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01 novembre 2014

Cette vie de rêve

Ce n’est pas si mal finalement cette vie de rêve

Quand les rêves des autres se fracassent si souvent contre l’épicerie du coin

Ou qu’on les boit d’un trait au grand comptoir de l’idéal

 

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Pendant ce temps tes rêves flottent au bord du monde

Plus soyeux et frais que les jambes des femmes

Plus denses et lourds que ton squelette

 

Plus immobiles et plus rapides que les nuages

 

Aussi peu réels que le monde se rêvant monde

 

Mais plus fiables que la météo les amours et les voitures

Tes rêves c’est-à-dire toi quand tu ne dors pas

 

Photo : lanterne dans un parc à Lisbonne (photo Christian Cottet-Emard)

© éd. Orage-Lagune-Express 2014

06 septembre 2013

Fire notice, de Frédérick Houdaer


Parution le 9 septembre 2013 :

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ma dernière cuite remonte au mois dernier

c’était avec une amie enceinte

bien meilleure buveuse que moi

nous sommes rentrés à vélo

jusqu’à ce que nos montures

nous fassent comprendre de mettre pied à terre

nous les avons laissées

contre un panneau publicitaire

le lendemain matin nous sommes revenus

dégrisés

les vélos n’étaient plus là

le panneau publicitaire non plus

dans le ventre de mon amie

le bébé tenait bon

 

Les lecteurs fidèles de Frédérick Houdaer retrouveront dans ce nouveau recueil les thèmes et le style simple et direct de ce poète de la fulgurance, dans la lignée de Bukowski. Ils découvriront aussi un homme passionné par la magie, qui évoque dans ses poèmes Aleister Crowley et Castaneda.

 

Frédérick Houdaer, né en 1969 à Paris, vit à Lyon. Neuf  livres publiés (cinq romans, quatre recueils de poèmes). A exercé de nombreux petits métiers. Directeur de la collection de poésie des éditions Le Pédalo ivre. Créateur & animateur du CABARET POÉTIQUE (au Périscope, à Lyon) depuis 2010.

 

Un recueil de 72 pages, format 11 x 18 cm. 12 €.  ISBN 979-10-92038-00-2


DESCRIPTIF ET BON DE COMMANDE


25 mai 2013

Commerce

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Tu lui dis que finalement

Vu que que tu n’es pas sûr qu’il existe le diable

Vu que tu n’es même pas certain qu’elle existe cette fameuse âme tu pourrais pratiquer le troc la lui échanger contre quelque chose qui te fait envie ou plaisir

Mais le diable te répond mon pauvre ami que veux-tu que je fasse d’une âme comme la tienne qui va contre son intérêt si ça lui chante 

Désolé mais ton âme n’a pas le profil que puis-je faire d’une telle âme qui s’amourache s’attachepoésie,note,journal,littérature,âme,edward elgar,compositeur britannique,salut d'amour,violon,piano,musique,blog littéraire de christian cottet-emard,veilleuse,bougie,église,étoile,femme,récit des lisières,estime-toi heureux,recueil,prose poétique,poème en prose,éditions orage lagune express,droits réservés,copyright

Ton âme toujours à deux doigts de verser une larme en écoutant Salut d’Amour d’Edward Elgar

Ton âme plus elle vieillit plus elle aime

Ton âme plus elle pâlit plus elle préfère le rose et le vert tendres

Ton âme même pas grise à défaut d’être noire

Et le diable s’éloigne en haussant les épaules

Alors tu rentres dans l’église elle est déserte la musique d’orgue tombe comme une pierre sur les dalles séculaires lustrées par tant de pas qui ne laissent aucune empreinte

Tu donnes quelques pièces pour allumer la bougie d’une veilleuse et tu sors sous les étoiles qui brillent très loin et très haut telles des femmes inconnues


© Éditions Orage-Lagune-Express, 2013.