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19 mai 2014

Poèmes de Preben Mhorn

(Recueillis et commentés par Christian Cottet-Emard)


Extrait :

 

Instructions

 

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Il ne devrait pas y avoir grand monde le jour de mes obsèques

 

Au moins le cortège de mes vieux chagrins secrets

 

Esprits las mais présents dans les airs

 

Tel sera le vrai mystère non point ma mort si commune mais ces chagrins sévères et solennels comme des fantômes

 

Plus présents que mes amis qui ne seront peut-être pas là du reste car les amis font ce qu’ils veulent et ce qu’ils peuvent c’est pour cela qu’ils sont des amis

 

Plus résolus que mes ennemis qui n’existent d’ailleurs peut-être pas tant il est difficile d’avoir suffisamment de stature pour faire un véritable ennemi

 

J’essaierai de leur dire à tous amis peu présents et improbables ennemis

 

Pas de larmes ni pures ni de crocodile s’il vous plaît ne pleurez pas

 

Déjà que ce n’est pas drôle les vieux chagrins secrets qui survivent aux défunts et s’en vont de par le monde à la recherche d’un nouveau corps

© Éditions Orage-Lagune-Express, 2014

17 avril 2014

Carnet / En attendant « l’eléctrico »

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Ces derniers jours j’entends le coucou derrière chez moi. Chaque année son appel provient du même secteur de la forêt mais bien malin qui saurait le débusquer dans  l’immensité parme et vert tendre des sanguins et des jeunes pousses. 

La brève vague de ces pastels printaniers sur les prairies et les bois charrie les mêmes sentiments de renouveau et de mélancolie. 

Le printemps montagnard ne connaît pas l’insouciance du printemps maritime, il est comme quelqu’un de pressé qui ne veut pas qu’on l’aime trop longtemps ou comme quelqu’un qui aime tout le monde mais personne en particulier, il signale une fête quelque part sans forcément vous y convier. On entend souvent l’écho assourdi de cette fête lointaine et inaccessible dans la musique de Mahler et dans les poèmes de Rückert et d’Eichendorff. Ce n’est pas du tout la bonne période pour moi de lire cette poésie et d’écouter cette musique qui correspondent pourtant bien au style un peu romantique allemand de la nature où est plantée ma maison.

Mélancolie pour mélancolie, je préfère encore la saudade, moins oppressante, avec laquelle mon caractère est beaucoup plus en accord. Je suis à l’arrêt, lesté de la vieille valise de l'enfance, j’attends d’enjamber mes montagnes trop sévères pour monter dans l’inusable et lent eléctrico des collines de Lisbonne où, là-bas, les beaux jours prennent leur temps.

 

Photo : dans l'eléctrico à Lisbonne (photo © Ch. Cottet-Emard)

13 mars 2014

Blues du quinqua

Les trois objets du quinquagénaire :

 

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le rétroviseur pour regarder ce qui est déjà loin,

 

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les lunettes pour voir de près

 

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et les jumelles pour voir venir...