Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06 août 2021

Carnet / Boîte de Pandore électorale

politique,nouvelle du front,élection présidentielle 2022,crise sanitaire,vote protestataire,déni de démocratie,christian cottet-emard,carnet,note,journal,opinion,billet politique,blog littéraire de christian cottet-emard,boîte de pandore,abstention,hubrisCette journée du 5 août, le pays est entré prématurément et de façon peu glorieuse en campagne électorale. Comme si l’unité nationale n’était déjà pas assez fracturée, un degré a été franchi dans la division, dans la guerre de tous contre tous qui arrange tant de petits investisseurs spécialisés dans la division.

En désignant comme des ennemis et des fauteurs de troubles des citoyens ordinaires qui seront désormais plus suspects et plus contrôlés que des délinquants, le président a ouvert, d’un point de vue électoral, une boîte de Pandore.

Dans cette affaire, les fanatiques pro et anti-vaccins qu’on peut d'ailleurs renvoyer dos à dos se réjouissent ou se désolent mais ce n’est pas vraiment le souci.

Le plus inquiétant, ce sera l’évolution politique de ceux, très nombreux, qui se seront résignés à la vaccination non pas par conviction mais simplement pour échapper à cette « vie de merde » qu’on leur a promis en haut lieu (et en ces termes !).

Parmi eux, beaucoup se sentent aujourd’hui non seulement trahis par de soi-disant contre-pouvoirs mais encore humiliés de se savoir privés de la moindre porte de sortie. Faut-il à ce point manquer de sens politique pour commettre une telle erreur psychologique !

Le ressentiment qui va en résulter risque fort de se traduire, le moment venu de l’élection présidentielle, dans quelques mois, par un regain de votes de revanche, des votes de défoulement punitifs totalement décomplexés, même si la situation sanitaire venait à s’améliorer. Il y a aussi une certaine logique à estimer que si la démocratie faillit comme c'est le cas en ce moment, des candidats soupçonnés de s'en éloigner puissent devenir fréquentables.

On peut alors penser qu’en cas de forte abstention de l'électorat pour lequel il ne s'est rien passé d'anormal ce 5 août, la foule des vaccinés contre leur gré pèsera dans le vote protestataire au second tour, surtout si elle converge vers celles et ceux qui ont compris depuis bien avant la crise sanitaire que ce président est dangereux, soit parce qu’il n’a plus ses nerfs, soit parce qu’il est irrémédiablement entré dans l’hubris.

 

 

13 décembre 2018

Carnet / Le jaune lui va si mal

politique,société,contestation,protestation,gilets jaunes,macron,président de la république,chef de l'état,europe,union européenne,france,nation,souveraineté nationale,factions,légitimité présidentielle,abstention,vote castor,identité,identité nationale,immigration,multiculturalisme,nuit de bout,crise politique,émeutes,blog littéraire de christian cottet-emard,élections anticipées,élections européennes,souveraineté nationaleQuelle légitimité détient encore aujourd’hui le chef de l’État qui, après seulement dix-huit mois de mandat, a réussi le prodige de plonger le pays dans une situation quasi insurrectionnelle ? On n’en voit guère d’autre que celle, normale, de la procédure de son élection dont il faut quand même rappeler qu’elle se fit avec un taux d’abstention record et le vote par défaut, le fameux vote castor (barrage à l’extrême droite).    

Ce n'est même plus désormais une question idéologique. Ce président est un technocrate, de surcroît trop jeune pour gouverner, qui ne sait pas ce qu'est un pays et qui de ce fait est dangereux. Il devrait admettre qu'il n'a pas la stature et organiser des élections anticipées, ce qui lui permettrait une sortie honorable, d'autant que si la crise ne se calme pas, ses derniers soutiens le lâcheront.

Cet effritement de la légitimité présidentielle est inquiétant car de nombreuses factions politiques, ethniques et religieuses sont en embuscade pour semer le chaos.

Le principal mérite des gilets jaunes est d’avoir révélé l’extrême fragilité de cette légitimité. Ils ont réussi à démontrer qu’ils étaient face à un président hors-sol, incapable de comprendre la nature profonde d’une nation qui ne peut être dirigée comme une entreprise, gestionnaire falot de l’entité financière européenne et liquidateur d’une identité nationale abandonnée à l’immigration non maîtrisée et au multiculturalisme.

