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18 juin 2013

Florence Grasset : concerts et enregistrements

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Elle est une des neuf solistes,
à 16h - Temple de la Madeleine - GENEVE
Concert Musique polychorale du Grand Siècle
     CHAPELLE VOCALE DE LAUSANNE
     Direction : Gonzalo MARTINEZ
     M.-A. Charpentier - P. Lorenzani

Elle chante principalement en choeur, avec une partie en soliste,
à 17h30 - Victoria Hall - GENEVE
Concert "LES ANGES D'ANTONIO VIVALDI"
     ENSEMBLE VOCAL FEMININ POLHYMNIA
     Direction : Franck MARCON
     http://www.ensemblepolhymnia.com/node/90
     Antonio Vivaldi et "l'Ospedale della Pietà"
     Vous pouvez regarder une vidéo avec des extraits de ce programme, ici :
     http://www.youtube.com/watch?v=bkwfty7fmWc&feature=player_embedded
     Ce concert sera retransmis en direct (et accessible ensuite en rediffusion) sur la radio suisse ESPACE 2, ici :
     http://www.rts.ch/espace-2/programmes/fete-de-la-musique/4968887-fete-de-la-musique-du-22-06-2013.html

Elle chante en soliste,
à 20h - Grande salle du Conservatoire - GENEVE
Concert "ENTRE AMIS"
     Musique anglaise sur instruments anciens
     Damien DESBENOIT, orgue et clavecin
     Emilie MORY, violon & vièle
     Julien RIBOULEAU, sacqueboute
     Florence GRASSET, soprano

Voici un récapitulatif des enregistrements radio de trois précédents concerts auxquels Florence Grasset à participé ce premier semestre 2013 :

Concert du Dimanche 13 Janvier 2013 à Granson (Genève), diffusé en direct sur la radio suisse ESPACE 2 :
"L’amour, la mort" Les cuivres et l’ensemble vocal féminin romantique
L'Ensemble vocal féminin Polhymnia, le Geneva Brass Quintet et la harpiste Celia Perrard jouent sous la baguette de Franck Marcon.
Brahms, Schumann, Abdelmoula et Sturzenegger.
Informations et enregistrement accessibles sur ce lien :
http://www.rts.ch/espace-2/programmes/l-heure-musicale/4541537-l-heure-musicale-du-13-01-2013.html


Concert du Mercredi 8 Mai 2013 au Victoria Hall de Genève, diffusé en direct sur la radio suisse ESPACE 2 :
Choeur de chambre de la Haute Ecole de Musique de Genève (Chef de choeur : Celso Antunes)
Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Kasuki Yamada
Brigitte Fournier, soprano
Ludovic Tézier, baryton
Fauré, Requiem - Ravel, Daphnis et Chloé
Informations et enregistrement accessibles sur ce lien :
http://www.rts.ch/espace-2/programmes/concert-du-mercredi-soir/4847170-concert-du-mercredi-soir-du-08-05-2013.html


Concert du 24 Avril 2013 au Conservatoire Royal de Bruxelles diffusé en différé le 5 Juin sur la radio belge MUSIQ 3 :
Concert Watteau "Tableaux d'une exposition"avec Les Agrémens et le Choeur de Chambre de Namur sous la direction de Leonardo García Alarcón
Extraits d'opéras français : Collasse, Marais, Rameau, Cardinal Destouches, Vivaldi, Rosetti, Haydn.
Informations et enregistrement accessibles sur ce lien :
http://www.rtbf.be/musiq3/emissions_concert-de-l-apres-midi?emissionId=1832&date=2013-06-05
Enregistrement accessible directement sur ce lien :
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1829809&channel=musiq3

 

Photo : Florence Grasset à l'abbatiale de Nantua, Ain. (Photo Christian Cottet-Emard. Archives)

09 février 2013

Carnet des actualités

L’actualité c’est simple, me direz-vous : « si vous saturez, tournez le bouton » , ce que je fais bien sûr, notamment sur France-Musique dont je choisis les programmes les moins bavards — devinez pourquoi ? — pour écouter de la musique, aussi bizarre que cela puisse paraître, et non pour entendre une énième retransmission des engueulades à l’Assemblée à propos du mariage pour tous. Tourner le bouton, pas si simple.... Pas de problème chez soi, mais à l’extérieur où tout est de plus en plus sonorisé, c’est une autre affaire. Donc, puisque l’actualité s’invite sans vergogne dans l’espace sonore public, laissons-la déborder un peu dans cet espace semi-public ou semi-privé (comme on voudra) qu’est ce petit blog.carnet,information,presse,actualité,radio,france-musique,journal,manifestation,cortège,banderole,mariage pour tous,fermeture de classe,école,politique,économie,horreur économique,viviane forrester,éditions fayard,blog littéraire de christian cottet-emard,village,foot,totalitarisme financier,sdf,sans domicile fixe,leurre,leurre de pêche,mariage gay,mariage homosexuel

J’aurais pu écrire « les actualités » mais en réalité, une seule domine toutes les autres : le mariage pour tous. À chaque nouvelle vague de logorrhée sur ce sujet, une image s’impose à moi, vieille de deux ou trois ans déjà, celle d’un jeune SDF très maigre et très mal en point qui grelottait de froid accroupi contre une vitrine un soir pluvieux de fin d’automne à Lyon. Lui donner une pièce ? Inutile au vu de son degré apparent d’épuisement. Le recueillir ? Évidemment impossible. Comme tout le monde, j’ai donc passé mon chemin en remisant mon malaise dans un coin de ma tête. Le rapport entre ce SDF et le baratin à propos du mariage pour tous ? La grosse manifestation des opposants au mariage pour tous. Voilà des gens qui sont capables de prendre des jours de congé et des autocars avant l’aube en plein hiver, de se taper cinq ou six-cents kilomètres de route et de s’agglutiner dans des cortèges géants pour un motif aussi secondaire que le mariage pour tous.

