21 juin 2017
.
23:17 Publié dans Estime-toi heureux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : estime-toi heureux, idylle, poème, chapeau rouge, blog littéraire de christian cottet-emard, photo, barcelone, espagne, voyage, promenade, carnet, instantané
30 mai 2017
Carnet / De quelques douceurs et d’un tireur embusqué
Lundi en début de soirée avant le crépuscule, l’air sous mes frênes tout habillés de neuf était doux, parfumé et animé d’une légère brise, un contexte idéal pour une pause cigare, histoire de fêter la prochaine mise en vente de mon recueil de nouvelles Mariage d’automne dans des conditions enfin adaptées à ce que je souhaitais depuis longtemps.
J’ai choisi un modeste Don Tomas Clasico accompagné d’un Porto. Puisque j’avais quelques cerises en dessert, j’ai trouvé intéressant de mêler les deux saveurs avant d’allumer le cigare. Pour que l’harmonie s’établisse, les cerises doivent être bien mûres et sucrées afin de ne pas dénaturer le Tawny avec un excès d’acidité. Je n’étais pas mécontent du résultat. Il ne faut certes pas tenter cette expérience avec un Porto Vintage, ce qui le gâcherait, surtout si l’on boit seul car un tel flacon une fois ouvert ne peut se garder une journée supplémentaire.
Une fois le palais bien imbibé des saveurs de cerise et de Porto, on peut passer à l’allumage du cigare. Le Don Tomas Clasico ne peut rivaliser avec la richesse aromatique et la puissance d’un Havane de la Vuelta Abajo mais il reste un cigare légèrement corsé grâce à ses cape, sous-cape et tripe Honduras. Dans cette même tripe, on trouve aussi du tabac du Nicaragua qui lui donne une très discrète amertume et qui vient équilibrer la personnalité un peu rustique de cette vitole où dominent les notes grillées.
C’est après quelques bouffées de ce cigare à mon avis aux limites inférieures du module Robusto qu’il peut être agréable de croquer un chocolat noir de qualité (pas en dessous de 70 % de cacao).
Je dédie cette page de carnet à quelqu’un qui me fait des amabilités les rares et très suffisantes fois que le croise dans la rue tout en ne perdant pas une occasion de médire de mon livre Prairie Journal sous prétexte qu’on y trouve des considérations sur ce que j’ai mangé, bu et fumé. Je n’ai aucun mal à comprendre qu’il ait limité sa lecture à ce qui était à sa portée, dédaignant ainsi les pages consacrées à René Char, à la littérature, à la musique, à la nature, aux paysages, à l’enfance, aux spectacles et à tout ce qu’on peut partager entre personnes encore vivantes. Que ce tireur embusqué (c’est ainsi que je qualifie ce genre d’individu) n’en sache pas moins qu’il est désormais débusqué !
02:51 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnet, note, journal, autobiographie, blog littéraire de christian cottet-emard, douceurs, tireur embusqué, cigare, don tomas, honduras, nicaragua, porto, tawny, chocolat, frênes, don tomas clasico, robusto, porto real companhia velha
16 mai 2017
Carnet / Fournisseurs, rouleurs de mécaniques, Renard
Barnum électoral et fournisseurs
J’ai beaucoup de mal à comprendre tout ce psychodrame à propos des résultats d’élections, des nominations de ministres et du barnum médiatique qui accompagne en fanfares et en paroles creuses cette routine du fonctionnement de la société. Après tout, ces élus ne sont que des fournisseurs que nous envoyons en politique et en gestion de l’économie parce que nombre d’entre nous avons plus intéressant et plus urgent à faire : vivre.
Rouleurs de mécaniques
Récemment, je patientais dans une file d’attente. Devant moi, un groupe de jeunes types, moyenne d’âge une vingtaine d’années, incapables de se parler normalement. Pathétiques à force de rouler les mécaniques, d’essayer de placer leurs voix dans les graves et de se contraindre à des postures artificielles, inconfortables, apparemment avantageuses à leurs yeux. Personne pour leur rendre service en leur expliquant calmement le ridicule de leur maintien. À quoi bon ? Forcément un lien avec ce dont je parlais au début à propos des élections, de la politique.
Aventure du poème et sortie entre copains
Une fois libéré de la file d’attente, j’ai repensé à un fragment de texte de mon recueil Le Passant du grand large qu’on ne trouve désormais qu’en bibliothèque : L’aventure du poème n’a rien à voir avec une sortie entre copains. Je ne me souviens plus à quel propos j’avais écrit cela mais là encore, c’est en liaison avec ce que je décrivais précédemment.
Jules Renard
Revenir à son journal : Les hommes de la nature, comme on les appelle, ne parlent guère de nature. Ou encore L’horreur des bourgeois est bourgeoise.
02:20 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carnet, note, journal, blog littéraire de christian cottet-emard, cartons, politique, jules renard, mécaniques, machos, copains, poème, bourgeois, barnum





























