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14 mars 2017

Poèmes du bois de chauffage / La cafetière

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Qu'aurai-je à ne pas regretter quand il faudra passer ?

L’école le travail où je suis allé toujours à reculons tout ce qu’il a fallu fuir contourner éviter

Les difficultés techniques de ma vie quotidienne allumer le feu dans la cheminée le calcul le mode d’emploi des appareils le minimum de bricolage tout l’impossible

D’assez nombreuses relations dites humaines (j’y pense en regardant ma chatte dormir dans le fauteuil le matin pendant que je prépare le petit déjeuner — sa petite vie qui vaut mille fois celles de crapules de ma connaissance)

C’est mal de penser qu’une vie de chat vaut plus que des vies humaines mais cette pensée est dans ma tête et il ne sert à rien de mentir dans un poème

Ah oui ma cafetière italienne je la regretterai

En cas de réincarnation ou de résurrection (il ne manquerait plus que ça) si quelqu’un pouvait penser à la mettre dans ma tombe

Ma cafetière

 

Extrait de Poèmes du bois de chauffage, © Éditions Orage-Lagune-Express, 2017.

Photo : ma vieille cafetière.


08 mars 2017

Poème du bois de chauffage 1

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Mais comment cette idée que je puisse m’appliquer à ranger le bois de chauffage a-t-elle pu te venir ?

Faut-il que ta vie soit un désert pour croire une seule seconde en l’importance et la nécessité de s’appliquer à des piles de bois dont on n’attend rien d’autre qu’elles restent au sec sans s’effondrer

Comment peux-tu penser qu’une telle idée ait pu germer aussi dans une tête comme la mienne ?

Une tête pleine de poèmes encore non écrits pleine d’espoirs déçus mais néanmoins splendides et glorieux

Une tête faite exprès par le Bon Dieu pour se remplir de saudade de chants de musique de somptueuses pensées lubriques et de rêves éveillés et solaires ?

Ou peut-être me prends-tu pour un Suisse appliquant sa technicité horlogère à la régularité et à l’esthétique de ses empilements de bûches ?

Ou bien as-tu fini par croire que j’étais devenu « un vrai jurassien » ou quelque chose comme ça ?

Alors que je suis à peine le reflet du miroir de la salle de bain des vitres et de la flaque de pluie sur la route forestière

© Éditions Orage-Lagune-Express 2013

 

22 août 2016

Fugace

Fin d'été ombres douces tout le monde se reconnaît sous les arbres

On parle encore éblouis des bonheurs têtus dans les squares

Où l'on croit en l'instant un peu bancal mais unique et irremplaçable

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Photo : Lisbonne, Principe Real (photo © Christian Cottet-Emard)

Texte extrait de mon recueil Estime-toi heureux