Pour moi, le vrai problème est que ces foules gonflées à bloc soient apparemment incapables de la même mobilisation pour refuser que des SDF crèvent de froid dans notre société si civilisée, que des citoyens se retrouvent privés de tout revenu et que ceux qui sont encore sur le pont soient tous les jours à la merci de n’importe quel petit chef susceptible de les envoyer sous les ponts. Il faut croire que ces risques les concernent beaucoup moins que les risques du mariage pour tous.

Apparemment, c’est cela la politique, activité à laquelle il me semble impossible de s’intéresser tant que, dans nos pays riches, tout le monde n’aura pas droit à un revenu minimum universel permettant au moins de manger et de dormir à l’abri à celles et ceux qui, de plus en plus nombreux, ne pourront de toute façon plus jamais s’adapter à la loi de la jungle du « totalitarisme financier » (*).

(*) Cf. L’Horreur économique, Viviane Forrester, éditions Fayard, 1996. 

P.S. : Puisque j’en suis à bavarder sur les manifestations géantes, j’en profite pour en évoquer une (plus petite) à laquelle j’ai récemment participé. Je me trouvais moi-même un peu ridicule au milieu de ce cortège dans les rues de mon petit village dont l’école risque de perdre une classe mais le ridicule ne tue pas. La preuve, j’écris et je publie des livres, je tiens ce blog depuis huit ans, je donne parfois mon opinion personnelle et je suis toujours vivant !

Pourquoi me suis-je joint à cette manif de campagne à laquelle, de l’aveu des organisateurs, n’ont pas participé autant de parents d’élèves qu’on aurait pu l’espérer ? Après tout, je n’ai plus d’enfant à l’école primaire et je suis depuis longtemps persuadé que le bonheur est désormais une affaire privée même si j’ai gardé une vieille tendresse pour les banderoles et la contestation. De fait, elle était plutôt sympathique cette manif villageoise mais quelque peu pathétique aussi, notamment lorsque me parvenaient dans le cortège quelques bribes de conversations du plus pur style « entre potes » : « ouais c’est clair, il nous faudrait une victoire. Ça peut pas continuer comme ça. Avec ce qu’ils ont pris comme raclée l’autre jour, va falloir qu’ils mettent le turbo. »
Finalement, tant qu’ils ne ferment pas le stade de foot !

Vignette : leurre de pêche.

21 janvier 2013

Carnet / La crise ? Quelle crise ?

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Le mot « crise » revient sans cesse dans cette logorrhée. La crise, quelle crise ? Une crise ça s’annonce, ça commence, ça connaît un pic, ça se calme et ça s’arrête. C’est ce qui se passait lorsque, dans mon enfance, je souffrais de crises d’eczéma. Pour les gens de ma génération qui entendent parler de La Crise depuis le premier choc pétrolier sur les économies occidentales au début des années 1970, c’est-à-dire depuis leur adolescence, il est aujourd’hui logique de poser la question : quelle crise ? En réalité, ce dont on nous rebat les oreilles depuis si longtemps n’est pas une crise mais autre chose que personne ne sait nommer. Alors nous disons la crise, « c’est la crise » , en nous souhaitant le bonjour ou en interrompant un bavardage avec un voisin pour retourner vaquer à nos occupations. Cette chose que le commun des mortels ne sait pas nommer et qu’il appelle « crise » par convention, les savants, les scientifiques, les intellectuels pourraient nous aider à la nommer. Où sont passés les intellectuels qui pourraient nous aider à nommer la crise ? Ils pourraient venir à la radio et à la télévision s’acquitter de cette mission. Mais peut-être n’ont-ils pas envie de se faire interrompre par un animateur ou un présentateur au doigt levé chaque fois qu’ils parlent plus de dix secondes ? Essayer de nommer la crise n’est déjà pas facile, encore faut-il en avoir le temps. De plus, pardon de me risquer à cette vilaine remarque élitiste, encore faut-il que le plateau et le studio soient bien fréquentés. Je me souviens d’une émission de télé au cours de laquelle l’écrivain Salman Rushdie s’est fait grossièrement interrompre puis insulter par un acteur délinquant. Du coup, Salman Rushdie a déclaré à l’époque ne plus vouloir remettre les pieds sur un plateau de télévision en France, ce qu’on peut aisément comprendre. Heureusement, il a fait au moins une exception pour François Busnel et sa Grande librairie. Qu’il essaye aussi chez Frédéric Taddeï (Ce soir ou jamais) ou chez Philippe Lefait (Des mots de minuit). Voilà au moins trois émissions où quelqu’un peut terminer une phrase. Hélas, ces programmes rescapés des derniers fastes du système EPM (*) sont diffusés à des heures tardives pendant lesquelles notre vigilance est inversement proportionnelle à notre désir d’écouter des intellectuels tenter de nommer la crise. Finalement, dans les grands médias, il ne reste ni temps ni espace à accorder à des savants et des intellectuels qui pourraient débattre pour définir cette crise qui n’en est pas une. Alors, comment venir à bout de quelque chose que nous ne savons même pas encore nommer ?

(*) Le système EPM (Et Puis Merde) consiste à diffuser des programmes de haut niveau sans se préoccuper de leur faible audience. Je ne sais plus si quelqu’un se souvient encore de cette dénomination ironique qui avait cours dans les médias il y a une trentaine d’année.