Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21 mars 2017

L'exposition « Portraits croisés » (Jean-Jacques Nuel et Dominique Laronde) à la médiathèque de Nantua (Ain)

dominique laronde,jean-jacques nuel,salon du livre de nantua,portaits croisés,nantua,ain,rhône-alpes auvergne,blog littéraire de christian cottet-emard,prairie journal,dragon ange et pou,tu écris toujours ?,signature,dédicace,dessin,médiathèque de nantua

Jean-Jacques Nuel à Nantua

L'exposition « Portraits croisés » proposée par les éditions Le Pont du Change et mon ami et éditeur Jean-Jacques Nuel pendant le salon du livre de Nantua à l'espace André Malraux est transférée à la médiathèque de Nantua durant 2 semaines.

L'ensemble comprend 16 dessins en noir et blanc, dont 5 rehaussés de couleurs, de Dominique Laronde, illustrant 16 textes de Jean-Jacques Nuel.

Le thème général est celui de la littérature et des écrivains.

Les dessins sont de format A4 et présentés dans des encadrements sous-verres avec bord aluminium 30 x 40 cm. Les textes sont imprimés sur papier fort A4 et collés sur des cartons-mousses de taille légèrement supérieure.

C'est la première fois que cette exposition est montrée au public dans son intégralité.

Un livre artisanal a été réalisé par les éditions Le Pont du Change, regroupant textes et dessins.

LarondeNuel-holmes2.jpg  LarondeNuel-apostrophes2.jpg

   LarondeNuel-richelieu2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(dessins de Dominique Laronde)

 

 

 

 

17 mars 2017

Exposition « Portraits croisés » au salon du livre de Nantua et à la médiathèque de Nantua (Ain)

salonlivrenantua.jpg

Mon ami et éditeur Jean-Jacques Nuel, fondateur des éditions Le Pont du Change, sera présent au salon du livre de Nantua.

Je signerai quant à moi mes livres publiés à cette enseigne et mon dernier, Prairie journal.

À cette occasion, l'exposition « Portraits croisés », proposée par les éditions Le Pont du Change, se tiendra pendant le salon du livre de Nantua (Ain) les samedi 18 mars et dimanche 19 mars, à l'espace André Malraux. Elle sera ensuite transférée à la médiathèque de Nantua durant 2 semaines.

L'ensemble comprend 16 dessins en noir et blanc, dont 5 rehaussés de couleurs, de Dominique Laronde, illustrant 16 textes de Jean-Jacques Nuel.

Le thème général est celui de la littérature et des écrivains.

Les dessins sont de format A4 et présentés dans des encadrements sous-verres avec bord aluminium 30 x 40 cm. Les textes sont imprimés sur papier fort A4 et collés sur des cartons-mousses de taille légèrement supérieure.

C'est la première fois que cette exposition est montrée au public dans son intégralité.

 

Un livre artisanal a été réalisé par les éditions Le Pont du Change, regroupant textes et dessins.

LarondeNuel-holmes2.jpg  LarondeNuel-apostrophes2.jpg

   LarondeNuel-richelieu2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(dessins de Dominique Laronde)

 

 

 

17 octobre 2014

Carnet / De celui qui ne demandait pas la lune

Debout très tôt hier jeudi matin alors qu’il fait encore nuit. Bonne surprise, c’est la grève sur France Musique. Donc, pas d’informations, pas de revue de presse, pas d’interviews téléphoniques d’organisateurs de spectacles, en un mot, pas de baratin, juste de la musique ! Vive la grève !

 lune,nuit,carnet,note,journal,écriture de soi,autobiographie,rêves nocturnes,rêve,insomnie,réveil,ordinateur,mac,france musique,radio,grève,mouvement social,blog littéraire de christian cottet-emard,école,travail,échec scolaire,corvée,mal être au travail,christian cottet-emard,dessin,frédéric guénot,le grand variable,revue salmigondis,illustration,presse,rubrique locale,journalisme,pqr

J’allume le Mac en pensant que voici quelques années, je n’aurais jamais imaginé que cela puisse être un de mes premiers gestes de la journée. Avant, pendant que le café montait dans ma petite cafetière italienne, j’ouvrais un carnet et notais ce qui pouvait rester de mes pensées conçues lors de réveils subits ou de phases d’insomnies plus ou moins longues.

Depuis longtemps désormais, bien que j'utilise toujours les carnets dans de nombreuses circonstances, j’écris souvent directement ces notes au clavier de l’ordinateur, je les « saisis », le mot est très juste. Il ne s’agit pas de rêves. Mes rêves nocturnes ne m’intéressent pas car je sens bien qu’ils ne sont que le résultat de l’activité de rangement et de classement du cerveau qui semble se comporter comme un ordinateur opérant des remises à jour, du rangement dans le grand fatras des sollicitations, émotions et perceptions de la journée

Ce désintérêt pour mes rêves nocturnes navre un peu une personne de ma connaissance avec qui nous abordons parfois le sujet. Elle pense que les rêves ont quelque chose à nous dire et que savoir les interpréter peut aider dans la vie de tous les jours. 

Tout d’abord, en raison de mes rythmes biologiques perturbés, je ne me souviens presque plus de mes rêves. Il se peut que je manque une phase de sommeil en me couchant très tard, le plus souvent après avoir écrit, lu ou écouté de la musique. Si je me lève très tôt après m’être couché très tard, je n’ai même pas le sentiment d’avoir rêvé, juste l’impression de n’avoir dormi que d’un œil. Si je fais la grasse matinée, je rêve et je m’en souviens. Le matériau est le plus souvent très pauvre. Il s’agit de rêves laborieux au cours desquels je revis sans cesse, à quelques variantes près, les épisodes les plus désagréables de ma vie, essentiellement des situations d’échec à l’école et au travail. 

En dehors de la perte des proches, les expériences les plus pénibles de ma vie furent l’école et le travail. Parfois, les rêves ressassant ces corvées prennent un tour comique, tel celui où l’un de mes professeurs de lycée s’adresse à moi d’une voix solennelle pour m’expliquer que je viens d’atteindre ma trentième année et que l’établissement ne pourra  de ce fait plus envisager pour moi un nouveau redoublement !

La variante professionnelle de ce rêve se passe à l’agence du quotidien où j’ai encore honte aujourd’hui d’avoir exercé l’activité de rédacteur pendant presque dix ans. À cette époque, un chauffeur chargé de collecter photos et copie constituant la rubrique du lendemain se présentait en fin de matinée à l’agence où je devais lui remettre en main propre l’enveloppe contenant l’essentiel du contenu des pages locales à paraître. Le rêve récurrent datant de cette lamentable période me met en scène quelques minutes avant l’arrivée du chauffeur alors que je n’ai absolument rien trouvé pour alimenter mes pages, pas une ligne, pas une photo ! 

Pas besoin d’une fine et savante interprétation pour comprendre la signification de ces rêves ! Par leur récurrence, ils expriment la colère qui me brûle à l’idée de toutes ces années de vie perdues dans des enseignements et des activités qui m’ont été pour la plupart complètement inutiles alors que je savais déjà depuis la fin de l’enfance à quoi je me destinais: écrire des histoires et assister en paix au spectacle de la vie immédiate. Autrement dit, je ne demandais pas la lune !

 

Illustration : dessin de Frédéric Guénot pour la publication en feuilleton dans la revue Salmigondis de mon livre le Grand variable (éditions Éditinter, épuisé).