Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 mars 2014

La société de la fatigue, essai du philosophe Byung-Chul Han, éditions Circé

philosophe,société,fléau de société,problème,télérama,la société de la fatigue,byung-chul han,éditions circé,burn-out,dépression,performance,travail,épuisement,infarctus de l'âme,blog littéraire de christian cottet-emard,fcpe,président de la fcpe,fédération parents d'élèves,dominique mathieu-nazaire,journaliste,essai,christine duminy-sauzeau,christian cottet-emard,nouvelles du front,contestation,révolte,lutte socialeUne note de lecture très pertinente sur un problème de société majeur signée Dominique Mathieu-Nazaire dans Télérama :

http://www.telerama.fr/livres/la-societe-de-la-fatigue,10...

Ici, le site des éditions Circé.

(Notre société,) « qui génère burn-out ou dépressions, se consume d'elle-même. Nous nous croyons " libres " de travailler... jusqu'à l'épuisement. Par plaisir de se réaliser soi-même, se dit-on. Pour plus de rentabilité économique, en réalité. » , écrit Dominique Mathieu-Nazaire en citant l'auteur de La Société de la fatigue :

« L'excès d'accroissement des performances mène à un infarctus de l'âme » .

À associer avec cet autre constat noté par Christine Duminy-Sauzeau :

« Pour le président national de la FCPE, principal syndicat de parents d'élèves, la société et l'école mettent aujourd'hui trop de pression sur les enfants et cela dès la maternelle. C'est l'interdiction de l'échec, l'interdiction de se tromper, qui fabriquent l'école de l'exclusion. Par conséquent, la décompression se fait sans limite et parfois même jusqu'à la mort. »

 

09 février 2014

Signe de feu et « minguet »

feu,hiver,bûche,affouage,bois,stère,coupe,chauffage,bois de chauffage,allumettes,cagette,variations symphoniques,christian cottet-emard,sagittaire,signe de feu,blog littéraire de christian cottet-emard,note,journal,souvenir,enfance,colère,école,maître d'école,instituteur,pénitence,punition,vacances,poésie,littérature,révolte,caractère ombrageux,mélancolie,exaspération,maladresse,mainsAvec les années, l’hiver me pèse de plus en plus, surtout dans ma campagne. En ce moment, il n’est pas trop méchant et les couches de neige successives sont vite balayées par de forts coups de vent du sud. Du coup, économies substantielles de gaz grâce au feu de bois qui suffit pour l’instant à chauffer toute la maison mais au prix d’efforts de manutention dont je me passerais bien (stockage, rangement, transport).

En attendant la prochaine livraison de six stères, je me dépanne avec du bois entassé par mon défunt père qui avait des coupes affouagères et qui avait accumulé de grandes quantités qu’il n’a pas eu le temps de tronçonner. Il m’a donc fallu, cette semaine, manier la tronçonneuse, moi qui n’utilise jamais d’outils mécaniques dans ma vie quotidienne parce que je n’aime pas ça et parce que je suis extrêmement maladroit.

feu,hiver,bûche,affouage,bois,stère,coupe,chauffage,bois de chauffage,allumettes,cagette,variations symphoniques,christian cottet-emard,sagittaire,signe de feu,blog littéraire de christian cottet-emard,note,journal,souvenir,enfance,colère,école,maître d'école,instituteur,pénitence,punition,vacances,poésie,littérature,révolte,caractère ombrageux,mélancolie,exaspération,maladresse,mains

 Minguet !

Mon père avait un mot pour cela, minguet. Il se désolait de me voir minguet parce qu’il était surpris, déçu et inquiet à juste titre que je ne sache rien faire de mes dix doigts. C’est même une des nombreuses raisons de notre rendez-vous manqué dans la vie, mon absence d’habileté, ma maladresse à saisir des objets, ma tendance à casser mes jouets, mon indifférence pour les jeux de construction, le mécano, les petits chalets suisses à assembler.

Être minguet en a rajouté dans mes difficultés scolaires à l’école primaire avec des heures de travail manuel qui tournaient au supplice. Une année, nous devions construire une église miniature avec des allumettes et une maquette de planeur en bois de cagette. Avant les vacances, nous avions le droit de récupérer nos travaux pour les emporter chez nous. Je me souviens de ce dernier jour d’école où j’avais envie de dire au maître que je n’avais que faire de ces saletés qui m’avaient coûté tant de vains efforts et de remontrances. À peine rentré chez moi, je me suis isolé dans un coin du jardin et j’ai piétiné le planeur avec une volupté dont je me souviens encore comme si c’était hier. Après, pour continuer de célébrer la liberté qui commençait et qui durait à l’époque jusqu’à la mi-septembre, j’ai foutu le feu à l’église qui a fait une belle flamme parce qu’elle était construite en carton recouvert d’allumettes.

En ces temps lointains, on chantait encore Vive les vacances / plus de pénitences / les cahiers au feu / les maîtres au milieu. Je me rappelle avoir gueulé cette chanson au milieu du potager et dansé la danse du scalp (je jouais beaucoup aux indiens) sur les débris de ces objets absurdes qu’on m’avait contraint de fabriquer. La revanche secrète du minguet !

C’est aussi ce jour-là, pendant ce grand défoulement solitaire, que j’ai senti se former dans mon esprit de gosse ombrageux (sagittaire, signe de feu ! disait de moi la vieille voisine) une des premières images poétiques que je n’avais bien entendu pas encore l’âge d’identifier comme telle mais qui est restée gravée en moi :  la flamme de la colère qui s’épanouit comme la corolle d’une fleur dépliée par le vent sec de cette veille de vacances !

Et me voici aujourd’hui encore en train de brûler du bois que j’ai tronçonné cette semaine en poussant des jurons dont on a dû profiter à l’autre bout du village. Excuse-moi papa, mais ça soulage tellement !

Les Variations symphoniques (extrait)

© Éditions Orage-lagune-Express, 2013. Droits réservés.

Photo 2 : Linette joue la mouche du coche.

19 juin 2013

No, I'm not going to the world cup.

http://www.youtube.com/watch?v=ZApBgNQgKPU&feature=pl...

Et aussi :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/18/changebrazil...