07 février 2014
Façon « Patchwork »
Une revue qui sent l’encre, cela devient rare ! Il faudrait créer une revue d'une imprévisible diversité, façon « patchwork » a dit Georges Perros. Anthony Dufraisse, connu pour ses chroniques dans la presse littéraire, dans le Matricule des anges entre autres, l'a fait.
Au début, je ne comprenais pas bien la ligne de publication et j’ai été un peu dérouté quand Anthony Dufraisse, m’a gentiment invité au sommaire. Car c’est un fait, Patchwork surprend. Après son n°0, le n°1 est aussi dense que le format est petit, élégant, avec une mise en page sobre et très soignée. Voilà pour la forme.
En ce qui concerne le fond, c’est varié, éclectique mais la cohérence apparaît vite, comme dans un vrai patchwork, ce que ne manque pas de confirmer le texte d’ouverture, Pochette-surprise signé Anthony Dufraisse, que je recommande tout particulièrement tant il fleure bon l’amoureux de l’écrit sur papier, le goûteur d’encre, le gourmet de littérature et de poésie. Je lis rarement une revue en totalité mais pour celle-ci ce fut le cas avec en plus, un vrai bonheur d’y avoir participé.
(11 x 17, 84 p., couverture à rabats).
Son prix : 7 euros (port compris).
Règlement par chèque à l'ordre d'Anthony Dufraisse,
13 rue de la République,
95100 Argenteuil.
revuepatchwork@free.fr
23:38 Publié dans Mes collaborations presse | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : revue littéraire patchwork, anthony dufraisse, christian cottet-emard, copeau, picabia, cowper powys, chaillou, lachgar, goffette, rossi, maulpoix, grozdanovitch, jourdan, leclair, swiatly, collin, bernard, thomas vinau, lalumière, frédérick houdaer, jean-jacques nuel, magloire, jouanard, littérature, poésie, essai, georges perros, blog littéraire de christian cottet-emard
06 février 2014
Carnet / Sale tête et rythmes détraqués
Nuit très courte ce mercredi 5 février (couché à 3h levé à 6h). Le feu n’a même pas eu le temps de s’éteindre et il m’a suffi de tisonner quelques braises pour le faire repartir avec une nouvelle bûche. Résultat, j’ai dû me recoucher à 7h30 pour ne pas vivre le restant de la journée en pilote automatique. Réaction en chaîne : petit déjeuner à 11h, pas faim à midi, sandwich thon-mayonnaise (en tube) et verre de muscadet à 15h (premier cigare) puis café au lait croissant à 16h (deuxième cigare). C’est ce qui s’appelle avoir les rythmes détraqués. Pour l’instant, la balance reste à 76 kg, un miracle... Aller-retours incessants entre l’ordinateur, la cafetière et la fenêtre. Dans le reflet de la vitre, je me trouve une sale tête.
Conjurer l'hiver
Entre giboulées et neige bien collante, juste eu le temps de rentrer quelques brouettes de bois. Au courrier, la revue Patchwork au sommaire de laquelle je figure avec un poème, L’Aile d’un oiseau sombre, grâce à l’amicale attention de son fondateur Anthony Dufraisse. Je reparlerai bientôt de cette revue aussi élégante et sobre dans sa présentation que dense et originale dans son contenu. Deuxième lecture d’un début de texte inédit de Jean-Jacques Nuel, auteur lui aussi présent dans Patchwork. Pour conjurer l’hiver, je relis le chapitre consacré au saule marsault (l’arbre aux chatons gris) dans mon Guide des arbres et arbustes d’Europe d’Archibald Quartier et de Pierrette Bauer-Bovet (éditions Delachaux et Niestlé).
Prairie Journal
Écoute de Prairie Journal d’Aaron Copland. Ma prairie à moi se limite aux trois mille mètres carrés de pré autour de la maison mais c’est assez pour se mettre au diapason de cette musique, surtout quand à la faveur d’une éclaircie subite je vois planer la buse variable. Vu aussi deux chevreuils traverser les pâturages derrière mon muret. Le temps d’attraper les jumelles, plus personne ! Je suis tenté d’intituler Prairie Journal l’ensemble récent de mes deux cents pages de carnets disséminées sur le papier et sur la toile.
Photo : autoportrait à la sale tête (5 février 2014)
01:15 Publié dans carnet | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : carnet, journal, note, autoportrait, sale tête, christian cottet-emard, saule marsault, guide des arbres et arbustes d'europe, delachaux et niestlé, archibald quartier, pierrette bauer-bovet, revue patchwork, anthony dufraisse, littérature, poésie, cigare, jean-jacques nuel, prairie journal, aaron copland, ordinateur, cafetière, fenêtre, blog littéraire de christian cottet-emard, mélancolie, rythmes décalés
27 janvier 2014
PAYSAGE / ÉVASION (extrait)
PAYSAGE / ÉVASION est un long poème en composition permanente qui compte actuellement cinq sections. Commencé au début de la décennie 2000 ou peut-être un peu plus tôt, avec des périodes d'interruptions plus ou moins longues, il se terminera le jour de ma fin ou lorsque je ne serai plus capable d'écrire. Tel en est du moins, jusqu'à nouvel ordre, le projet littéraire de départ. Des extraits d'autres sections ont été publiés en revues ou mis en ligne à l'occasion d'opportunités et de circonstances diverses. L'extrait suivant est tiré de la cinquième section.
Tu as été capturé par le paysage de ton enfance
Cela s’est produit le jour où croyant le connaître par cœur tu t’es aperçu qu’il était inépuisable
Tu avais beau l’arpenter dans tous les sens il était infini
Familier et infini le long de ces petites routes de campagne de ton jeune âge et que tu reconnais aujourd’hui même si quelques coupes forestières ont dégagé des horizons
Ces horizons n’ont rien de nouveau ils ne sont que révélés et s’intègrent donc en quelques promenades dans ton paysage d’enfance
Tout cela forme un cadre dans lequel tu as sauté à pieds joints où désormais demeure ton aventure
Car c’est bien d’aventure qu’il s’agit un pas devant l’autre en est une et il n’est pas obligatoire d’aller la chercher aux antipodes
« Qu’ils voyagent donc, ceux qui n’existent pas ! » a écrit Fernando Pessoa
Tu as quant à toi beaucoup de mal a exister dans d’autres paysages que « les tiens » ce qui ne signifie pas que tu refuses les autres paysages
Simplement tu ne peux pas te fondre en eux alors que tu en as tout le loisir dans ceux de ton environnement habituel
Cette fusion n’est que partielle elle est à son minimum dans ta ville face à laquelle tu tiens tes distances elle atteint son apogée dans la campagne et dans la forêt alentour notamment sous l’effet des arbres
Mais tu trouves aussi en eux la protection contre ce terrible danger qu’est la fusion totale en quelque chose ou en quelqu’un
Un frôlement d’aile une brindille qui craque sous le pas une branche qui fléchit une ramure qui frémit et te voici de nouveau à distance appliquant ainsi la leçon des créatures dont l’inquiétude et la brève fuite à ton passage participent de la vie du paysage
Photo : depuis une fenêtre du séjour, chez moi, dimanche 26 janvier 2014 en fin d'après-midi.
© Orage-Lagune-Express 2014
22:45 Publié dans Estime-toi heureux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paysage évasion, paysage, évasion, poème, poésie, christian cottet-emard, section, littérature, écriture, blog littéraire de christian cottet-emard, projet littéraire