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22 janvier 2026

L'écrivain Sébastien Berlendis en résidence dans le Haut-Jura jusqu'au 31 mars

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Le Haut-Jura accueille actuellement en résidence depuis début janvier jusqu’au 31 mars l’écrivain Sébastien Berlendis que je viens de découvrir à travers son excellent livre Lungomare aux éditions Actes Sud, dans la fameuse collection « Un endroit où aller » .

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Dans ce récit baigné par la lumière maritime de la côte Ligure, les criques, les corniches, les pins, les stations balnéaires parfois désuètes aux façades colorées, les immenses villas en ruine et les hôtels défilent en un chemin de souvenirs, d’images et de contemplation (peut-être la « contemplation inquiète » dont parle Pavese ?) dont on savoure l’élégance et la sobriété narrative. Ce livre est ma découverte de l’année.    

Cette lecture nous révèle aussi les autres registres d’expression de l’auteur qui pratique la photo et la vidéo, ce qui se traduit lors de sa résidence jurassienne par une exposition à la médiathèque Le Dôme à Saint-Claude (« Paysages sensibles » , regards croisés entre la série photographique « Vercors » de Sébastien Berlendis et les peintures « L’eau » et « Banquise » de Monique Brochet, jusqu’au 2 février.

Les rencontres avec l’auteur :
- Médiathèque Le Dôme, Saint-Claude : samedi 24 janvier, 16 H 30, rencontre dédicace dans le cadre des Nuits de la lecture.
- La Fraternelle, Saint-Claude, mercredi 4 février, 18 H, projection des courts-métrages de Sébastien Berlendis : Vercors (2021), Et la mer est de cendre (2024), Par où commence l’océan (2026).
- La Pesse, mercredi 25 février, 18 H, rencontre, échange et lectures à la médiathèque.
- Librairie Zadig, Saint-Claude, jeudi 5 mars, 18 H 30, rencontre dédicaces dans le cadre de la parution du nouveau livre de Sébastien Berlendis, Vingt-quatre fois l’Amérique (Actes Sud).

Les autres rendez-vous avec Sébastien Berlendis :

Atelier autour de la mémoire et du souvenir, (sur inscription) :
Après celui de Viry qui a eu lieu le 16 janvier dernier, viendront ceux de :
- Médiathèque Le Dôme, Saint-Claude, vendredi 23 janvier, 14 h 30.
- Saint-Lupicin, 26 janvier, 15 h.

Ateliers d’écriture sur le thème du portrait littéraire (sur inscription) :
- Médiathèque Le Dôme, Saint-Claude, Samedi 21 février, 14 H.
- Saint-Lupicin, samedi 7 mars, 14 H.
- Septmoncel, samedi 14 mars, 9 H 30.
- Viry, samedi 21 mars, 14 H.

Fin de résidence :
- Médiathèque Le Dôme, Saint-Claude, vendredi 27 mars, 14 H, restitution des productions des élèves du Pré Saint-Sauveur.
- Médiathèque Le Dôme, Saint-Claude, samedi 28 mars, carte blanche à Sébastien Berlendis.

Contacts et renseignements : www.mediathèque-hautjurasaintclaude.fr
03 84 45 05 69
Partenariat : Haut-Jura Saint-Claude, Région Bourgogne Franche Comté, Agence Livre et lecture Bourgogne Franche Comté, Médiathèque Haut-Jura Saint Claude, La Fraternelle Maison du Peuple Saint-Claude, Librairie Zadig Saint-Claude.

03 avril 2022

La turbulente poésie de Claude Nougaro

 
La chanson et moi, ce n’est pas le grand amour. Cela ne me nourrit pas. J’entends toujours quelque chose qui cloche. Quand ce n’est pas la musique, ce sont les paroles. Le prix Nobel de littérature pour Bob Dylan, j’ai cru à une farce. À ce compte-là, créez un prix Nobel de la chanson et donnez-le à Claude Nougaro, même à titre posthume !
 
La musique et la poésie, je ne les trouve que chez deux chanteurs, Claude Nougaro et Paolo Conte. J’aimerais en ajouter d’autres mais pour l’instant... Un jour peut-être.
 
Nougaro sur scène, j’ai assisté deux fois au spectacle, à Oyonnax dans l’Ain et à Saint-Claude dans le Jura il y a longtemps. Lorsqu’il a chanté à Oyonnax, j’étais journaliste et mon chef d’agence m’avait demandé d’écrire un « avant-papier » . J’en fus réduit à exhumer de vieux magazines pour trouver de quoi dire. Heureusement pour moi, ce fut mon chef à qui il arrivait de pousser la chansonnette qui couvrit la conférence de presse de Nougaro. Il en revint surexcité et j’entendis pendant des jours filtrer de son bureau des bribes de chansons fredonnées avec un accent parfaitement imité.
 
