25 février 2019
Rareté
L'édition bilingue originale (2001) de ce poème traduit en portugais sera bientôt épuisée. Quelques exemplaires doivent traîner sur le marché de l'occasion (peut-être à rechercher sur internet). Pour Oyonnax (Ain) et sa région, un exemplaire est consultable à la médiathèque municipale au centre culturel Louis Aragon, place Pompidou. Pour Paris, il faudra l'extirper des entrailles de la Bibliothèque Nationale de France.
Le manuscrit :
Première de couverture :
Quatrième de couverture :
16:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la jeune fille, a rapariga, christian cottet-emard, poème, littérature, france, portugal, recueil bilingue français portugais, traduction suzana marto, blog littéraire de christian cottet-emard, rareté bibliophilie, collection, édition originale 2001, tirage limité, éditions orage lagune express, oyonnax, médiathèque municipale oyonnax, centre culturel louis aragon oyonnax, dépôt légal 2001, bnf, bibliothèque nationale de france, manuscrit, carnet, ain, rhône alpes auvergne, europe, haut bugey
16 novembre 2018
La postface de mon recueil Poèmes du bois de chauffage

02:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poèmes du bois de chauffage, la vie au bord, paysage évasion, la lune du matin, et autres récits de l'homme invisible, christian cottet-emard, auteur, éditions germes de barbarie, le fleix, dordogne, poésie, littérature, récit, poésie narrative, blog littéraire de christian cottet-emard, postface, preben mhorn, édition, publication, lézard, message, andré breton, clair de terre, épervier incassable, marius le bernois, brocanteur, livres anciens et d'occasion, berne, suisse, nature, campagne, ville, flash code
09 novembre 2018
Velocita, parfumeur
Quand je me perds, je m’égare vraiment pour de bon. Je ne suis pas de ces mirliflores qui racontent partout qu’ils n’ont aucun sens de l’orientation mais qui, en réalité, se débrouillent toujours pour retrouver leur chemin au bout d’une heure ou deux.
Après la fête foraine où j’ai mangé des frites avec de la mayonnaise, j’ai tourniqué dans de petites rues tortueuses et puantes qui m’ont baladé tant qu’elles l’ont voulu avant de m’expédier à l’entrée d’une place déserte avec statue équestre. Sous la statue, on pouvait prendre le métro. J’ai dévalé les marches qui descendaient vers les distributeurs automatiques de tickets et je me suis fait happer par une colonne compacte d’usagers qui s’est engouffrée dans les rames. Je me suis calé à la diable dans le sillage de corps crispés ou avachis, tous résignés à l’incessante promiscuité des villes. Chaque station expulsait ou absorbait un peu plus de ces foules canalisées dont le flux et le reflux dans les galeries semblaient rythmer les échanges circulatoires et respiratoires d’un organisme fiévreux, malsain, tendu en un perpétuel effort.
Non loin de la station Vapeur-Marquise qui dessert la gare depuis un pont aérien, j’ai entrevu avec stupeur un visage connu, noyé dans la confusion des passants, le visage de la femme aux cheveux couleur de belladone.
Je me suis extrait comme j’ai pu du métro, j’ai grimpé quatre à quatre les marches d’un escalier de métal, j’ai couru sur une passerelle rouillée, j’ai traversé des rails, j’ai sauté d’un quai à l’autre, j’ai bousculé un groupe de voyageurs en attente — elle était là, derrière eux... Encore quelques mètres... — et je me suis arrêté dans un grand vent moite qui plombait le ciel de nuages si sombres que les lampadaires de l’éclairage public se sont allumés comme à la nuit tombante.
Elle était là, la femme au cheveux couleur de belladone, figée dans un sourire de papier sous lequel on pouvait lire :
VELOCITA, PARFUMEUR.
(Extrait de mon livre Le Grand variable, éditions Editinter, 2001, épuisé. On me dit que je devrais le faire rééditer puisque j'ai retrouvé mes droits sur cet ouvrage mais j'hésite. De toute façon, on en trouve des exemplaires sur le marché de l'occasion (internet) et dans certaines bibliothèques, à la médiathèque municipale d'Oyonnax par exemple, pour les personnes de ma région qui me demandent où en prendre connaissance.)
Illustration (pour cette page en ligne uniquement) : peinture sur porte de garage à Barcelone (photo CC-E)