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26 janvier 2018

Vient de paraître : QUELQUE PART, N'IMPORTE OÙ... de Lydie Jaillon, nouvelles, 160 p.

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Lydie Jaillon peut se permettre cette audace en raison d’une particularité de son style et surtout de son angle de vue : elle a l’art de placer au bon endroit dans son récit le détail minuscule qui va propulser l’histoire vers d’immenses horizons ou la précipiter vers des gouffres insondables.

 

Quelques feuillets suffisent à nous emporter à plusieurs reprises vers l’un et l’autre de ces extrêmes et cela commence dès le premier récit, Offrez-vous le ciel, où l’on voit l’homme le plus malmené par le quotidien le plus terre-à-terre accéder, sous l’effet d’un achat d’étoile, à une étrange et brève renaissance. Dans La mélodie du feu, on passe de la douce flamme du foyer à l'infernal brasier de la colère. 

 

Dans ces douze nouvelles écrites au cordeau, Lydie Jaillon ne dédaigne pas l’humour car l’enjeu de la rencontre, aussi crucial soit-il, voit souvent sa solennité troublée par le détail (encore lui) qui va prêter à sourire. La note peut être grinçante (Mariage en solde) ou malicieuse (Dans la dentelle) où l’on assiste aux évolutions aériennes et capricieuses d’un soutien-gorge qui sème évidemment le trouble à chacun de ses atterrissages.

 

Dans un autre registre humoristique (Un homme de passage) c’est l’art suggestif du double sens érotique pratiqué avec maestria qui aspirera littéralement lecteurs et lectrices vers une très domestique conclusion.

 

Qu’on ne s’y trompe pas cependant, Quelque part, n’importe où... est aussi le livre des modernes solitudes, des élans contrariés et des rêves têtus qui s’effleurent, se croisent et risquent bien de se manquer dans l’espace étroit d’un abribus où l’on espère, chacun de son côté, quelques secondes d’éternité.

Pour se procurer le livre

 

21 juin 2017

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D'une vieille idylle naquit un jeune poème.

Où loge la beauté ?

Vous avez deux heures

Ou toute la vie si ça vous chante.

 

© Éditions Orage-Lagune-Express, 2017

Photo : lors d'une promenade dans les rues de Barcelone © photo Ch. Cottet-Emard

 

22 août 2016

Fugace

Fin d'été ombres douces tout le monde se reconnaît sous les arbres

On parle encore éblouis des bonheurs têtus dans les squares

Où l'on croit en l'instant un peu bancal mais unique et irremplaçable

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Photo : Lisbonne, Principe Real (photo © Christian Cottet-Emard)

Texte extrait de mon recueil Estime-toi heureux