Mais au-delà de cette réussite protestataire des gilets jaunes se pose la question de l’avenir de leur mouvement. Sa principale faiblesse est le caractère hétéroclite de ses membres et de leurs revendications parfois contradictoires.

La contestation des gilets jaunes est certes à prendre plus au sérieux que celle, pathétique et défunte des bobos de nuit debout, mais on peut craindre qu’à terme, ces mouvances allergiques à toute forme de structuration officielle ne soient  que des auberges espagnoles du mécontentement ouvertes contre leur gré à tous les vents de l’émeute et de la sédition voulues par les extrémistes de tous bords.

Les démocraties occidentales, aussi imparfaites soient-elles, se gouvernent au centre par contrat social mais on voit bien depuis les errances de l’Union Européenne que leurs dirigeants ne peuvent maintenir ce contrat que dans le cadre d’un retour à la souveraineté nationale. Si cette volonté s’exprime massivement au prochain scrutin européen, le président hors-sol venu du monde de la banque pourra préparer, le temps de la fin de son mandat, son retour aux affaires... financières, les seules qu’il connaisse.

 

23 mars 2015

Carnet / Des débats toxiques, de l’abstention, de l’anxiété et de la musique de Sir Edward Elgar

 

carnet,note,journal,autobiographie,écriture de soi,prairie journal,christian cottet-emard,poésie,musique,littérature,café philo,médiathèque municipale d'oyonnax,la religion enferme-t-elle ou libère-t-elle ?,abstention,élections départementales,suffrage universel,blog littéraire de christian cottet-emard,occident,culture occidentale,sir edward elgar,cantate,scenes from the saga of king olaf,ballade,henry wadsworth longfellow,the banner of saint george,shapcott bunce,shapcott wensley,sir andrew davis,bergen philharmonic orchestra,oprano emily birsan,ténor barry banks,baryton alan opie,chœur philharmonique de bergen,collegiûm mûsicûm de bergen,hakon matti skrede,edvard grieg kor de bergen,disques chandos,cd chandosJ’aimerais bien passer une journée sans entendre parler de religion, en particulier de celle qui m'effraie le plus en ce moment.

C’est pourquoi je n’ai pas assisté au café philo proposé vendredi à la médiathèque municipale d’Oyonnax sur le thème « la religion enferme-t-elle ou libère-t-elle ? » et qui a connu si l’on en croit la presse locale un record de participation. Faut-il s’en féliciter ou s’en inquiéter ? Je ne sais. Peut-être aurai-je l’occasion de demander aux organisateurs ce qu’ils en pensent. Partagé entre la curiosité et la crainte, inquiet d’éventuels incidents ou débordements, peu désireux d’accroître encore mon anxiété, je me suis finalement abstenu.

L’abstention, le retrait et la fuite sont des postures qui ne me remplissent pas toujours de joie (quoique, parfois...) mais qui sont le reflet de ma nature allergique à tout engagement collectif. carnet,note,journal,autobiographie,écriture de soi,prairie journal,christian cottet-emard,poésie,musique,littérature,café philo,médiathèque municipale d'oyonnax,la religion enferme-t-elle ou libère-t-elle ?,abstention,élections départementales,suffrage universel,blog littéraire de christian cottet-emard,occident,culture occidentale,sir edward elgar,cantate,scenes from the saga of king olaf,ballade,henry wadsworth longfellow,the banner of saint george,shapcott bunce,shapcott wensley,sir andrew davis,bergen philharmonic orchestra,oprano emily birsan,ténor barry banks,baryton alan opie,chœur philharmonique de bergen,collegiûm mûsicûm de bergen,hakon matti skrede,edvard grieg kor de bergen,disques chandos,cd chandos

Je pense aussi qu’en Occident, nous sommes en train de nous  laisser piéger dans des débats toxiques, d'un autre âge, qui nous tirent vers le bas et dont les sujets devraient normalement nous apparaître à notre époque comme définitivement réglés, ce qui n’est hélas pas le cas à cause de forces hostiles visant à faire éclater la société civile laïque. 

À propos d’abstention, politique cette fois-ci, j’ai assisté récemment à l’échange contradictoire aigre-doux de deux amis sur ce sujet. Le fait qu’ils aient tous deux raison, l’un de ne pas voter, l’autre d’y aller, ne change rien au problème de fond : que faire quand on a « le couteau sous la gorge » ? Ma réponse : essayer d’estimer le danger au plus juste et se débrouiller avec sa conscience.

