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30 septembre 2017

LA GROSSE PIERRE (cinquième poème du bois de chauffage)

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Parfois il me plairait d’inverser les rôles

D’être la grosse pierre que j’ai mis une demi-heure à sortir toute poisseuse de cette bouillie qui donne le joli potager

Sous la lune elle brille maintenant toute blanche lavée par la pluie

Quelle belle pierre disent les visiteurs bien qu'elle n'y soit pour rien

Alors je m’assois sur elle après avoir rempli ma brouette de bois sec

Et je pense au poème que je pourrais bricoler avec

ce que j’ai trouvé par terre dans le paysage

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Photos Ch. Cottet-Emard 

© Éditions Orage-Lagune-Express 2017

 

 

 

29 septembre 2017

Septième poème du bois de chauffage

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Ces temps la nature s’active elle brasse elle fait ce qu’elle a à faire

Tout craque tout grince tout plie la nuit remue comme disait le poète aux lunettes noires

Les frênes se frottent les uns aux autres et le vent fait tomber leurs branches mortes je n’ai plus qu’à me baisser

On dirait que le vent est un travailleur énergique et motivé pour le petit bois

Ça tombe bien pas moi

 

 

Extrait de Poèmes du bois de chauffage, © Éditions Orage-Lagune-Express, 2017. 

 

28 mai 2017

Une maman, une source

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Il a fallu que tu nous quittes le jour que j’avais choisi pour cette étrange promenade. Le cours de ta vie était désormais comme celui du fleuve pétrifié où je guettais une éclaircie dans les brumes.

Nous, tes enfants, ta famille, tentions d’avancer encore sur la surface de plus en plus immobile de tes jours.

Dans le brouillard dont la maladie t’enveloppait, nous étions à l’affût de l’éclaircie, ce sourire clair et mystérieux que tu parvenais encore à offrir parce qu’il venait du fond de ton âme de femme, d’épouse, de mère et de grand-mère.

Jusqu’aux derniers jours, tu donnas à l’improviste ce sourire à celles et ceux qui furent à ton chevet, nous et les professionnels soucieux de veiller au confort qui pouvait te rester.

Ce sourire du temps compté venait de très loin et de très profond.

Sans doute savais-tu au fond de toi que le bonheur a besoin d’être encouragé, surtout le nôtre, qui comptait plus pour toi que le tien. Tu nous en donnas si souvent la preuve...

Tu n’aimais pas avec des mots mais avec des actes, notamment ceux qui jalonnent le quotidien des jours et des êtres, les bons repas, les petites attentions, les paroles réconfortantes, le soutien moral et matériel et cette multitude de petits riens qui sont tout, qui font tenir une famille et des vies humaines debout.

Nous, tes enfants, tes proches, n’oublierons pas le murmure et la lumière de cette petite source que fut ta vie sur notre chemin.

Texte écrit en hommage à ma mère, Jeannine, lu à la cérémonie religieuse en l'église Saint-Léger d'Oyonnax lors de ses obsèques.