19 avril 2020
Dans un frêne la mer
Quand la mer me manque et que je ne l’entends plus assez dans le coquillage de l’enfance
je ferme les yeux sous un frêne qui déplie ses nouvelles feuilles dans la brise
J’écoute ployer et se frotter dans l’air ses hautes et souples branches
Je lève la tête j’ouvre les yeux et me voilà sous la grande voile bleue qui ondule dans l’écume
Vous voyez ce n’est pas compliqué
Extrait de Estime-toi heureux, © Éditions Orage-Lagune-Express
Images : photos prises hier après-midi chez moi avec mon petit appareil Lumix
01:08 Publié dans Estime-toi heureux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : frêne, mer, nostalgie de la mer, arbre, campagne, voilure, voile, mât, ciel, écume, fermer les yeux, ouvrir les yeux, lever la tête, blog littéraire de christian cottet-emard, enfance, coquillage, christian cottet-emard, rêve éveillé, feuilles, brise, branche, brise marine, souvenir, paysage maritime, estime-toi heureux©, éditions orage lagune express, droits réservés, étude notariale m., photos©christian cottet-emard, photographies, images, appareil photo lumix
30 mai 2018
Jour de bilan
Terne et lourd comme cet empilement de bûches
je ressemble à mon tas de bois quand je fais le bilan
Certaines donneront de bonnes flammes vives et réconfortantes
d'autres déjà grises à raviver sans cesse charbonneront sans éclairer et sans chauffer
Avant était pourtant un arbre qui plongeait dans le ciel
et s'étendait dans l'air comme un nageur dans l'océan
Extrait de Poèmes du bois de chauffage, © Club, 2018. Droits réservés
Photo © CC-E
19 mars 2018
Élégie sur la maison d'enfance
Tu naviguais à vue dans la houle d’un songe il te dicta cette élégie funèbre
Il était trop tard pour habiter encore la maison d’enfance
Le portail s’ouvrit sur ce monde de ténèbres qu’elle était devenue et tu la rachetas à prix d’or afin d’en chasser tous les inconnus
L’argent les dispersa comme des spectres mais plus rien ne pouvait ramener le vieux tilleul à sa place même si ses racines erraient encore sous la terre désormais sans mémoire
Alors tu fis raser les murs jusqu’aux fondations pour ouvrir un grand pré où tu plantas un nouveau tilleul
Cette colère en toi s’en apaisa ce feu d’enfer dans un bloc de glace devint la douce flamme de la bougie qui luit dans l’ombre pour éclairer et réconforter non pour brûler
(Extrait de mon poème Paysage / Évasion, sixième partie)
© Éditions Orage-Lagune-Express, 2018
00:54 Publié dans Estime-toi heureux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : maison d'enfance, demeure, habiter, élégie, souvenir, colère, rêve, passé, tilleul, poème, paysage évasion, éditions orage-lagune-express, blog littéraire de christian cottet-emard, enfance, arbre, flamme, bougie, feu, glace, ombre