En ce qui me concerne, j’irai donc voter ce dimanche après-midi, certes sans enthousiasme, en évitant tout vote défouloir dans une élection finalement peu politique puisqu’il s’agit tout simplement d’élire des gestionnaires. Dans le contexte de ce type de scrutin, l’abstention n’a guère de sens ou tout au plus un sens individuel dont tout le monde se fiche hormis celui qui, dans le meilleur des cas par rapport à quelqu’un qui va à la pêche, entend marquer ainsi son mécontentement, son opposition ou son indifférence.

En tous cas, voilà au moins des élections, les départementales, qui ne seront pas trop polluées et faussées par l’angoisse liée aux questions religieuses. Du moins peut-on l’espérer, sauf si un électorat exaspéré utilise ce scrutin pour (se) faire peur, une tentation et une pratique qui remet tout simplement en question l’opportunité du suffrage universel. Je veux dire que le geste démocratique de base, le vote, ne doit s’accomplir que dans la réflexion la plus élaborée dont chaque citoyen soit capable.

Si cette réflexion est emportée par un torrent d’exaspération, autant rester chez soi et, sauf à vouloir nuire délibérément, se défouler en cassant un peu de vaisselle ou en pratiquant un sport quelconque si l’on est adepte de ce genre de petite perversion.

carnet,note,journal,autobiographie,écriture de soi,prairie journal,christian cottet-emard,poésie,musique,littérature,café philo,médiathèque municipale d'oyonnax,la religion enferme-t-elle ou libère-t-elle ?,abstention,élections départementales,suffrage universel,blog littéraire de christian cottet-emard,occident,culture occidentale,sir edward elgar,cantate,scenes from the saga of king olaf,ballade,henry wadsworth longfellow,the banner of saint george,shapcott bunce,shapcott wensley,sir andrew davis,bergen philharmonic orchestra,oprano emily birsan,ténor barry banks,baryton alan opie,chœur philharmonique de bergen,collegiûm mûsicûm de bergen,hakon matti skrede,edvard grieg kor de bergen,disques chandos,cd chandosLa politique ne m’intéressant guère plus que la religion, je préfère conclure cette page de carnet en évoquant ma dernière trouvaille discographique, un coffret de deux CD regroupant deux compositions de Sir Edward Elgar, Scenes from the Saga of King Olaf, cantate sur un vaste poème modifié d’Henry Wadsworth Longfellow (1807-1882), et The Banner of Saint George, une ballade composée sur des vers de Henry Shapcott Bunce (1854-1917) connu sous le pseudonyme de Shapcott Wensley.

La religion est certes l’un des thèmes de ces deux œuvres poétiques mais les livrets étant à mon goût sans le moindre intérêt et de toute façon chantés en anglais, seule la musique d’Elgar m’intéresse et elle est somptueuse.carnet,note,journal,autobiographie,écriture de soi,prairie journal,christian cottet-emard,poésie,musique,littérature,café philo,médiathèque municipale d'oyonnax,la religion enferme-t-elle ou libère-t-elle ?,abstention,élections départementales,suffrage universel,blog littéraire de christian cottet-emard,occident,culture occidentale,sir edward elgar,cantate,scenes from the saga of king olaf,ballade,henry wadsworth longfellow,the banner of saint george,shapcott bunce,shapcott wensley,sir andrew davis,bergen philharmonic orchestra,oprano emily birsan,ténor barry banks,baryton alan opie,chœur philharmonique de bergen,collegiûm mûsicûm de bergen,hakon matti skrede,edvard grieg kor de bergen,disques chandos,cd chandos

À qui partagerait ma passion pour les œuvres de Sir Edward Elgar, je recommande cet enregistrement Chandos tout récent de Sir Andrew Davis à la direction du Bergen Philharmonic Orchestra avec la soprano Emily Birsan, le ténor Barry Banks, le baryton Alan Opie, le Chœur philharmonique de Bergen, le Collegiûm Mûsicûm de Bergen dirigés par Hakon Matti Skrede, et le Edvard Grieg Kor de Bergen.

 

Photos d'Elgar prise ici