Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 septembre 2020

Carnet / Train du soir

train du soir,gare,train,soir,boulevard dupuy,oyonnax,ain,paul delvaux,peinture,locomotive,autorail,locomotive à vapeur,tender,autorail picasso,oyonnax,ain,haut bugey,rhône alpes auvergne,france,europe,blog littéraire de christian cottet-emard,note,journal,souvenir,enfance,jardin,clôture,tuiles,mur,atmosphère,étrangeté,mystère,christian cottet-emard,journal,autobiographie

Aucune autre œuvre picturale que la série de tableaux de Paul Delvaux consacrée aux gares et aux trains n’a le pouvoir de me renvoyer directement dans mon enfance.

Le grand jardin de la maison du boulevard Dupuy à Oyonnax donnait directement sur la voie ferrée et c’est exactement l’atmosphère immortalisée dans ces toiles que m’offrait, derrière le grand mur de clôture recouvert de tuiles rouges escaladé en secret, cette petite gare où je vis manœuvrer les dernières locomotives à vapeur et, un peu plus longtemps, les autorails Picasso rouge et crème avec leur fameuse tourelle.

À l’époque, je trouvais déjà mystérieux ce ballet de machines surgies d’horizons inconnus et y retournant sans cesse. Plus de cinquante ans après, ce sentiment d’étrangeté demeure, comme si toute la frénésie de mouvement du monde n’était qu’un rêve figé pour cette éternité que nous confondons avec le simple temps de notre vie.

Journal tome 2 © Éditions Orage Lagune Express 2020.

 

02 juillet 2020

Le cycle du papillon de nuit

estime-toi heureux,©éditions orage lagune-express,christian cottet-emard,poésie,littérature,image,photo,papillon,nuit,mystère,énigme,question,avant,blog littéraire de christian cottet-emard,dépôt n°,droits réservés,cycle,papillon de nuit

Image C.C-E

Tout alla très vite et avec grand mystère

 

On eut peur on éclata de rire

 

On donna et reçut de rapides baisers

 

On rata le début et la fin

 

On dormit quand il fallait veiller et l’on veilla quand il fallait dormir

 

On ne comprit pas grand-chose et tout se prépara à redevenir comme avant mais avant quoi ?

 

Extrait de mon recueil Estime-toi heureux © éditions Orage-Lagune-Express 2020. 

01 mai 2020

Quand le sommelier écoute mes blagues parce qu'il sait qu'il aura un pourboire

court,blagues,humour,pensées,aphorismes,blog littéraire de christian cottet-emard,feuilleton tu écris toujours ?,extraits,sommelier,pourboire,mystère,montée des eaux,montée des prix,effectivement,prémonition,bourses d'écriture,procrastination,moyens,temps,argent,le temps c'est de l'argent,ressources humaines,emploi,crémation,regrets

 

Regrets

À cause de ma pointure moyenne (42) je ne suis pas sûr d’être enterré en grandes pompes.

 

Crémation

Moi qui n’ai jamais fait de politique, je me vois mal finir dans une urne.

 

Emploi

Quoi de plus triste que de perdre son travail quand on est payé à ne rien faire ?

 

Ressources humaines

Si on vous demande d’écrire une lettre de motivation, c’est qu’on vous soupçonne de ne pas être motivé.

 

Le temps c'est de l'argent

Ce n'est pas parce que le temps manque que l'argent doit se croire obligé de l'imiter.

 

Moyens

Faire la noce toutes les nuits n’est pas à la portée de toutes les bourses.

 

Bourses d’écriture et procrastination

Chère petite madame, mieux vaut un écrivain sans œuvre avec des bourses qu’un écrivain sans bourses avec des œuvres.

 

Prémonition

Je fais souvent des rêves prémonitoires désagréables. Par exemple, je rêve que je me lève tôt le matin et le mauvais rêve se réalise peu après.

 

Effectivement

Avez-vous remarqué que de nombreux chiens s’appellent Sacha mais que très peu de chats se nomment Sachien ?

 

Montée des eaux, montée des prix

Lorsque la visite de la basilique Saint-Marc se fera en nautile ou en bathyscaphe pour cause de réchauffement climatique, Venise sera une ville encore plus chère qu’aujourd’hui.

 

Mystère

L’après-midi passa très vite, je me demande bien pourquoi.

 

(Brèves pour la plupart extraites de mon livre Tu écris toujours ?, © éditions Le pont du Change.)