Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 mai 2017

Une maman, une source

maman,fête des mères,hommage,famille,blog littéraire de christian cottet-emard,source,jeannine,famille cottet-emard,famille joly,jura,bresse,belgique,châtillon sur chalaronne,oyonnax,ain,haut-bugey,viry juraQuelques heures après ton départ, je marchais dans les méandres d’un fleuve gelé.

Il a fallu que tu nous quittes le jour que j’avais choisi pour cette étrange promenade. Le cours de ta vie était désormais comme celui du fleuve pétrifié où je guettais une éclaircie dans les brumes.

Nous, tes enfants, ta famille, tentions d’avancer encore sur la surface de plus en plus immobile de tes jours.

Dans le brouillard dont la maladie t’enveloppait, nous étions à l’affût de l’éclaircie, ce sourire clair et mystérieux que tu parvenais encore à offrir parce qu’il venait du fond de ton âme de femme, d’épouse, de mère et de grand-mère.

Jusqu’aux derniers jours, tu donnas à l’improviste ce sourire à celles et ceux qui furent à ton chevet, nous et les professionnels soucieux de veiller au confort qui pouvait te rester.

Ce sourire du temps compté venait de très loin et de très profond.

Sans doute savais-tu au fond de toi que le bonheur a besoin d’être encouragé, surtout le nôtre, qui comptait plus pour toi que le tien. Tu nous en donnas si souvent la preuve...

Tu n’aimais pas avec des mots mais avec des actes, notamment ceux qui jalonnent le quotidien des jours et des êtres, les bons repas, les petites attentions, les paroles réconfortantes, le soutien moral et matériel et cette multitude de petits riens qui sont tout, qui font tenir une famille et des vies humaines debout.

Nous, tes enfants, tes proches, n’oublierons pas le murmure et la lumière de cette petite source que fut ta vie sur notre chemin.

Texte écrit en hommage à ma mère, Jeannine, lu à la cérémonie religieuse en l'église Saint-Léger d'Oyonnax lors de ses obsèques.

 

04 août 2014

Ma voiture préférée (dans les années 60 du vingtième siècle...)

enfance,manège,fête foraine,vogue,auto,voiture,automobile,christian cottet-emard,nostalgie,bon moment,années soixante,belgique

31 juillet 2014

Carnet / Truphémus à Saint-Claude et, toujours, le dîner au lac Genin.

jacques truphémus,tous les blancs possibles,musée de l'abbaye,saint claude,jura,peinture,donations bardone genis,blog littéraire de christian cottet-emard,arts plastiques,truphémus,revue grandes largeurs,littérature,mer du nord,ostende,coccyde,belgique,lac genin,auberge du lac genin,haut bugey,ain,charix,rhône alpes,france,juillet pourri,été pourri,pluie,grisaille,météo,crocus,colchique,lancer de cochonou,tour de france cycliste,sport,vélo,nuisanceJ’ai bravé le cafard que m’inspire Saint-Claude pour visiter l’exposition Truphémus au musée de l’Abbaye. Une fois à l’intérieur de ce musée récent qui vaut le déplacement, on arrive à oublier la ville.

Je n’ai jamais été un grand amateur de l’œuvre de Jacques Truphémus mais il eût été dommage de ne pas profiter de la proximité de l’exposition à vingt kilomètres de chez moi pour essayer, sinon de changer complètement d’opinion, au moins de porter un regard différent sur le flou et les tonalités blafardes qui caractérisent une part de sa manière.

Il est vrai que j’étais resté sur mon impression désagréable des années 80 et sur le souvenir d’une couverture de la revue littéraire Grandes Largeurs reproduisant un intérieur de ces cafés enfumés et chichement éclairés qui constituent l’un des thèmes récurrents de Truphémus.

jacques truphémus,tous les blancs possibles,musée de l'abbaye,saint claude,jura,peinture,donations bardone genis,blog littéraire de christian cottet-emard,arts plastiques,truphémus,revue grandes largeurs,littérature,mer du nord,ostende,coccyde,belgique,lac genin,auberge du lac genin,haut bugey,ain,charix,rhône alpes,france,juillet pourri,été pourri,pluie,grisaille,météo,crocus,colchique,lancer de cochonou,tour de france cycliste,sport,vélo,nuisance

Bizarrement, ce sont deux de ces intérieurs de cafés, l’un avec la silhouette d’un homme en pardessus au comptoir et l’autre avec la silhouette de la serveuse, qui ont retenu mon attention à Saint-Claude. Mais j’ai surtout apprécié le regain de la couleur dans les toiles récentes de cet artiste qui porte avec une robuste prestance et une incroyable sérénité ses quatre-vingt-douze printemps !

jacques truphémus,tous les blancs possibles,musée de l'abbaye,saint claude,jura,peinture,donations bardone genis,blog littéraire de christian cottet-emard,arts plastiques,truphémus,revue grandes largeurs,littérature,mer du nord,ostende,coccyde,belgique,lac genin,auberge du lac genin,haut bugey,ain,charix,rhône alpes,france,juillet pourri,été pourri,pluie,grisaille,météo,crocus,colchique,lancer de cochonou,tour de france cycliste,sport,vélo,nuisance

J’ai eu aussi la bonne idée de regarder le film dans lequel il parle longuement de sa vie et de son rapport à la fois simple et presque ingénu à l’art en partageant ma visite en deux séquences distinctes, la première d’après ma seule approche, la seconde après avoir vu et écouté cet homme dont je ne connaissais ni la voix ni le visage. L’exposition présente d’ailleurs un autoportrait de 2002 qui a retenu un assez long moment mon regard.

Ma perception de la peinture de Truphémus a certes évolué grâce à cette exposition mais mon aversion pour sa vision « cartonnée » des plages de la mer du nord demeure. Peut-être est-ce dû au fait que mon premier éblouissement maritime d’enfant fut, un jour de grand soleil, celui de la lumière d’Ostende ou de Coccyde.

Mardi soir, dîner à l’auberge du lac Genin, le seul endroit de la région où, depuis plus de quarante ans que je m’y attable, je trouve encore de la poésie au mauvais temps. Comme d’habitude, accueil adorable et moment chaleureux d’une délicieuse simplicité.

Je n’ai pas vu un tel mois de juillet depuis les années 80, sous l’eau et dans le brouillard excepté le jour où je me suis enfermé chez moi pour ne pas assister au lancer de Cochonou *. Mon épouse et moi avons la possibilité de partir en vacances hors saison mais je plains ceux qui comptaient sur deux ou trois courtes semaines pour vivre un peu et qui sont déjà obligés de reprendre le collier. Cette année, nous risquons fort de réaliser sans été la jonction entre le temps des crocus et celui des colchiques.

* Passage du tour de France cycliste à côté de ma maison.