo-plume. En ce qui me concerne, pas la peine de m’offrir un Montblanc, ce serait de la confiture donnée au cochon puisque j’en bousillerais la plume au bout de quelques pages ainsi que cela m’est arrivé par le passé.

Un des outils d’écriture manuelle que j’aime utiliser est le crayon à papier à la mine tendre et grasse que j’emploie parfois pour dédicacer mes livres, un exercice assez inconfortable pour moi, surtout en public sous le regard du dédicataire. Dans ce cas, j’ai du mal à me concentrer et je risque de commettre une erreur.

L’avantage de la dédicace au crayon à papier est de pouvoir la corriger d’un trait de gomme et plus tard, le propriétaire qui veut se débarrasser du livre peut toujours l’effacer. Bizarrement, ce choix suscite une certaine perplexité.

Il y a quelques temps, j’ai signé au crayon à papier un livre à quelqu’un qui a considéré avec un brin de déception que je lui faisais une dédicace provisoire. On a dit aussi que c’était parce que je n’étais pas sûr de moi. Or s’il est un domaine où je ne vois pas forcément l’intérêt d’être toujours sûr de soi, c’est bien l’écriture...