Cet étrange phénomène de contagion m’incita à essayer de comprendre l’effet Nougaro sur le public du grand théâtre du centre culturel Aragon, une salle comble de six cents places alors que les difficultés professionnelles commençaient pourtant pour le musicien. Ce soir-là, un ami prit de superbes photos de l’animal de scène, hélas au moment où il s’affubla d’une impressionnante tête de taureau qui masquait l’intégralité de son visage !
 
Un peu plus tard, c’est par Nougayork, cet album de la renaissance boudé par les snobs et les vieilles barbes de Télérama (entre autres), que je revins à Nougaro et que je compris enfin qu’il était non seulement un chanteur mais encore et surtout un poète et un musicien. J’embarquai alors pour la série des autres albums de sa nouvelle période, Pacifique, Chansongs, L’Enfant phare et Embarquement immédiat. Et puis Nougaro a lui aussi embarqué mais pour le voyage sans retour et les CD ont un peu pris la poussière. Il n’est pourtant pas rare que sa voix me parvienne encore : le gardien de phare est rond / y s’prend pour un pharaon... Je suis prisonnier des nuages / vous me direz : « comment ça s’fait ? »...  La poésie c’est mon dada / et l’utopie mon topo...
 
On dit souvent d’un défunt que la première chose à disparaître de notre souvenir est sa voix, ce qui n’est absolument pas le cas pour Nougaro. Comment oublier cet accent, ce grain, ce ton, cette élocution de gourmet savourant cette langue française qui était sa maison et sa nourriture ? Moi ma langue c’est ma vraie patrie et ma langue c’est la Française / Quand on dit qu’elle manque de batterie / c’est des mensonges, des foutaises / Ceux qui veulent lui casser les reins / je leur braque mes alexandrins / Vive l’Alexandrin / la bête aux douze pieds qui marche sur la tête...
 
Quelle audace pour un jazzman de chanter en français mais surtout, quelle déclaration d’amour à la turbulente poésie !
 
Claude Nougaro, Prisonnier des nuages.
 

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15 février 2015

Carnet / De la sincérité

Levé à 6h ce samedi matin. Je ne dors que d’un œil et seulement quelques heures. Dehors, grand vent, averses et éclaircies dans la matinée. Les frênes s’ébrouent de leurs glaçons et se redressent.

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La maison émerge peu à peu de sa gangue de neige. Encore quelques gros flocons fondus transformés en pluie battante. C’est toujours moins pénible que la neige. Dès qu’il fait plus doux, les parfums de terre sont libérés. J’ai de nouveau entendu la chouette.

Musiques chorales et avec orgue de Walton le matin (The Twelve, Coronation Te Deum, Magnificat and Nunc Dimittis, Jubilate Deo, Antiphon) et Brahms l’après-midi (Variations sur un thème de Haydn, Ouverture tragique, Ouverture académique). Poursuite de la lecture du pavé de Samuel P. Huntington, Le Choc des civilisations

Avant de rendre visite à ma mère vers midi, une brève incursion au marché d’Oyonnax pour acheter du comté Seignemartin. Oyonnax, bourgade de plus en plus déprimante et pas question de lui préférer Saint-Claude qui est dix fois pire dans un autre style. Pas étonnant que le photographe Raymond Depardon ait fait son miel de ces deux villes dans son affreuse et éprouvante série intitulée La France

Je remonte vite dans mon village jurassien où ma maison et ma propriété un peu à l’écart et donnant sur un beau paysage me plaisent (malgré l’hiver) mais je n’irai ni plus haut ni plus loin dans la Franche-Comté que je trouve sinistre.

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Ce coin de nature où je suis installé est une bulle spatio-temporelle dans laquelle j’arrive à faire mon nid parce que je sais que je peux m’en échapper quand je le souhaite. Cette solution me semble plus prudente et plus adaptée à mon caractère assez réactionnaire, craintif, méfiant et peu enclin aux adaptations rapides que nécessiterait un déménagement dans le Sud-Ouest ou à Lisbonne ainsi que j’en suis souvent tenté. C’est aussi une question d’argent. Je ne suis pas dans le besoin mais je n’ai pas non plus les moyens d’avoir des résidences secondaires. Le mieux pour moi est donc de garder ma base actuelle et d’effectuer des séjours touristiques dans les grandes villes et capitales qui me plaisent. En plus, j’aime les hôtels (de préférence standards et où l’on parle français). 

Je sais, tout cela n’est ni brillant ni original mais l’originalité, j’essaie de la réserver à la littérature tout en lui préférant tout de même la sincérité. Sinon, à quoi bon ces carnets ?