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12 février 2021

Dans la presse

Impuissance de l'État, justice défaillante : quand la mobilisation citoyenne finit par payer.

 

11 février 2021

Les plus mal chaussés

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Je comprends que des auteurs puissent tenter de gagner un peu d’argent en animant des ateliers d’écriture ou en communiquant leur expérience littéraire ou éditoriale ainsi que la mode en a été lancée dans les années 80 du siècle dernier. En revanche, les motivations de leur étrange public m’échappent un peu, surtout ce besoin de se trouver des maîtres, des professeurs. La meilleure et à mon avis la seule formation valable pour apprendre à écrire est la lecture.

En lisant la presse et en écumant les réseaux sociaux, je suis impressionné par la quantité d’offres de services émanant d’auteurs qui se prétendent « coachs en écriture ou en édition » (le mot qu’ils emploient augure mal de la suite). Examiner leurs différents profils laisse à penser que l’enseignement qu’ils dispensent ne fonctionne pas pour eux-mêmes, surtout ceux qui vous expliquent « comment écrire un roman » et, pendant qu’on y est « comment le publier » !

Cela me fait penser à tous ces « thérapeutes » eux-mêmes perclus de problèmes (allusion à quelques personnes que j’ai connues) et qui exercent dans des spécialités qui laissent rêveur.

Je sais bien que les cordonniers sont les plus mal chaussés, mais tout de même...

 

09 février 2021

Un petit hommage à Balthus

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Romaines

 

En ce jour de grand soleil, mon ombre danse autour de moi, au seuil de la Villa Médicis.

 

Les chaussures des passants sur les marches du grand escalier martèlent un air connu de moi seul.

 

Je laisse mon orchestre intérieur organiser librement cette musique lorsque, dans une éblouissante clarté, mon ombre disparaît dans un envol de jeunes filles qui crient toutes : Balthasar ! Balthasar ! Ohé, Balthasar !

 

Romanas

 

Neste dia à torreira do sol, a minha sombra dança em volta de mim, no limiar  da Villa Medicis.

 

Os sapatos dos transeuntes nos degraus da grande escada martelam uma moda  só conhecida de mim.

 

Deixo a minha orquestra interior organizar livremente esta música quando, numa claridade deslumbrante, a minha sombra desaparece num levantamento de raparigas  que  gritam  todas juntas : Baltazar ! Baltazar ! Olá, Baltazar !

(Traduction S. M.)