Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13 juin 2021

« Le colocataire » d'après l'œuvre de Jean-Jacques Nuel « Une saison avec Dieu » au théâtre de Cluny

le colocataire,philippe borrini,comédien,acteur,annabelle rogelet,violoncelle,guitare,chant,théâtre de cluny,site clunisien,littérature,théâtre,récit,une saison avec dieu,jean-jacques nuel,auteur,éditions le pont du change,blog littéraire de christian cottet-emard

Mardi 15 juin, à 20 heures 30, sera représentée pour la première fois au théâtre de Cluny LE COLOCATAIRE, l'adaptation par Philippe Borrini du récit de Jean-Jacques Nuel Une saison avec Dieu.
Le livre sera disponible dans le hall du théâtre avant et après la représentation.

Distribution : Philippe Borrini et Annabelle Rogelet, violoncelle, guitare et chant.

Mon article à propos de Une saison avec Dieu de Jean-Jacques Nuel.

 

 

11 février 2021

Les plus mal chaussés

chaussures,ateliers d'écriture,coach,édition,roman,auteur,conseil,blog littéraire de christian cottet-emard,billet,humeur,christian cottet-emard

Je comprends que des auteurs puissent tenter de gagner un peu d’argent en animant des ateliers d’écriture ou en communiquant leur expérience littéraire ou éditoriale ainsi que la mode en a été lancée dans les années 80 du siècle dernier. En revanche, les motivations de leur étrange public m’échappent un peu, surtout ce besoin de se trouver des maîtres, des professeurs. La meilleure et à mon avis la seule formation valable pour apprendre à écrire est la lecture.

En lisant la presse et en écumant les réseaux sociaux, je suis impressionné par la quantité d’offres de services émanant d’auteurs qui se prétendent « coachs en écriture ou en édition » (le mot qu’ils emploient augure mal de la suite). Examiner leurs différents profils laisse à penser que l’enseignement qu’ils dispensent ne fonctionne pas pour eux-mêmes, surtout ceux qui vous expliquent « comment écrire un roman » et, pendant qu’on y est « comment le publier » !

Cela me fait penser à tous ces « thérapeutes » eux-mêmes perclus de problèmes (allusion à quelques personnes que j’ai connues) et qui exercent dans des spécialités qui laissent rêveur.

Je sais bien que les cordonniers sont les plus mal chaussés, mais tout de même...

 

12 septembre 2020

Carnet / Comment être un auteur serein ?

carnet,note,journal,chronique,auteur,écrivain,livre,publication,édition,auteur serein,auteur heureux,sérénité,littérature,blog littéraire de christian cottet-emard,christian cottet-emard,publier,écrire,lisbonne,portugal

Comment être un auteur serein sinon heureux ? (en sachant bien sûr qu’un bonheur intense, constant ou paisible ne vous incitera pas forcément à l’effort de l’écriture). Le mieux est de commencer jeune, dans la mesure du possible, à se poser les bonnes questions qui sont aussi simples que leurs réponses sont complexes et variables d’un individu à l’autre.

À qui souhaitez-vous parler ? Pourquoi et comment ? Quel bénéfice et quelle satisfaction attendez-vous de l’écriture et de la publication ? Si votre motivation est simplement financière (pourquoi pas ?) elle sera à ce compte-là du même ordre que celle qui pourrait faire de vous le roi de la courgette lyophilisée. Vous mettrez un produit sur le marché et vous vous efforcerez d’attirer le client en tenant compte de la loi d’airain de l’offre et de la demande. Dans ce cas, la courgette lyophilisée semble un bon choix.

Blague à part, un auteur, surtout s’il est un écrivain, n’a besoin que de quelques dizaines, au pire quelques centaines de lecteurs pour être heureux et il sera comblé s’il apprend que quelques-uns d’entre eux sont issus du cercle de ses amours de jeunesse.

Vient inévitablement le moment de se poser la question du succès. Qu’est-ce que le succès ? Une anomalie, souvent un accident. C’est particulièrement vrai en littérature et il y a lieu de se méfier d’une anomalie qui dure, encore plus d’un accident. Le succès peut ressembler à un anticyclone qui se vautre un peu trop longtemps au même endroit du ciel. Pour rester dans la métaphore climatique, les paysans ont un bon mot pour cela : le mauvais temps, c’est le même temps qui dure trop longtemps.

Pourquoi désirez-vous le succès ? Ce désir est légitime mais le simple fait de se poser cette question peut vous permettre de soulever un coin du tapis qui vous vient de vos arrière-grands-parents ou de la vieille moquette pourrie que vous avez la flemme de virer en aménageant dans une nouvelle maison. Dessous, vous trouverez de la poussière c’est-à-dire quelque chose de polluant qui, en plus, ne vous appartient pas.

Un des composants les plus toxiques de cette poussière est le désir de reconnaissance. Comme un grand nombre de poisons, la reconnaissance peut stimuler voire soigner à faible dose mais en cas fort probable d’addiction, elle vous conduira à rechercher à tout prix l’assentiment, l’accord, l’approbation, l’admiration voire l’affection ou pire l’amour de gens que vous ne connaissez pas et qui ne vous sont rien. Pourquoi poursuivre une telle chimère ?

Peut-être vous faudrait-il vous demander quel est le succès le plus désirable. Le succès en général ou votre succès bien à vous dans votre espace et dans votre temps limités, c’est-à-dire ce que vous voulez vraiment dire et faire avec vos livres avant de repartir comme tout le monde dans  le  néant ?

Photo : sculpture Botero (Lisbonne)