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01 février 2026

Pour le salon du livre de Nantua, parution de L'ENFANT QUI N'INQUIÉTAIT PAS LES OISEAUX

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Je signerai mon nouveau livre en avant-première au salon du livre de Nantua (Ain) les samedi 21 et dimanche 22 février.

Résumé :

Fin des années 1960. Till, neuf ans, a une imagination si débordante qu’elle peut le mener bien plus loin que ses escapades entre la rivière Sarsouille et la forêt de la Brétouze, au-dessus d’Oyonnax.

Son enfance dans la cité du peigne, de la lunetterie et des matières plastiques ressemblerait à celle de ses camarades si elle n'était pas marquée par un détail bizarre : au lieu de s'effaroucher, les oiseaux ne prennent même pas la peine de s'envoler à son passage, ce qui n'échappe pas à Face de lune et sa bande qui le tourmentent à la sortie de l'école.

Heureusement, Till n'est pas seul face à ce problème, notamment grâce à un drôle d'ange gardien qui roule en cyclomoteur et qui ouvre les coffres-forts, le vieux Christiansen. Ce personnage mystérieux, bougon mais amical, est aussi là pour rappeler à Till que dans la vie, le rêve et le réel ne sont pas incompatibles, à condition qu’ils se nourrissent l’un de l’autre.

Dans la lignée de ses Chroniques oyonnaxiennes qui explorent aussi le thème d’une enfance dans le Haut-Bugey, Christian Cottet-Emard puise à nouveau dans ce vivier inépuisable que sont ses souvenirs pour en extraire cette fois un roman débordant de tendresse, de fantaisie et d’humour.

Voici un livre qui offre un grand bol d’air frais tout droit venu des forêts de l’Ain et du Jura.

(J. V. d A, Club cigare info)   

05 septembre 2022

Interlude / Souvenir de 1975 :

Mon cyclomoteur Honda Amigo fait des envieux.

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26 janvier 2022

Carnet / Souvenir du monde d’avant

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Souvent ces jours ensoleillés, je passe pas mal de temps à observer la lumière qui ricoche sur les petites feuilles incurvées du buis devant la maison. Le buisson brille au milieu des plaques de neige qui scintillent. Grâce au soleil d’hiver, je fais le plein par les yeux de cette vitamine D dont le Sénat qui n’a que cela à faire, veut interdire ou du moins limiter l’usage, pour notre bien évidemment... Et voilà que la politique vient ainsi polluer jusqu’à mes plus anodines rêveries, surtout depuis deux ans lorsque dès le début de la folie furieuse, j’ai écrit sur ce blog qu’ils (nos gouvernants actuels) oseraient tout.
 
Aujourd’hui plus encore que durant toute ma vie passée, je suis extrêmement contrarié de devoir ne serait-ce qu’une minute me soucier de politique car j’ai toujours pensé que tel n’était pas mon destin, même lorsque je perdais mon temps dans la presse régionale à recueillir laborieusement et dans la plus totale indifférence les résultats des élections avec le fleuve de boue dont elles ouvraient les vannes par les bouches d’égouts de leurs commentateurs les plus zélés.
 
En temps normal, lorsqu’aucune des crises permanentes que traverse le pays depuis longtemps n’autorise la moindre mesure d’exception, même pas le terrorisme, on arrive assez facilement à s’en laver les mains et surtout l’esprit, de la politique. Mais pas en ce moment.
 
C’est peut-être la raison pour laquelle me revient fréquemment à l’esprit le souvenir plus insouciant que je ne le croyais de ce jour du mois de mai 1981 où je tentais de m’extraire de la foule parisienne célébrant l’élection de Mitterrand.
 
Je me demandais comment j’allais rentrer chez moi à Oyonnax parce que Paris est une ville où je n’ai jamais réussi à trouver seul mon chemin. Je sortais d’une gargote où je venais d’engloutir une choucroute garnie moins bonne qu’une en boîte et je ne pensais qu’à deux choses : manger un sandwich car j’avais encore les crocs et sauter dans le train. J’avais vingt et un ans et j’étais loin d’imaginer que le président qui venait d’être élu serait un peu plus tard l’inventeur de la nasse électorale dans laquelle nous sommes encore piégés aujourd’hui. J’étais vraiment trop jeune pour m'en douter et au cas où j’eusse été capable d’une telle lucidité, trop intellectuellement constipé pour l’admettre.
 
En ces heures sombres pour ce qui reste de notre démocratie, je me dis au moins que c’est sous Mitterrand que j’ai échappé au service militaire l’année suivante grâce à de très socialistes intermédiaires qui ont plaidé ma cause auprès de l’entourage proche de Charles Hernu.
 
Bénéficierais-je de cette sorte de tolérance dans la société d’aujourd’hui où l’on risque de s’acheminer vers la vaccination obligatoire après les élections en cas de victoire de Pécresse ou de plébiscite du roitelet ? Sans doute non. J’ai la sensation d’un étau qui se resserre et je n’aime pas du tout cela pour la simple raison que je suis grand-père.